‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 87 sur 171 · PERIODE · texte numérisé non relu

PERIODE

DtCBRRALK (1).

MOYENNE ANNUELLE (Nombres exprimés en millions de francs.)

COMMBROE GiniRAL.

Import. Export. Total.

C0MHKRC8 SPâCIAL.

Import. Eli port. Total.

(1) Nota. — La râleur du commerce de la France avec les colonies et avec l'étranger est établie par l'administration des douanes: !• d'après les déclarations qui sont faites à l'entrée et à la sortie et qui serrent principalement à faire connaître les Quantités de marchandises importées ou exportées, 2> d'après les prix fixés chaque année par la commission des valeurs de douanes, qui servent à calculer la valeur de ces mêmes marchandises.

Le commerce extérieur de la France était d'environ 1 milliard vers la un du règne de Louis XVI (551 millions à l'importation et 440 à l'exportation en 1787). Il diminua beaucoup pendant la période révolutionnaire. Il se releva sous le premier Empire jusqu'à 930 millions en 1806, Tannée la plus prospère du commerce pendant cette période; mais il retomba ensuite, paralysé par la guerre, et n'était que de 580 millions en 1814. Il reprit son essor sous le gouvernement pacifique de la Restauration : on l'évaluait à 1 120 millions en 1826. C est à partir du 1" janvier de l'année suivante que la statistique du commerce extérieur (laquelle remonte cependant à 1819) a été régulièrement publiée et qu'on a des données officiellement précises sur le commerce. Depuis cette époque, le commerce n'a cessé d'augmenter de période en période (voir le tableau ci-joint et la fig. 212, qui représentent ce commerce par périodes décennales).

Si l'on examine en détail ce commerce année par année, on remarque (fig. 213) que la croissance en a été arrêtée par les crises (1837, 1847, 1857, 1873, 1877, 1882) et par les révolutions (1848, 1870) qui entraînent toujours des crises à leur suite. On remarque aussi que le progrès a été lent de 1827 (1 168 millions au commerce général et 921 au commerce spécial) à 1850 (1 860 millions au commerce spécial, dont 792 à l'importation et 1068 à l'exportation). Il

a pris un grand essor grâce aux progrès de l'industrie et depuis que la navigation h vapeur, les chemins de fer, le télégraphe et.

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à partir du 1*' janvier 1860, un tarif douanier plus libéral, ont facilité les relations internationales : en lt{69, il s'était élevé à

8 milliards au commerce général et à 6,228 millions au commerce spécial, dont 3,1^3 à l'importation et 3,075 à Texportation. Après la terrible crise de 1870, il s*est relevé en 1872 et en 1873 avec

d'autant plus de vigueur que les transactions avaient été violemment interrompues; mais le poids des impôts, les incertitudes delà politique» le phylloxéra et plusieurs mauvaises récoltes ont ralenti

Tessor. Le développement industriel de pays qui avaient autrefois peu de manufactures, la concurrence plus vive des nations sur les

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