‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 63 sur 171 · MATÉRIEL DU TRANSPORT · texte numérisé non relu

MATÉRIEL DU TRANSPORT

SonaiAiRB. — 320. Les construclions navales (294). — 32t. La seUerle et la carrosserie (296). — 322. Le matériel des chemins de fer (296).

320. liei Gonstractioni navales. — Le transport par eau se fait au moyen de bateaux et de navires.

L'INDUSTHIE. 295

Les bateaux en bois destinés à la navigation fluviale sont construits sur le bord même des cours d'eau, dans beaucoup de localités voisines d'une forêt et ayant un commerce actif, à Compiègne par exemple. Les bateaux en fer proviennent d'usines spéciales placées à proximité d'un fleuve fréquenté. C'est une industrie importante, mais disséminée sur un grand nombre de points; on peut citer Chalon-sur-Saône y Fierzon, etc.

Au contraire, la construction des navires deslinés à la navigation maritime est concentrée sur un petit nombre de points, dans les ports et dans quelques grandes usines. On les construisait autrefois uniquement en bois; on les construit aujourd'hui en bois, et beaucoup plus en bois et en fer, ou tout en fer. Les grands navires à vapeur de fabrication récente sont pour la plupart en fer, ce qui permet de donner à la coque une forme beaucoup plus allongée et favorise, par suite, la vitesse, tout en augmentant la solidité et la capacité intérieure sous un même volume extérieur. C'est en grande partie à l'usage de l'hélice qu'est dû ce changement dans la forme des grands navires. Cependant les constructions en bois, considérées comme garantissant mieux du naufrage, ont repris quelque faveur. L'hélice, appliquée aux navires de guerre, a amené un changement non moins important au point de vue industriel qu'au point de vue politique : c'est la construction des navires cuirassés, . c'est-à-dire protégés par d'énormes plaques de fer ou d'acier, dont l'intérêt de la défense tend à augmenter l'épaisseur à mesure qu'augmente la puissance des canons.

La construction des navires en bois a lieu exclusivement dans les ports, ainsi que le montage des navires en fer. La confection des machines à vapeur, de certaines pièces des navires en fer et des blindages se fait, soit dans les ports, soit dans de grandes usines de l'intérieur.

Au premier rang sont les grands ateliers de l'État établis dans les cinq ports de guerre: Cherbourg^ Brest, Lorient^ Jioche fort et Toulon, et, dans l'intérieur, à Indret (Loire-Inférieure), à la Chaussade, près de Guérigny (Nièvre).

L'industrie privée compte parmi ses centres les plus importants le Havre, Saint-Nazaire, Bordeaux, Marseille, la Ciotat (Bouchesdu-Rhône), la Seijne près Toulon, où Ton construit surtout en fer; Dunkerque, Saint-Malo, Nantes, Bayonne, Cette, où l'on construit surtout en bois.

Le Creusot et /?iye-rfe-ffi>7' travaillent pour la marine marchande et militaire.

Les bâtiments pour la marine marchande construits en France représentaient 164,700 tonneaux en 1847, 137,000 en 1856,43,000 «en 1861, 35,000 en 1874 et 27,000 en 1886.

321. lia sellerie et la carroMerlc. — Le transport par terre •se fait au moyen de voitures ou chariots traînés par des chevaux •et au moyen des chemins de fer. L'emploi des chariots et voilures •donne naissance à l'industrie du maréchal fefrant, exercée partout •où il y a des chevaux à ferrer, à celles du charron et du bourrelier, •exercées dans toutes les villes et les bourgs. La sellerie et la •cart^osserie de luxe sont des industries propres à Paris; plusieurs autres grandes villes, comme Lyon, Bordeaux, Caen, Lille, Toulouse, Dijon, Clermont, ont aussi des ateliers de carrosserie; dans les trois dernières villes citées cette industrie est en déclin, et quelques localités de VEure, Francheville, où Ton fait de la quincaillerie pour sellerie, et de YOlse s'occupent spécialement de certains articles 4e sellerie. En 1878, on évaluait à plus de 250 millions de francs le produit de ces industries.

322. liC malériel de* ehemlMS 4e fer. — Le matériel du transport sur les chemins de fer donne naissance à deux industries distinctes, qui sont toutes deux exercées dans de grands établissements particuliers ou dans des ateliers appartenant aux Compagnies de chemins de fer elles-mêmes : la fabrication des locomotives et celle des wagons.

La locomotive est cette machine à vapeur, bien connue, qui traîne les wagons sur les rails; c'est un des outils les plus perfectionnés dont se serve Thomme. On la fabrique à Paris, au Creusot, à Fives- Lille. Mulhouse et Grafenstaden en fournissaient jadis beaucoup. La France employait, en 1885, environ 8,500 locomotives sur les gr€uids réseaux et 640 pour d'autres usages, d'une force totale de 3,290,000 chevaux-vapeur.

Les wagons sont fabriqués à Patns, k Lyon, à Meung (Loiret).

Il ne faudrait pas juger de l'importance de l'industrie du transport par la brièveté de cette énumération. Nous ne mentionnons ici que les industries qui fabriquent le matériel de transport, et que nous aurions pu classer, à tilre d'outillage, dans les industries préparatoires.

L'industrie des transports consiste surtout à rendre, à l'aide de •ce matériel, des services dont il sera parlé plus loin, dans la partie consacrée aux voies de communication.

7'' «cction.

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