‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 75 sur 171 · LA NAVIGATION MARITIME · texte numérisé non relu

LA NAVIGATION MARITIME

Sommaire. — 339. La marine marchande (393). — 3fO. Le cabotage (395). — 341. La navigation au long cours (397), — 3(2. Les services maritimes (405).

339. lim marine marchande. — Le nombre des navires qui composent la marine marchande de la France n'a presque pas augmenté depuis cinquante ans : il était de 14,321 en 1847, à la fin du règne de Louis-Philippe, et de 15,237 en 1881 (les bateaux de moins de 2 tonnes ne sont pas compris dans cette statistique) (1). Mais il s'est opéré de grands changements dans la composition de la flotte. Le tonnage, c'est-à-dire la capacité des bâtiments, a augmenté; il était tombé de 696,000 en 1837 à 575,000 en 1841; il s'est ensuite élevé rapidement jusqu'en 1856, où il atteignait 1,056,000 tonnes; il a décliné un peu depuis 1872 et n'était plus que de 972,000 en 1887. La diminution a porté entièrement sur la marine à voiles; elle a perdu depuis 1858 et surtout depuis 1872, date à laquelle elle était encore de 900,000 tonnes : elle n'était plus que de 466,000 environ en 1887. La marine à vapeur, qui jusqu'en 1863 n'atteignait pas 100,000 tonnes, s'élevait à 506,000 en 1887 et dépasse par conséquent la marine à voiles (ûg. 203).

Elle la dépasse même beaucoup plus que ne l'indiquent les chiffres officiels ; car l'administration, pour obtenir le tonnage net, le seul qu'elle inscrit dans ses statistiques, déduit 5 p. 100 du

(1) Les bateaux de moins de deux tonneaux qui font la pèche côtière étaient au nombre de 12,952 en 1885, ayant un tonnage total de 18,380 tonneaux et montés par 22,'250 marins. Voir § 247 les figures 144 et n5 qui comprennent la totalité des bateaux de pêche, quel qu'en soit le tonnage.

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tonnage brut des navires à voiles, tandis que cette déduction est d'environ 40 p. 100 pour les navires à vapeur (1).

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