‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 35 sur 171 · PORC · texte numérisé non relu

PORC

TOTAL

lia£teDt.

En milUons

do kilogr.

Ukiligr.

En ajoutant les quantités importées, on arrive, pour l'année 1882, à un total d'environ de 1250 millions de kilog., soit 33 par habitant et par an. Cette même consommation par tète ne parait pas avoir dépassé 20 kilog. en 1840.

Les campagnards ont aujourd'hui une nourriture beaucoup plus substantielle qu'au siècle passé; le nombre des bouchers a augmenté dans les campagnes. Cependant les citadins consomment encore, par tête, trois fois plus de viande qu'eux, surtout de viande de bœuf. La statistique fournit, à cet égard, les renseignements suivants : la consommation par tète, dans les villes de 10,000 âmes et les chefs-lieux d'arrondissement, était de 49 kilog. en 1840, de 54 en 1862 et de 64,6 en 1882 (1); dans les autres localités, elle parait avoir été seulement de 15 kilog. en 1840, de 18 en 1862 et

(1) Or la population de ces villes a presque doublé : 5 millions en 1839 et 9,8 millions en 1881.

de 22 en 1882. La consommation individuelle à Paris, qui a toujours été de beaucoup supérieure à celle de la France (74 kilog. vers 1812), montait, en 1882, à 80 kilog. (viande de boucherie, de porc et tripes réunies) et à 79,8 en 1886, sans compter 11 kilog. de volaille et de gibier (1).

L'accroissement de la consommation a occasionné une augmentation de prix dans la seconde moitié du xix" siècle. Le kilog. de bœuf, au marché de Paris, valait 1^10 en 1840 et l'',61 en 1883 (l'',38 seulement en 1886). Il a provoqué aussi une importation pluîf forte.

251. Ija basse-cour. — L'élevage des animaux de basse-cour a fait aussi de grands progrès. Les lapins sont élevés surtout dans

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Pig. U3. — Carte de la Tolaille par départemeata.

l^ départements voisins de Paris {V Aisne, etc.), dans la Champagne^ dans Vaucluse, dans le Haut-Languedoc, Les poules, dont les races indigènes de Crèvecceur (Oise) au plumage noir parfois panaché de blanc, de FaueroWes et /?ou(/an(Seine-et-Oise), poule pondeuse, facile à engraisser, de Caussade (Tarn-et-Garonne), sont renommées, se trouvent en grande quantité dans le Maine {la Flèche, etc.) qui fournit un grand nombre de chapons et de poulardes ; dans la Norman-

(2) La coQsommatioQ a un peu baissé depuis 1882, à cause de la crise indusrieile; eUe était de 76^^1,3 en 188^.

die, Y Ile-de-France, la Picardie» YArtois^ la Flandre, dans le Poitou et la Charente (race de Barbezieux), dans la Basse-Bourgogne et surlout la Haute-Bourgogne {Saône-et-Loire, etc.) et la Bresse {Louhans), dont les poules, petites et noires, ont une chair fine; dans le Graisivaudan, dans la vallée de la Garonne, et particu* lièrement dans le Gers. Les dindes se trouvent aussi en grande quantité dans la vallée de la Garonne, dans Y Isère, dans le Berri, Les canards se trouvent surtout dans le Nord, Vaucluse, le Gers, la Dordogne, la Manche, dans les environs de Rouen. Les oies, que Ton voit par bandes sur les chemins sont nombreuses dans le Maine, Y Anjou, dans certaines parties de la Normandie et du Poitou, dans le Berri, danslap/atne de la Saône, dans les vallées de la Garonne et de la Dordogne et dans les environs de Toulouse, etc. Les pigeons sont très nombreux dans la vallée de la Garonne (i).

Le nord de la France jusqu'à la Loire et au delà, le Poitoii avec la Saintonge, la plaine de la Saône avec la Bresse et le Graisivaudan, la vallée de la Garonne avec le Béam, sont les parties de la France les plus riches en volailles (fig. 143).

On peut estimer à plus de 133 millions la valeur annuelle de la volaille consommée en France, à plus de 130 celle des œufs et des plumes. La consommation de la seule ville de Paris dépasse 25 millions de francs en volaille et gibier, 20 en œufs ; Texportation des œufs dépassait 30 millions (en 1884).

252. Eies abeilles. — Les abeilles extraient du suc des (leurs la cire dont elles font leurs rayons et le miel qu'elles y déposent pour leur provision d'hiver et pour la nourriture de leurs larves : c'est

(1) Voici, d'après l'enquête de 1832, le nombre et la valeur (chiffres approximatifs) des animaux de basse-cour.

Poules

Oief

Canards.

Dindes et dindouri.

Pintades

Pigeons

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