‹ La France et ses coloniesChapitre 79 sur 120 · G CM · texte numérisé non relu

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LA PRANCB.

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plusieurs accusés) portées devant les cours d'assises ne varie pas beaucoup d'une année k l'autre . Les différences qui sont indiquées par la courbe ci-jointe (voir fig. 93) proviennent plutôt de causes politiques (révolutions de 1848 et de 1870, suivies d'une répression moindre) et des lois qui, de 1853 h. 1860, ont fait passer dans la catégorie des délits un certain nombre d'infractions qui ressortissaient à la cour d'assises et des instructions données par le garde des sceaux au sujet de l'application des lois.

Le nombre des personnes prévenues de délUsy c'est-à-dire de fautes justiciables des tribunaux correctionnels, a été de 215,000 (moyenne de 1881-1885). Les régions où ce nombre est relativement le plus considérable sont surtout celles où il y a de grandes villes et les régions montagneuses des Pyrénées, celles de Vest et du nord-esty parce que, dans ces derniers, les forêts sont nombreuses, et que les délits forestiers sont fréquents et souvent graves.

Les faits relatifs à l'administration de la justice civile permettent d'établir un autre classement basé moins sur la moralité des habitants que sur la multiplicité des transactions. Au nombre des arrondissements qui comptent le plus d'affaires de ce genre à juger sont : Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux^ Saint-É tienne, Grenoble, Rouen, Valence, Toulouse, Nantes, Chambéry, Nice, Montpellier^ Sarlat, Clermont, le Havve, le Puy, Caen, Limoges^ Versailles,

On en peut dire autant de la justice commerciale, dont le nombre des affaires, par tribunal, mesure non l'esprit processif, mais l'activité industrielle des habitants. Les tribunaux de commerce qui ont le plus d'affaires commerciales à juger sont : Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Rouen, Lille, Saint-É tienne, Versailles, Nice, Angouléme, Caen, Besançon, Nantes, le Havre^ Rennes^ Grenoble, Angers, Limoges,

2** Instruction. Une cause qui est plus efficace que le bien-être, mais qui est cependant bien loin d'être toute-puissante pour combattre le mal, c'est l'instruction. L'instruction primaire comptait en France un grand nombre de « petites écoles » avant la révolution. Constituée enfin d'une manière régulière par la loi du 28 juin 1833 (loi Guizot), elle a fait de rapides progrès dont la preuve se trouve dans la comparaison des nombres de conscrits illettrés; en 1829, on en comptait 55 sur 100; en 1886, 10 environ seulement (v. fig. 94).

On peut classer, sous le rapport de l'instruction, les départements de la France en trois catégories, qui, malgré les grandes Améliorations amenées par le temps et par les efforts des conseils

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municipaux et [des conseils généraux, conservent à peu près le même groupement depuis 1880.

Les 46 départements dans lesquels le nombre des conscrits de la classe iSSb ne sachant pas lire ne dépasse pas 10 sur 100 sont :

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