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Fig. 142. — Carte de la race porcine par départements.
maies, en partie avec du lait et des glands. Aussi entre-t-il dans Téconomie de la grande comme de la petite culture, et le trouvet-on en grand nombre dans les pays qui possèdent beaucoup de vaches ou de forêts. Plus que les autres animaux, il a été transformé par les progrès de l'élevage; aux races indigènes à longues oreilles, comme la race flamande, l'ardennaise, etc., on a presque entièrement substitué les races d'engraissement précoce, originaires pour la plupart d'Angleterre. L'élevage des porcs est une industrie qui a fait de grands progrès. Les 5,775,000 porcs (5,978,000 en 1887) que donne la statistique agricole en 1886 sont disséminés plus uniformément que les autres animaux de ferme sur toute la surface du territoire.
Les contrées où ils sont en plus grand nombre sont : dans l'ouest, la Bretagne (surtout Cdles-du-Nord, 150,000 porcs et lUe-et-Vihme, 105,000 porcs), le Maine, ï Anjou {Maine-et-Loire, 101,000 porcs), surtout Cossé-le- Vivien où la race de Craon est renommée) et la Normandie {Manche), dont les variétés appartiennent & la race des porcs à soies blanches et sont élevées principalement dans les dép. de VOme et de la Manche (117,000 porcs), riche en lait; dans ie nord, la Picardie et ï Artois {Pas-de-Calais et Somme, 143,000 porcs), ainsi que les dép. voisins ; dans Test, où les forêts dominent, la Lorraine {Meurthe-et-Moselle, 104,000 porcs), qui nourrit les porcs lorrains très nombreux et très estimés (avant 1870, 1*4/sace); dans le centre, le Morvan^ la plaine de la Saône et surtout là Bresse et le dép. de Saône-et-Loire (206,000 porcs), la Limagne [Puy-de-Dôme, 123,000 porcs), le Bourbonnais {Allier, 139,000 porcs), la plaine du Forez, où l'on trouve encore les grandes races à soies blanches, le Poitou {Deux-Sèvres, 113,000 porcs), le Limousin {Corrèze, 113,000 porcs et Baule- Vienne, 128,000 porcs) et le Périgord (Dordogne, 195,000 porcs), YAveyron (128,000 porcs), région qui, parle Quefxy, V Albigeois, s'étend jusqu'à la vallée de la Garonne et nourrit des porcs à soies brunes ou noires, plus petits et plus fins que ceux de Touest et du nord ; dans le sud, le Comté de Foix, d'une part, et, d'autre part, le Vivarais et la vallée du Bhône Drame). (Voir fig. 142 et le tabl par dép., p. 130 et 131.)
Ce sont les dép. de Saône-ei- Loire, A\x Puy-de-Dôme et de VAlliet^ <{ui, de 1862 à 1882, ont le plus augmenté leur production porcine.
250. Jjm. consomniatloii de la Tiande. — La France produit aujourd'hui plus de viande qu'en 1840 et qu'en 1862, puisqu'elle a plus d'animaux (excepté pour la race ovine) et que, gr&ce aux progrès de l'élevage, les animaux, en moyenne, pèsent davantage, ainsi que le montre le tableau suivant :
Bœafi
Vaches
Veaux
MotttODS
Agneaux
Porcs à l'engrais