LES ANIMAUX
Sommaire. — 240. Le bétail (121). — 241. Le cheval (123). — 242. Les ânes et les mulets (127). — 248. L'espèce bovine (127). — 2*4. Les races bovines (128).
— 245. Le commerce des bœufs (183). — 246. Les races ovines et la laine ( 134). — 247. La distribution géographique des moutons (186). —248. La chèvre (139).
— 249. Le porc (139). *- 250. La consommation de la viande (140). — 251. La basse-cour (142). — 252. Les abeilles (144). — 253. Le ver à soie (144). — 251. L'acclimatation (145). — 255. La chasse (146).
240. ije kétall. — Le bétail, qui contribue beaucoup à la richesse de la terre, ne peut être abondant qu'autant que la terre est riche en fourrages; les prairies naturelles, les prairies artificielles, certaines cultures industrielles et quelques légumes fournissent,, avec l'avoineet les fourrages, les autres aliments du bétail. L'élevage a fait depuis cinquante ans des progrès considérables en France.
Sons le nom de gros bétail on comprend :
1** Les chevaux, dont le nombre était, d'après la statistique du ministère dé l'agriculture en 1886, de 2,938,000 comptés comme animaux de ferme ; mais il dépassait en réalité le chiffre de 3, 100,000 avec les chevaux de l'armée, ceux de l'industrie, des voitures publiques et les chevaux de luxe (1);
^ Les'dnes et les mulets au nombre de plus de 600,000 (242,00a mulets et 381,000 ânes en 1886) ;
3* Les taureaux, boeufs, vaches, génisses, au nombre de plus de iS millions (1,387,000 bœufs de travail ; 514,000 bœufs à Tengrais ; 6,319,000 vaches, 828,000 bouvillons, 1,531,000 génisses, l,2i8,000 élèves de six mois à un an, 1,078,000 veaux en 1886).
Sous le nom de petit bétail on comprend :
!• Les moutons, au nombre d'environ 22 millions 1/2 en 1886 (332,000 béliers, 4,376,000 moutons, 9,043,000 brebis, 6,651,000 agneaux et agnelles âgés de deux ans à. six mois, 2,421,000 agneaux et agnelles de moins de six mois en 1886) ;
2* Les chèvres, Blu nombre d'environ 1 million 1/2(1 ,420,000 en 1886) ;
3* Les pore», au nombre de près de 5,775,000 en 1886.
Les vagues évaluations de Lavoisier attribuaient en 1789, h la France, 1,781,000 chevaux, nombre dans lequel il comprenait les chevaux des villes, ceux de l'industrie et du transport, 7,089,000
(1) L^amiëe possédait 129,000 chevaux en 1886, les chevaux payant la taxe entière étiuent au nombre de 144,000; ceux qui payaient demi-taxe (et qui sont eo partie compris dans les animaux de ferme) étaient au nombre de 864,000.
taureaux, bœufs et vaches, sans compter les veaux, 20,000,000 de moutons et 4,000,000 de porcs : c*était moins que de nos jours.
Voici (page 122], le tableau du nombre des animaux de ferme à diverses époques, tiré de deux évaluations officielles ( 1812 et 1820), de quatre enquêtes agricoles (1840, 1852, 1862 et 1882), de trois recensements (1866 en même temps que le recensement de la population, 1873 et 1885).
Ces statistiques prêtent beaucoup à la critique, notamment pour les chevaux, dont plusieurs catégories sont omises: elles fournissent néanmoins un renseignement qui peut être utile lorsqu'on les consulte avec discernement.
Elles permettent d*aflirmer que la race ovine et la race caprine diminuent — conséquence d'une culture plus intensive — et de considérer que le nombre des chevaux et des animaux de race bovine s'accroît quelque peu.
Recensements des animaux de ferme.
(Par millions de lèles.)
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ANNÉES
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86 départ
Les veiiux n'ont été que très imparfaitement recensés.
On a compris tous les
veaux de l'année (3.8)
(Avec la Savoie et Nice).
On n'a compté que les veaux vivants.
(Sans rAlsace-Lorraine).
86 1 ter.