‹ La France et les alliancesChapitre 51 sur 71 · Voir Livre blanc · texte numérisé non relu

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Le 4 octobre suivant, le prince de Biilow, recevant à Baden-Baden l'auteur de ce livre, disait :

11 y a dans les incidents auxquels a donné lieu depuis bientôt six mois l'affaire marocaine, deux choses distinctes à considérer.

Le Maroc est la première, la politique générale est la seconde.

Au Maroc nous avons des intérêts commerciaux importants : nous avons tenu et nous tenons encore à les sauvegarder.

Sur le terrain général, nous avons été obligés de répondre à une politique qui tendait à nous isoler et qui, à cette intention avouée, empruntait vis-à-vis de nous un caractère nettement hostile.

L'affaire marocaine était la manifestation la plus récente et la plus caractérisée de cette politique; elle a été pour nous l'occasion d'une riposte nécessaire*.

Ce qu'il faut penser de ce prétendu « isolement », le chancelier l'avait reconnu d'avance en disant, le 14 avril 1904 :

M. le député Bebel a aussi parlé d'un isolement de l'Allemagne.

Il parait redouter que nous ne marchions au-devant d'une solitude complète.

Je lui réponds que nous nous trouvons en de solides liens d'alliance avec deux grandes puissances, en relations amicales avec les cinq autres, que nos rapports avec la France sont calmes et pacifiques, et, autant que cela dépend de nous, le demeureront.

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