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Le graphique ci-après (voir fig. 96) donne, année par année, le montant de la recette et de la dépense. L'influence des guerres s'y manifeste par l'accroissement des budgets de 1802 à 1813 et par les dépenses qui, de 1815 à 1818, ont dû être faites pour liquider les dettes de l'Empire et pour payer l'indemnité de guerre (un peu moins de 700 millions à cause des réductions obtenues par le duc de Richelieu). De 1820 à 1830, la situation s'est maintenue à un niveau à peu près constant, dans le voisinage d'un milliard de francs, ayec une légère augmentation en 1823 occasionnée par la guerre d'Espagne. Les conséquences de la révolution de 1830 ont été coûteuses; puis, de 1838 à 1848, le développement des travaux publics et surtout la construction des chemins de fer ont entraîné à de nouvelles dépenses l'État qui se chargeait de tous les achats de terrains, terrassements et travaux d'art (loi de 1842). 11 en a été de même sous le second Empire : la guerre de Grimée a ajouté une somme énorme aux dépenses en 1854, 1855 et 1856, ainsi qu'à l'intérêt de la dette perpétuelle, et elle a été suivie des coûteuses expéditions d'Italie et du Mexique et enfin de la guerre de 1870 ; les budgets de TEmpire avaient dépassé 2 milliards. Ceux de la troisième République, aggravés des intérêts des nouveaux emprunts»
s'élèvent à plus de 3 milliards ; Texagération des dépenses pour les travaux publics depuis 1878 et pour les entreprises coloniales les ont portés par delà le quatrième milliard.
Les financiers discutent la question de savoir à quel point précis il faut fixer la dépense totale de TÉtat comprise dans ces quatre
Milliona «•franc*
RiinerT«
Dépensée et r^ceUee de 1 exercice (1801 - I80S)
31ft0.