Partie des vergers, parcs, jardins, etc
Total des cultures permanentes non assolées
Landes, pâtis, bruyères
Terrains rocheux et montagneux,
incultes
Terrains marécageux
Tourbières
Total de la superficie non cultivée
Total du territoire agricole.
Superficie de la France
Les statistiques du ministère des finances et celles de l'agriculture, quoiqu'elles ne concordent qu'imparfaitement, parce qu'elles proviennent de sources différentes d'information, montrent qu'il
y a eu un progrès général depuis 1840 dans ruUUsation des terrains. Lorsqu'on tient compte des changements survenus dans ce
Fig. 111. — Superficie comparée du territoire agricole par nature de culture (les partie? ombrées et noires représentent les superficies actuelles; les parties en blanc représentent l'eicédent des évaluations anciennes du cadastre sur les actuelles; les parties en noir, Texcédent des évaluations actuelles sur les anciennes).
territoire (augmentation en 1860 et diminution en 1871), on voit
par le détail (qui ne figure pas sur le tableau précédent) que la superficie en céréales a légèrement augmenté (de 3,7 p. 100) depuis 1840, mais diminué depuis 1862 (de 3,3 p. 100, tandis que la perte totale de territoire n'a été que de 2,6 p. 100) ; que celle des pommes de terre (45 p. 100), des grains alimentaires autres que les céréales (48 p. 100) et surtout celle des prairies artificielles (124 p. 100), des fourrages annuels et des racines (344 p. 100) et celle des betteraves (314 p. 100) ont fait des progrès sensibles, tandis que les autres cultures industrielles (lin, chanvre, colza, etc.) sont en diminution (52 p. 100) et que la jachère perd du terrain (1 million et demi d*hectares, soit 46 p. 100). Les landes et terrains incultes ont diminué de près de 700,000 hectares, c'est-à-dire de plus de 10 p. 100. Les vignes avaient gagné beaucoup de 1840 à 1862 ; quoiqu'elles aient perdu entre 1862 et 1882, elles sont encore en gain (11 p. 100 sur 1840). Les forêts semblent aussi avoir gagné (voir fig. IH).
Entre l'époque de la confection du cadastre et l'évaluation nouvelle de 1879, les labours ont gagné du terrain, principalement dans le centre de la France {Allier y Cher^ Loiret); en Bretagne {Finistère, Côtes-du-nord, I Ile-et-Vilaine ^ Loire-Inférieure) \ dans la région du nord {Pas-de-Calais, etc.); dans la Provence {Bouchesdu-Rhône, Var) et dans le Gard; ils en ont perdu dans plusieurs dép., où l'on a renoncé à ensemencer des terres ingrates, comme Y Aude et la Gironde, Les herbages ont augmenté surtout dans la Normandie {Seine-Inférieure, Orne, Manche, Calvados), dans la Loire-Inférieure, la Loire, la Nièvre, où une humidité suffisante a permis de développer l'élevage des bestiaux et dans la plaine de la Crau {Bouches-du-Rhône). Jusqu'en 1880, les vignobles avaient gagné, surtout dans la plaine de la Méditerranée {Aude, Pyrénées-Orientales) ; dans le Rhône et Saône et-Loire, dans la vallée de la Garonne {Gers, Gironde, Tarn, Lot, Lot-et-Garonne) ; dans la Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher. Pendant ce temps, Vaucluse, le Gard, la Ih*ôme, les Bouches-du-Rhône ont perdu, par les ravages du phylloxéra. Ta plus grande partie de leurs vignobles et, depuis 1879, le désastre s'est beaucoup aggravé; ceux des dép. voisins de Paris, Seine-et-Oise^ Seine-et-Marne, ont aussi perdu (50 p. 100 environ) depuis que le transport des vins est devenu plus facile.
Les bois ont diminué dans Y Allier, le û^er^.la Loire-InféHeure, le Nord, YOise, le Pas-de-Calais, la Seine-Inférieure, la Somme le Tarn, devant des cultures plus lucratives ; ils ont considérable-
ment augmenté dans la Gironde et les Landes par les plantations de pins maritimes, dans Loir^et-^Cker et la Haute-Loire. Les landes et terres vagues ont partout perdu : notamment dans V Allier^ le CAer, les Côies-du-Nordy le Finistère^ la Gironde^ Ille^t- Vilaine, Ylndre^ Indre-et-Loire, les Landes, Loir-et-Cher, la Loire-Inférieure^ le Loiret, la Manche, la Mayenne, le Morbihan, le Puy-de- Dôme, les Deux-Sèvres, le Tarn, le Far, Kauc/use, la Vendée, la Vienne, la Haute- Vienne, les Fosjm.
Les départements qui, de 1862 à 1882, ont le plus réduit la jachère, sont les Deux-Sèvres (83,000 hectares), la Vendée, les Côtes-du- Nord, le Puy-de-Dânie, Y Ailier, la Sarthe, Saône-et-Loire^ Yonne (48,000 hecUres).
199. ijes ré|ir>oB* ai^rlcoles. — D'après le climat, le sol et la culture, on peut diviser la France soit en neuf ou en dix régions, comme Ta fait souvent l'administration (1), soit en treize régions, comme nous le faisons ici.