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Production des arbres à fruits, par département en 1886 (/).
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Aisne
Allier
Alpes (Basses-)
Alpes (Hautes-)
Alpes-Maritimes
Ardèche
Ardennes
Ariège
Aube
Aude
Aveyron
Bouches-du-Rhône. .
Calvados
Cantal
Charente
Charente-Inférieure .
Cher
Corrèze
Corse
Côte-d'Or
Côtes-du-Nord
Creuse
Dordogne
Doubs —
Drôme
Eure
Eure-et-Loir
Finistère
Gard
Garonne (Haute-). . . .
Gers
Gironde
Hérault
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Indre
Indre*et-Loire
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Les récoltes aa-desias de 1000 quialaux sont seules meDlionnées dans ce tableau.
DÉPARTEMENTS
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Saône-et- Loire
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Somme
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Tarn-et-Garonne
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Vaucluse
Vendée
Vienne
Vienne (Haute-)
Vosges
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Totaux
du-Nord, Loire-Inférieure) y dans YAnjou, la Vendée, la Saintonge et dans toute la région des Pyrénées et de la Garonne (v. p. 70 et 71, le tableau du rendement par dép. et la ûg. n* 127).
215. lics gaines oUaffiMeas^i. — Les grainos oléagineuses, en France, sont fournies non seulement par le chanvre et le lin (v. p. 69), mais aussi par le colza, la navette, l'œillette (1). Ces
Pig. 126. — Carte de la production da chanrre par département.
cultures, qui ont diminué des deux tiers en vingt ans, occupaient 137,000 hectares, d après la statistique de 1882, et fournissaient 2 millions d'hectol. de graines (dont 1,452,000 en colza). L'importation des graines et fruits oléagineux des pays chauds leur a fait une redoutable concurrence.
Le colza est une sorte de chou monté, dont les fruits ou siliques renferment de petites graines rondes, noires ou rougeàtres: c'est une plante sarclée qui aime les terres riches, les climats légèrement humides, et qui exige beaucoup de main-d'œuvre. 11 y a un colza d'hiver et un colza d'été ; le premier est plus productif. L'huile qu'on tire du colza est employée principalement pour l'éclairage.
(1) Il faut ajouter la cameline (1,727 hectares en 1882} et la moutarde, qui n'ont qu'une importance très secondaire.
La culture de celte plante, qui donne dans une bonne récolte moyenne 25 hectol. à Thectare, a beaucoup diminué (201,000 hectares en 1862 et 92,700 en 1882) ; elle occupait environ 92,700 hectares en 1882 et rendait environ 1 million 1/2 de quintaux de graines, valant 32 millions 1/2 de francs ; elle a rendu seulement 1,026,000 hectolitres pesant 688,000 quintaux en 1886. Elle est surtout pratiquée dans le nord et le nord-ouest (ûg. 128), Flandre, Artois, Picardie avecledép. deVAisne^ Normandie, surtout dans
Fig. m. — Carte de la production du lia par département.
le Calvados, un des départements qui produisent le plus de colza. Dans l'ouest, la région de la Basse-Loire, de la Vendée et de la Charente-Inférieure; dans le sud, la vallée de la Garonne; dans Test, la Lorraine, la plaine de Champagne et la Bourgogne (surtout le dép. de Saône-el-Loire et YAm), etc., en fournissent une grande quantité (v. p. 70 et 71, le tab. du rendement par dép. et ûg. 128). La navette (40,366 hectares produisant plus de 9 millions 1/2 de francs en 1862 et 17,600 hectares produisant 148,000 hectolitres de graines qui valaient 3,300,000 fr. en 1882; 93,600 hectolitres pesant 63,000 quintaux en 1886), plante assez semblable au colza et fournissant une huile qui n'est pas beaucoup plus comestible
que celle de colza, n'est guère cultivée que dans Test, surtout en Bourgogne (v. p. 70 et 71, le tableau du rendement par dép.).
V œillette ou pavot noir (47,678 hectares en 1862, produisant pour une valeur de 21 millions 1/2 de fr., et 24,760 hectares en 1882, produisant 383,000 hectolitres de graines qui valaient 10 milUonsl/2 de fr. ; 268,000 hectolitres pesant 178,000 quintaux en 1886), au contraire, donne une huile comestible dite « huile blanche ». La
Fig. 128. — Carte statistique du colza.
culture de cette plante, qui rend environ 20 hectolitres àThectare, ne s'est développée que vers la fin du xvni" siècle, quand on eut démontré que rhuile qu'elle fournit ne renferme aucun principe narcotique. Elle est pratiquée exclusivement dans le nord, Flandre, Artois^ Picardie.
Le pavot blanc, dont la tête et la graine servent en médecine, est particulièrement cultivé dans la plaine des Vertus (Seine).
216. lie* plante* tinctoriales. — Les principales plantes tinctoriales sont la garance, le safran, la gaude et le pastel.
La garance, que l'on cultivait pour sa racine dans les riches alluvions bien irriguées du Gard et de la Drame, de Vaucluse, des BoucheS'du-Rhône, donne une teinture rouge particulière. L'Alsace en cultivait aussi. Cette culture, pratiquée dès le temps d'Olivier
de Serres, propagée dans le Midi par AUhen qui l'avait importée d'Orient, a presque entièrement disparu (v. p. 32).
Les stigmates du crocus, que l'on cultive surtout dans le Gdtinais (Loiret et Seine-et-Marne) et dans le Vaiiciuse, constituent le safran^ belle couleur d'un jaune vif (310 hectares produisant 24 quLùtaux en 1882). Le safran est employé aussi en médecine.
La gaude est une soKe de réséda qu'on cultive dans le Doubs, YEurBj XHérauU^ et dont la tige desséchée fournit une couleur jaune (209 hectares produisant 4,000 quintaux en 1882).
Le paUei ou guèdcy un peu cultivé dans le Gers^ etc., donne par ses feuilles une couleur bleue aujourd'hui presque abandonnée.
217. lie tabac. — Le tabac peut réussir en France sous tous les climats; mais l'administration des contributions indirectes n'en a autorisé la culture que dans un petit nombre de dép. (22 en 1886) : dans la vallée de la Garonne [Lot-et-Garonne, Dordogne, Gironde, etc.), en Provence et en Savoie, dans la région du nord-est, dans les dép. du Nord^ du Pas-de-Calais, d'I Ile-et-Vilaine, etc. Chaque cultivateur doit obtenir une permission, et, à moins d'exporter, il ne peut vendre sa récolte de feuilles qu'à la régie. Le produit a doublé depuis quarante ans; en 1882, 17,690 hectares ont donné 207,000 quintaux valant 17 millions 1/2 de fr. (en 1886, 15,000 hectares ont produit 224,000 quintaux) (v. p. 70, le tableau du rendement par dép.).
218. lies prairies artlflelelles et les réeoltes fcarra^fères. — Les prairies sont indispensables à l'économie agricole, non seulement parce qu'elles nourrissent les bestiaux dont l'homme se nourrit à son tour et qu'elles sont, pour ainsi dire, les ateliers où se fabrique la viande, maïs parce qu'elles procurent, par ces mêmes animaux, le fumier qui féconde lu terre. On distingue quatre genres de prairies et pâturages : 1^ prairies artificielles; 2^ prés temporaires; 3^ prairies naturelles; 4^ pâturages (v. p. 18, 19 et 20, le tab. du lerr. agr. par dép. ; p. 80 et 81, le tableau des fourrages par dép. et la fig. 129).
Sur la plupart des terres de labour, les prairies naturelles réussissent imparfaitement, faute d'humidité ; on y a suppléé en introduisant dans l'assolement la prairie artificielle. Dans la région où la prairie artificielle est le plus usitée, l'hectare de froment rend en moyenne 19 hectoL ; il en rend 10 à peine dans celle où elle l'est le moins. Il y avait, d'après l'enquête de 1882^ 2,844,000 hectares cultivés en prairies artificielles, dont 1,201,000 pour le trèfle (sans compter 285,000 hectares pour le trèfle incarnat), 841,000 pour la
luzerne, 688,000 pour le sainfoin, 114,000 pour les mélanges. La statistique de 1886 n'en a enregistré que 2,304,000, dont 910,000 pour le trèfle, 783,000 pour la luzerne et 611,000 pour le sainfoin. Quatre plantes fourragères sont surtout cultivées dans ces prairies : 1* le trèfle des prés ou trèfle rouge que caractérisent ses feuilles trifoliées et qui est très employé comme plante de prairie artificielle, se sème dans une céréale (51 millions de quintaux de foin en 1882, 38 en 1886} ; â"" le trèfle incarnat ou farouche, classé
y>mémhémit>pàcttliiM,
Fig. 129. — Carte des prairies artificielles par département.
parmi les fourrages annuels, se sème sur un chaume de céréale (11 millions de quintaux en 1882); 3"" la luzerne (41 millions de quintaux en 1882 et 37 en 1886) se reconnaît à ses fleurs violettes et à ses fruits contournés en spirale ; 4® le sainfoin (27 millions de quintaux en 1882 et 21 en 1886) se distingue par ses fleurs purpurines et ses fruits fortement réticulés. Ces plantes appartiennent à la famille des légumineuses, facilement reconnaissables par la forme de ses fleurs et de ses fruits. Les deux dernières durent plusieurs années, donnant plusieurs coupes et un regain ; on peut laisser quelquefois une luzerne sept ans et plus, quand le terrain est propice. Le trèfle aime les terrains frais et friables; c'est pourquoi il domine dans les régions de Couest et du centre. Cependant, dans le midi, un sol
argilo-calcaire, bien divisé, lui convient, et, dans le nord, un sol silico-calcaire. La luzerne, plus exigeante, veut, pour développer ses longues racines, un sol profond et riche ; elle se trouve surtout dans le nord et dans les environs de Paris; comme elle va chercher plus profondément l'humidité, elle peut pousser sous des climats secs; bien irriguée, elle donne jusqu'à six et sept coupes dans le midi. Le sainfoin, plus accommodant, se contente de terres pierreuses et calcaires.
C'est dans les riches cultures de la Beance, trop sèche pour avoir beaucoup de prairies naturelles (Eure-et-Loir^ Loiret ^ Seineei'Oise)^ dans la Brie [Seine-et-Marne) et la Champagne {Marney Aisne, Ardennes), dans la Bourgogne^ le bassin de la Basse-Loire, la Hormandie, la Picardie, TAr lois, llle- de France, qu'on consacre le plus de terrain aux prairies artificielles (v. le tableau, p. 80 et 81 et la fig. 129). Les dép. de Y Yonne, A" Eure-et-Loir, de la Vienne, de Seine-et-Marne, de Y Allier, de la Ma)*ne, de YOise, de Y Aisne, des Deux-Sèvres, du Cher tiennent sous ce rapport les premiers rangs dans la statistique de 1882. On se fait une idée générale de la distribution de cette culture en partageant la France en deux régions par une ligne droite du Jura septentrional à l'embouchure de la Charente ; celle du nord est riche en prairies artificielles ; celle du sud est pauvre, sauf sur quelques points isolés, comme le Viennois, le Graisivaudan, le Toulousain,
L'abondance de la nourriture destinée au bétail étant la condition indispensable d'une bonne économie agricole, on s'est ingénié, surtout depuis une quarantaine d'années, à augmenter de diverses manières sur les terres de labour la production de cette nourriture. La betterave fourragère, les résidus des récoltes de plantes industrielles, le foin des prairies artificielles et, d'autre part, les prairies naturelles, dont nous parlerons plus loin, fournissent un contingent considérable. Les cultivateurs y ajoutent le produit des frés temporaires, c'est-à-dire des terres de labour ensemencées en plantes semblables à celles des prairies naturelles et conservées en prairies une, deux ou trois années; ces prés occupaient, en 1882, 409,000 hectares et produisaient 13 millions de quintaux de foin. Ils y ajoutent aussi certaines cultures fourragères qui fournissaient en 1882 un contingent de 31 millions de quintaux en choux (lesquels donnent d'ordinaire à l'hectare plus de matière azotée que les autres fourrages), de 24 en navets, de 13 en carottes, de 9 envesces, de 7 en maïs-fourrage ou maïs vert géant contenant beaucoup de matière azotée, de 2 1/2 en panais, de 2 en seigle coupé en vert.
Production des fourrages par département en 1886, (Statistique du ministère de l'agriculture}.
DÉPART£IIENT8.
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Alpes-Maritimes . . .
Ardèche
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Aube
Aude
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Bouches-du-Rhûne .
Calvados
Cantal
Charente
Charente-Inférieure
Cher
Corrèze
Corse
Côte-d'Or
Côtes-du-Nord....
Creuse
Dordogne
Doubs
Drôme
Eure
Eure-et-Loir
Finistère
Gard
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Gers
Gironde
Hérault
llle-et- Vilaine
Indre
Indre-et-Loire
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Loir-et-Cher
Loire
Loire (Haute-)
Loire-inférieure
Loiret.
Lot
Lot-et-Garonne
Lozère
Maine-et-Loire
Manche
Marne
Marne (Haute-)
Mayenne
Meurthe-et-Moselle.
Morbihan ,
Nièvre
Nord
Oise ,
Orne
Pas-de-Calais
Puy-de-Dôme
Pyrénées (Basses-)...
Pyrénées (Hautes-).., Pyrénées-Orientales. .
Rhin (Haut-) [Belfort].
Rhône
Saône (Haute-)
Saône- et-Loire
Sarthe
Savoie
Savoie (Haute-)
Seine
Seine-Inférieure
Seine-et-Marne
Seine-et-Oise
Sèvres (Deux-)
Somme
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Var
Vaucluse
Vendée
Vienne
Vienne (Haute)
Vosges
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