Voir ci-dessus pagr
— l'Allemagne, la Russie et la France, — opposait son veto aux victoires japonaises et faisait de la paix du 17 un second traité de San Stefano. Sous une forme amicale, mais impérative, les trois puissances déclaraient que « la possession de la presqu'île du Liao-Toung par les Japonais serait une menace contre la capitale de la Chine et rendrait illusoire l'indépendance de la Corée ». Le 5 mai, le Japon cédait. Il acceptait, déclarait-il, les conseils des puissances. Il ne voulait pas faire naître d'autres difficultés. Il se contentait donc de garder les Pescadores et Formose. Il renonçait au Liao-Toung et à Port- Arthur. Il obtenait en échange une indemnité de 30 millions de taëls. Le traité de Pékin du 21 juillet 1895, enregistra ce sacrifice douloureux à l'orgueil japonais, sacrifice provisoire d'ailleurs et que, dix ans plus tard, les plénipotentiaires du mikado devaient, à Portsmouth, effacer par un autre traité.
L'intervention européenne, qui venait de se manifester si rudement, eût été justifiable si elle se fût inspirée des principes qu'elle invoquait ^ Il était légitime d'assurer le respect de l'intégrité chinoise qui, — alors comme aujourd'hui, — sem-