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Pig. 187. — Exportation et importation des tissus de soie (1827-1886).
Bas-Languedoc et particulièrement Nîmes, centre de la bonneterie de soie, prospéraient aussi. En 1788, l'intendant du commerce, de Tolosan,évaluaità 130 millions délivres (1) la valeur de la production française ; Texporlation était de 24 millions et demi.
La révolution fut une période très douloureuse pour une industrie de luxe qui souffrait déjà avant 1789; le nombre des métiers battant à Lyon tomba de 15,000 à 3,000. L'invention du métier Jacquart et le luxe de TEmpire ranimèrent la fabrication ; on a estimé à 27,000 le nombre des métiers en activité dans le groupe lyonnais avant la crise de 1827, qui fut terrible et qui ne fut pas
(I) La livre toumoia contenait à pea près autant d'argent fin que le franc.
sans influence sur Témeule de 1831. Après la seconde émeute de Lyon en 1834, Torganisalion du travail se modifia, et les métiers se montèrent en grand nombre dans les campagnes au détriment de la Croix-Rousse ; les façonnés et les velours restèrent seuls à la ville ; les unis émigrèrent. En 1840, on comptait dans la région 57,500 métiers, dont 26,750 à Lyon ; en 1867, 120,800 dont 33,000 à Lyon. De 1840 h 1862, durant la période du plus rapide progrès, la quantité de matières qui ont passé par la « Condition des soies » de Lyon s'est élevée de 700,000 à 3,680,000 kilog., cependant, depuis 1850, les vers à soie étaient atteints d^une maladie qui diminua considérablement la production des cocons (voir § 253) et changea les conditions du marché. A Texposition de 1867, on évaluait la production de Tindustrie des soies en France à 490 millions, dont 397 pour le groupe lyonnais ; ce chiffre était au-dessous de la réalité, puisque la France importait alors pour plus de 300 millions de soie et n'en exportait pas plus de 145 (Qg. 186), et que, d'autre part, elle avait exporté (en 1859) pour 495 millions en tissus de soie et en exportait presque autant en 1866 (ûg. 187). En 1886, avec la réduction considérable que Texportation a subie en valeur (fig. 186) (car les quantités ont peu varié depuis dix ans et sont supérieures à celles des périodes précédentes), avec l'importation des matières premières, avec Ja diminution du prix des soieries et Famoindrissement de la qualité des tissus fabriqués, avec la réduction de l'exportation qui, de 490 millions en 1871 est tombée k 215 en 1886 (fig. 187), la valeur totale de la production, y compris les tissus mélangés, ne dépassait peut-être pas 600 millions.
Le dévidage occupait 14,600 bassines en 1885 ; le moulinage, 1,629,700 tavelles et fuseaux, la ûlature 900,000 broches; le tissage 94,800 métiers (dont 39,300 mécaniques en activité et 55,500 à bras) ; le nombre total des ouvriers était de 110,300. Un grand nombre de communes de la vallée du Rhône vivent de ce travail.
Le Gard (5,736 bassines en 1885), la Drame (3,030), VArdèche (2,520), Corrèze (1560), Vaucluse (870) occupent les premiers rangs sous le rapport du dévidage.
L'Ardèche (880,000 tavelles en 1885), la Loire (208,500), VIsère (140,000), le Gard (110,700), la Drôme (82,000), le Rhône (49,300), Vaucluse (48,600), sont aux premiers rangs par le nombre de leurs moulinages et de leurs filatures. Les localités les plus importantes à cet égard sont : dans l'Ardéche, Privas ^Annonay^ Lussas^ Flaviac^ Chomérac^ Aubenas, Largentière^ etc; dans la Drôme, Loriol^ Cresl^ Dieulefii^ Romans^ etc. ; dans Vaucluse, Avignon^ etc. ; dans le Gard,
AlaiSy Beaucaire, Uzès, le Vigan, S aint-Hippolt/te ; dd^ns VRérdLixlir Ganyes, Aniane, etc.
Le tissage de la soie s'est transformé et est devenu en général beaucoup plus économique ; il n*est pas rare aujourd'hui qu un même ouvrier conduise deux métiers Jacquart et même jusqu'à quatre; la teinture s'est aussi beaucoup modifiée. L'industrie est à peu près concentrée sur six points :
1<» Le groupe de Lyon fait les étoffes de tout genre : les façonnés, que la mode a en grande partie délaissés, les velours, les étoffes d'or et d'argent, dans la ville même ; les unis, les foulards, les tulles, les satins, les taffetas, dans les campagnes du dép. et des dép. voisins, à savoir VAin qui a perdu depuis quelques années, et X Isère {Voiron^ etc.) qui a gagné. Ces deux dép. et celui du Rhône possédaient, en 1885, 6,800 mét^ers mécaniques en activité et 32,600 métiers à bras dont 29,400 pour le seul dép. du Rhône, Cette fabrication alimente un grand nombre d'industries accessoires pour l'apprêt, la teinture, etc., dont beaucoup sont fixées dans la banlieue de Lyon. VArdècke, la Drame et les Hautes- Alpes dépendent de ce groupe, mais pourraient aussi être considérées comme un sous-groupe distinct. La valeur totale de la production des soieries dans le groupe lyonnais dépassait, peutêtre, il y a quelques années, 450 millions; cependant, en 1877, la chambre syndicale des fabricants de soieries de Lyon ne l'évaluait qu'à 377 millions.
2* Le groupe de Saint-Ëtienne, avec Saint-C hamond et les campagnes voisines, file plus qu'aucun autre, fait les rubans et les galons et travaille surtout & la mécanique.
3** Le groupe de Nîmes, avec les fabriques de V Hérault et de Vaucluse {Avignon^ etc.), fait des soieries légères, tissus algériens, etc.
4® Tours, où cette industrie a été introduite au xvi* siècle par nos rois, conserve^encore la fabrication de certaines étoffes d'ameublement.
5® Paris, cultivant toutes les industries de luxe, fait des châles de soie, de la passementerie, etc.
6° Roubaix et la Picardie tissent des étoffes mélangées, et occupent plus d'ouvriers qu'aucun autre groupe.
On traite la bourre de soie dans quelques départements, surtout dans la région septentrionale, Nord, Aube^ Marne^ Loiret: dans le centre, et dans le midi, Tarn-et-Garonne, etc.
Nous ne possédons plus les fabriques de V Alsace.
304. lia dentelle et le tulle. — Avec des ûlets très XiQS de lin, de coton ou de soie, on fabrique, soit à l'aiguille sur toile cirée, soit aux fuseaux sur un coussin garni d'épingles, les dentelles, légers réseaux qui sont le chef-d'œuvre du travail délicat des femmes, et que font presque exclusivement les paysannes.
La dentelle la plus fine, mais aussi la plus coûteuse, est celle d'Afençon; dentelle de fil à Taiguille, nommée aussi autrefois « point de France». On fait à Bayeux de grandes et belles dentelles de soie noire; à Caen, un genre un peu inférieur; à Baillcul (Nord), le genre connu sous le nom de « valenciennes », qui est passé démode ; à Boulogne, à Lille et Ai^as, des dentelles à fond clair en très petite quantité. Aujourd'hui, à Mirecourt on fabrique des guipures, des imitations du point de Venise et des dentelles de tout genre; au Puy, dont la prospérité augmente, une très grande quantité de dentelles, dites d'Auvergne, ii bon marché, des guipures et des dentelles de laine ; de la région du Puy qui comptait, en 1878, 100,000 ouvrières réparties dans quatre dép., dépendent Craponne (Haute-Loire) et Ariane (Puy-de-Dôme). On faisait autrefois beaucoup de dentelle à Chantilly (Oise) ; mais cette industrie a disparu et, en général, les dentelles fines sont moins recherchées aujourd'hui qu'elles ne l'étaient autrefois. La dentelle-imitation a presque partout remplacé la vraie dentelle.
Paris fournit presque toujours les commandes et les dessins, qui sont reçus par les fabricants des villes et exécutés par les ouvrières des campagnes.
Le lulle est un réseau de coton ou de sole semblable k celui de la dentelle, mais un réseau régulier si le tulle est uni, irrégulier si le tulle est façonné et qui maintenant est presque toujours fait au métier mécanique. A Calais (qui s'est annexé récemment Saint- PieiTe-lès-Calais) sont les manufactures les plus importantes de tulles de colon et de soie ; à Lyon, on fait divers genres de tulles de soie, plus chers et moins demandés. Lille, le Cambrésis, Saint- Quentin, Amiens, Caudry (Nord) fabriquent aussi des tulles brochés pour ameublement et des dentelles à la mécanique.
305. lia broderie. — La broderie, qui consiste dans un dessin fait, soit à l'aiguille, soit mécaniquement, sur une étoffe, est une industrie que dirige Paris et que de nombreuses ouvrières exercent dans les campagnes aux environs de Nancy, de Bar-le-Duc et dans les vallées des Vosges {Plombières, etc.); dans les environs de Tarare et dans la campagne de Saint-Quentin. Les métiers mécaniques de Paris et des environs {Puteaux, Courbevoie, Argenteuil)^ et ceux
de Lyon ont réduit Timporlance de cette industrie rurale et la broderie mécanique a presque partout remplacé la broderie à la main.
La poisementerie a pour siège Paris et Lyon, Saint- Etienne^ Beauvat's, Saint^Quentin, etc.
A cette catégorie on rattache la tapisserie à la main, dont le commerce a pour centre Paris.
306. La bonneterie. — Les articles de bonneterie, dont la valeur atteignait, en 1878, 140 millions, sont des tricots de coton, de laine ou de soie, faits presque tous au métier. Us sont généralement confectionnés par des ouvriers de la campagne, ou par de petits fabricants des villes, surtout dans l'iiuée, la Somme, lei Marne, leGardy V Hérault, le Pas-de-Calais, etc. Troyes (avec Romilly) est le centre le plus important de la bonneterie de laine et de coton, qui d'ailleurs est fabriquée dans presque toute la Champagne. Amiens^ dont la bonneterie de laine, dite bonneterie du Santerre, occupait 25,000 ouvriers environ dans les communes de Tarrond. ( Villersflretonneux, etc.) et dans celui de Monididier {ftoye, etc.), a une importance très grande. Valenciennes, Bapaume (Pas-de-Calais), diverses localités du département de VOise, Arras, Caen, Falaise (dans le faubourg de Guibray) viennent au second rang dans la partie septentrionale de la France ; Rambouillet, Orléans sont au troisième. Nantes fait des tricots pour les marins. Dans la région du sud-est, la bonneterie de soie occupe un grand nombre d'ouvriers, fiuviouikLyon;kNime8,Uzês,SauveJeVigan,Saint-Hippolyte{G8sd); à Ganges (Hérault), etc. Strasbourg tenait dans cette industrie un des premiers rangs. Paris fait de la bonneterie dans tous les genres.
Aux articles de bonneterie se rattachent les bretelles et les jarretières que fabriquent Rouen, Paris, etc. ; les boutons en tout genre, dont la valeur n'est pas inférieure à 150 millions et que fabriquent Paris, le département de YOise {Méru et principalement Creil), Briare (Loiret), Montereau (Seine-et-Marne), Lyony Toulouse,
307. lies Tétementa» la linir«ri« «* 1* oonfeetlon. — Les vètetements d'hommes sont faits par des tailleurs; les vêtements de femmes par des couturières. Ces deux industries sont exercées dans toutes les villes et bourgs et il y a des couturières jusque dans les villages. Paris occupe à cet égard un rang tout à fait exceptionnel et possède, outre les tailleurs pour hommes et pour femmes, de grands magasins de confection où Tacheteur trouve des vêtements tout faits.
La lingerie, qui comprend tous les articles de linge confectionnés :
cols, bonnets, camisoles, chemises, layettes, et à laquelle on peut rattacher certains autres articles constituant des industries distinctes, tels que corsets, chemises d'homme, et la confection^ qui comprend les vêtements pour femmes, hommes ou enfants, ont pour centre principal Paris, qui exécute lui-même le travail ou le fait exécuter par des ouvriers de province. Au second rang, sont Saint-Quentin^ Argentan^ Saint-Omer, Verdun^ les dép. dela5eine- Inférieure^ du Nord, etc. Les grands magasins de Paris ont de nombreux clients non seulement dans les dép,, mais jusque dans les pays étrangers. Paris fait aussi les modèles de confection qui sont expédiés à l'étranger et reproduits ensuite. La valeur totale de ces produits dépasse 150 milUions.
Les modes, c'est-à-dire les chapeaux et coiffures pour femmes, industrie dont Paris est le centre, représentent une valeur d au moins 250 millions.
Certaines villes exercent une industrie spéciale relative à la toilette : Châleauroux confectionne des chemises.
Le recensement de 1886 a constaté que 14 p. 100 de la population industrielle de la France vivaient des industries de Thabillement et de la toilette.
308. lia ehapellctrie. — La coiffure des hommes comprend trois genres de produits ; les chapeaux de soie, les feutres et les casquettes. Paris occupe le premier rang dans les trois genres. La chapellerie est exercée dans beaucoup d'autres grandes villes : Lyon y Marseille^ Toulouse, Bordeaux, Montbrison fabriquent des chapeaux ; Aix, avec les laines de la Grau, fait des chapeaux de feutre ; Lyon, en concurrence naguère avec Sarreguemines et Puttelange, villes de la Lorraine perdues en 1871, fournit les étoffes dites peluches pour la confection des chapeaux de soie ; Orléans, Condom et, aux environs de Paris, Rueil et Chatou font des bonnets grecs ou fez ; Toulon, Limoges, Lille font des casquettes.
309. lia Kranterie. — La ganteine comprend : i <> les gants de peau, en chevreau, en agneau, en daim ; 2° les gants tricotés ou drapés qui sont articles de bonneterie. La fabrication des premiers, qui emploie pour matière première non pas des fibres textiles, mais les peaux de certains animaux, surtout les peaux de chevreau mégissées ou chamoisées, a pour sièges principaux : en premier ordre, Paris, centre de toutes les industries de luxe ; en second, Grenoble et la partie montagneuse de V Isère, où les chèvres sont en grand nombre et où la main-d'œuvre est èi bon marché ; Annonay et le Quercy, régions où il y a aussi beaucoup de chèvres;
en troisième ordre, Chaumont^ Saint-Junien (Haute-Vienne); puis Lunéville (\\xi fabrique des gants d'agneau, Rennes et Niort (\\\\ font des gants de daim, Nancy, Btois, Vendôme, Béziers, Millau, etc.
310. lia cbauMare. — La chaussure, dont les produits représentent une valeur de plus de 600 millions, emploie aussi pour principale matière les peaux; elle est cousue ou clouée. La fabrication de la chaussure cousue se classait naguère surtout dans la petite industrie; elle est encore exercée dans toutes les villes, pour la consommation des habitants, et devient Tobjet d'un commerce important dans les plus grandes, telles que Paris au premier rang, puis Nancy et Toulouse, et, au troisième rang, Bordeaux, Mai^seille, Nantes, Fougères qui fabrique surtout des chaussures à bon marché pour femmes, Étampes, Chàlons, Limoges, Sens. L'Alsace fabrique beaucoup de chaussures. L'industrie de la chaussure est exercée dans de grandes manufactures à Paris, k Liancourt ei k M ouy {Oise), à Blois, à Angers, à Romans (Drôme),
La fabrication des sabots et des galoches, chaussures de bois, a beaucoup perdu de son importance. Elle a lieu, généralement, dans les forêts ; mais les sabotiers viennent vendre leurs produits au marché de la ville, ou plus souvent travaillent à façon pour le compte de marchands urbains. C'est pourquoi le commerce des sabols représente encore un certain chiffre d'affaires à Paris, à Nantes, k Fougères, k Alençon {forêts de Perseigne et de Bellême), k Aurillac, à Zyon, dans les Vosges, Limoges aussi fait beaucoup de galoches.
311. lia bijouterie, la Joaillerie et riiorlo|rerio. — La bijouterie, consistant dans la fabrication d'objets d'or ou d'argent, tels que bagues, bracelets, broches, boucles d'oreilles, ornés de ciselures, d'émaux, de pierres précieuses, se divise en bijouterie ordinaire, comportant peu de façon à la main, et en bijouterie d'art; la joaillerie, comportant la monture de pierres précieuses, surtout du diamant, fabrique des colliers, des diadèmes, des boucles d'oreilles, etc.; ce sont deux industries très voisines qui travaillent pour la toilette, principalement pour la toilette des femmes. La bijouterie d'argent, la bijouterie d'acier, celle de cuivre, etc., constiluent autant de spécialités. Aucune ville de France, k cet égard, n'approche de Paris. Les autres, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nîmes viennent bien loin derrière la capitale. Quelques villes ont des spécialités : Nancy, la croix de Lorraine ; Rouen, le bijou vieux Rouen ; Blois, le bijou renaissance ; la Bresse, le bijou breton.
Le travail du lapidaire se lie intimement k celui du bijoutier et
du joaillier ; il est pratiqué surtout à Paris où cette industrie est en progrès et dans la région du Jura (principalement à Septmoncel) où Ton ne taille que des pierres de peu de valeur.
Il en est de même de X horlogerie qui comprend : la grosse horlogerie, consistant en horloges monumentales, la fabricati(Tn des pendules, celle des montres ou petite horlogerie, Thorlogerie astronomique ou de précision et la fabrication des accessoires. Paris, où a été posée en 1370 la première horloge de France (tour de Thorloge du palais de Justice), fait surtout la grosse horlogerie, Thorlogerie de précision et les accessoires ; sur une soixantaine de millions que représente aujourd'hui cette industrie, il en produit plus du tiers. Avant Paris se place, dans Tindustrie des montres, Besançon (i), où cette industrie date de 1793 et où elle a fait de grands progrès. Mais ces deux villes ne fabriquent pas elles-mêmes Tébauche du mécanisme ; elles le reçoivent des hautes vallées de la chaîne du Jura, de Morez (Jura) pour les grosses horloges murales, de Cluses (Haute-Savoie) qui approvisionne Besançon pour les montres; des environs de Lure, du grand établissement de Beau^ court (Territ. de Belfort) et de Monibéliard pour les montres et les pendules; de Saint-Nic olas-d Aliermont (Seine-Inférieure) pour les pendules que Ton termine à Paris et qui sont renommées.
En 1888, les objets de bijouterie, d'horlogerie et d'orfèvrerie présentés aux bureaux de garantie, pour être marqués ou vériûés, pesaient en tout 7,396 kil. d'or et 72,200 kil. d'argent pour le commerce intérieur et 1,587 kil. d'or et 7,437 kil. d'argent pour Texportation. Dans le total, Paris figurait pour 5,800 kil. d'or et 71,800 kil. d'argent. Après Paris viennent Besançon^ Pontarlier et Montbéliard, Lijon, Marseille, En 1869, les bureaux de garantie avaient poinçonné 11,886 kil. d'or et 74,830 kil. d'argent d'une valeur d'une cinquantaine de millions de francs. Ces industries ne sont pas en progrès depuis vingt ans.
312. lia parfumerie. — La parfumene est une des industries qui concourent à la toilette : les savons, les pommades, les essences parfumées sont ses principaux articles. C'est pourquoi elle est exercée à Paris, centre des fabrications de luxe, ainsi que dans sa banlieue, Saint- Denis, Pantin, Levai lois- Perret, Neuilly, etc., et en Provence, principalement à Grasse, à Marseille, ainsi qu'à Nice où sont les savons et les fleurs. A ces noms il faut ajouter ceux de Lyon, de Lille et de Tourcoing, ♦
(1) Comme celui de Genève, l'observatoire national de Besançon doit fournir à l'horlogerie de précision le moyen de contrôle qu'elle réclame.
5** section.