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Zowe, qui produisent chacun plus de 5 millions. La plupart sont des départements manufacturiers ou maritimes.
La fabrication et la vente des poudres est un monopole que la
sûreté de TÉlat peut justifier, quoique la fabrication de la dynamite ne soit pas monopolisée. Le produit des poudres vendues (non compris, par conséquent, les poudres consommées par l'État) a été en 1885 de 14 millions, dont plus de moitié a été un produit net. Outre la poudrerie de lartillerie du Bouchety il y a 11 poudreries, situées à Saiul-Ponce (Ardennes), Vonges (Côte-d'Or), Saint- Chamas (Bouches-du-Rhône), Toulouse, Saini-Médard (Gironde), Augouléiue, Le Ripault (Indre-et-Loire), Pont-de-Buis et Moulin- Blanc (Finistère), Esquerdes (Pas-de-Calais), Sévran-Livry (Seinect-Oise), trois raffineries à Bordeaux, Lille et Marseille,
La fabrication et la vente en gros des allumettes ont été constituées par la loi du 2 août 1872 en un monopole que TÉtat afferme à une compagnie au prix d'environ 17 millions; c'est une faible compensation des inconvénients qu'entraîne un monopole appliqué à un objet de première nécessité.
149. lies postes ei télégraphes. — Les postes et télégraphes, placés depuis 1887 sous Tautorité du ministre des finances, peuvent être considérés comme produisant un impôt indirect, résultant du monopole. Leur produit brut a été constamment en augmentant, excepté dans les années de réduction de taxe. Les postes rendaient, en 1801, 17 millions^ dont 8 de produit net; en 1850, 43 millions, dont 20 de produit net; en 1877, les postes et télégraphes réunis rendaient 139 millions, dont 47 1/2 nets; en 1886, 169 millions (140 pour les postes et 29 pour les télégraphes), dont 30 de produit net. Le vrai produit net est en réalité fort inférieur, parce que lés dépenses inscrites au budget extraordinaire pour les postes et télégraphes ne figurent pas dans ce compte et parce que les transports par chemins de fer, étant fournis gratuitement à rÉtat, diminuent la recette des compagnies et que le déficit retombe, dans certains cas, à la charge de TÉtat qui paye les garanties d'intérêt.
Le produit brut des postes et télégraphes dépassait 36 millions dans le département de la Sbine, en 1883, et 2 millions dans les départements du Rhône, du Nord, des Bouches-du-Rhône, de la Gironde, de la Seine-Inférieure, de Seine-et-Oise ; c'est dans ces départements que se trouvent les grands centres de commerce.
150. lies reTe««s ém ^ommUmt. — Indépendamment des monopoles dont l'exploitation procure au Trésor un bénéfice dont une certaine part peut être considérée comme un profit industriel, tel qu'en pourrait faire un fabricant, et dont l'autre part est un impôt, l'État a des revenus qui lui sont propres. Les plus importants sont
ceux de ses forêts qui s'élèvent à environ 11 millions net en 1887 (27 millions de recettes et 16 millions de dépenses). Les autres produits domaniaux (ventes de chevaux de Tarmée, d'objets mobiliers ou autres devenus impropres au service, ou restés sans propriétaire, ou retenus au greffe des tribunaux de tout ordre), qui sont perçus par les receveurs de l'enregistrement, produisent rarement une «quinzaine de millions.
Parmi les revenus domaniaux, on pourrait classer la fabrication des monnaies^ médailles et jetons qui, concentrée à l'Hôtel des monnaies, rapporte à peine une centaine de mille francs ; V Imprimerie nationale, qui produit quelques centaines de mille francs.
Les chemins de fer de tÉiat ne fournissent pas en réalité de revenu, parce que le produit net qu'ils accusent (prés de 5 millions pour 1887) est inférieur à l'intérêt des sommes qu'ils ont coûtées à l'État.