RÉSULTATS GÉNÉRAUX
OBTBVDS POL'B 1882.
Nombre de tètes en raillions.
ViJ.BCa TOTALI..
Prix moyea.
fr. c.
Valeur totale en ■nillions de fr.
€n vue de ce double produit, dont on portait la valeur à environ 16 millions en 1885 (10 1/2 pour le miel, à raison de l'',42 le kilog., et 5 pour la cire, à raison de 2'',28 le kilog.), qu'on élève les abeilles. Le bon marché du sucre fait au miel une concurrence redoutable. Cette cause et le déTrichement des Isindes ont diminué depuis vingt ans la production du miel en France.
Les abeilles les plus productives sont celles de la race italienne et de la race de la Garniole; une bonne ruche donne par an 20 à 25 kilog. de miel.
On trouve des ruches (1,617,000 en 1886, d'après la statistique officielle) dans toute la France, principalement dans la Bretagne, 'lUe-et-Tilaine, Morbihan, Côles-du-yordy Loire^Inférieure), etc., dont le miel est d'un brun rougeâtre, ainsi que celui de la Basse* Normandie {Argence^ etc.) ; dans la Champagne avec la Brie; dans le GéLtinais {Montargis), dont le miel d'un blanc jaunâtre, parfumé el très estimé, se rapproche de celui du Languedoc; dans la plus grande partie de la Bourgogne, dans les Vosges, dans Ylsère et les deux Savoie, dans le Ba^Languedoe (miel de Narbonne), dans le Canial, le Limousin et le Périgord, dans les Landes, toutes régions où les pâturages de montagnes et les landes fournissent aux abeilles une grande quantité de fleurs nourricières (voir le tabl., par dép., p. 130 et 131).
253. l#e Ter à soie. — Le ver & soie est une chenille qui se nourrit de la feuille du mûriei\ On n'élève guère le ver h soie que dans le bassin du Rhône et dans tout le bassin méditerranéen, surtout dans les départements de l'Ardèche {Joyeuse^ Largentière, Vallon, les Vans, Aubenas, Thueyts, Bourg-Saint- Andéol^ Villeneuvede-Berg, Viviers, Annonay), du Gard {A lais, Anduze, Barjac, Ledignan, Saint- Ambroix, Vézenobres, Bagnols, Lussan, Pont* Saint-Esprit, Roquemaure, Saint-Chaptes, Uzès, Lasalle, Saint- Hippolyte, Sumène, Vallef*augue, le Vigan), de la Brame {Grignan, ^tontélimar, Saint-Paul-Trois- Châteaux, le Buis, Nyons, Bourgde-Péage, Romans, Saint-Vallier, Tain), du Vaucluse {Cavaillon, Bollène,' Orange, Vaison), de Ylsère, des Basses- Alpes, de V Hérault {Ganges), et sur les côtes de Provence [Bouches-du-Rhône, Var, Mpei-Maritimes, surtout le canton du Luc), C'est dans la région des €évennes, entre Privas et Alzon, que la production des cocons a le pins d'intensité.
On élève aussi le ver à soie, mais en petite quantité, dans la Zo- ^e, la Corse, \q^ Pyrénées-Orientales eiàdiii^ le bassin de laGaronne.
11 est élevé dans de vastes établissements, dits « magnaneries », et