LE LOGEMENT ET L'AMEUBLEMENT
SoMMAine. — 31:^. Le bAtimentet le gaz (286). — 314. La tapisserie et les papiers peints (287). — 315. Les meubles (288). — 316. La céramique (289). — 317. La verrerie (292). — 318. Le bronze et l*orfèvrerie (294). — 319. La coutellerie (294).
343. lie bâtiment et le «as. — Après ralimentation qui entretient la vie et le vêtement qui défend le corps contre le froid vient, dans Tordre logique, le logement qui labrite d'une manière plus complète ; dans la réalité, ces trois besoins sont satisfaits simultanément par les trois principaux groupes des industries humaines.
Le groupe du bâtiment doit ses matières premières à l'exploitation des forêts et des carrières, aux forges et aux fabriques de quincaillerie, qui lui fournissent le bois, la pierre, le marbre, la brique, le ciment, le fer et les ferrures^ (voir §§ 262 et suiv.). 11 occupe un nombre considérable de bras, et comprend une très grande variété de professions : charpentiers, tailleurs de pierres, maçons, sculpteurs, fumistes, couvreurs, menuisiers, serruriers, peintres, etc., qui travaillent, du moins dans les villes, sous la direction et d'après les plans d'un architecte.
C'est une industrie qui est pratiquée partout où il y a des maisons à construire ou à réparer, et qui, par conséquent, est surtout active dans les grandes villes, comme Paris, Lyon, Marseille^ Bordeaux, Lille, Toulouse^ Rouen, le Havre, Elle donne naissance à de très grandes entreprises, surtout à Paris ; mais, étant exercée sur place et par un grand nombre de métiers divers, elle ne saurait, malgré son importance, donner naissance k de grandes manufactures, pour la construction même, quoiqu'il y ait des manufactures de matériaux préparés, comme les fers, les parquets, les fenêtres, etc.
La figure 188 ci-dessus donne, par l'importation des bois communs et des bois exotiques, une certaine idée, très imparfaite assurément, du commerce des bois qu'emploient la construction et l'ébénisterie.
L'installation du gaz qui éclaire les rues et les maisons est étroitement liée à la construction, et la consommation peut être considérée comme une dépense relative au logement. La production du gaz, qui a pour contre les grandes villes, augmente d'année en année ; elle était de 351 millions de mètres cubes en 1875 et de 589 en 1885, dont 287 pour la Seine, 43 pour le Nord, 21 pour la Gt-
ronde^ 18 pour le Rhône, 17 pour les Bouches-du-Rhône, le Pas-de- Calais, et la Seine-Inférieure, 12 pour la Loire, 8 pour V Aisne et la
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