‹ La France et les alliancesChapitre 40 sur 71 · Incidents de frontière · texte numérisé non relu

Incidents de frontière

la garantie assurée pour la protection durable des biens de la paix, et, quoique la politique de l'empire continue à être pacifique, l'Allemagne, considérant le développement des institutions militaires chez les états ses voisins, ne peut pas renoncer plus longtemps à augmenter sa force militaire et particulièrement l'effectif actuel en temps de paix. » Le nouveau septennat comportait effectivement une augmentation de 61.000 hommes et de 47 millions de marks. Le 11 janvier 1887, Bismarck donnait en personne ^

La question, disait-il, de savoir comment à l'avenir nous serons avec la France est moins sûre pour moi...

Entre nous et la France, l'œuvre de paix est difficile, parce qu'il y a, depuis bien longtemps, un procès historique qui divise les deux pays : c'est le tracé de frontière, qui est devenu douteux et litigieux depuis l'époque où la France eut acquis sa complète unité et sa puissance royale...

Ce procès n'est point fini et nous devons nous attendre à le voir continuer du côté français.

Nous sommes actuellement en possession de l'objet en litige, si je peux ainsi qualifier l'Alsace; nous n'avons donc aucun motif de combattre pour cet objet-là. Mais que la France ne rêve pas de le reconquérir, nul ne peut le prétendre, nul de ceux qui s'occupent quelque peu de la presse française...

Ceux qui veulent la guerre avec nous ne cherchent,

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