‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 29 sur 124 · LA LOIRE · texte numérisé non relu

LA LOIRE

Fleure dans un étroit ravin montagneux, entre les escarpements du Velay et de la Margeride, dévalant 500 mètres de pente pour moins de 50 kilomètres de cours. Vichy qui marque la sortie définitive de l'Allier hors dos défilés de l'Auvergne, du Forezet du Livradois, correspond à Roanne sur la Loire, et se trouve presque exactement à la même altitude(260 mètres . L'Allier passe de la plaine deLimagne dans celle du Bourbonnais et arrose Moulins.

Comme la Loire. l'Allier reçoit dans son cours supérieur de nombreux torrents, dont les plus importants drainent sur su gauche les monts d'Auvergne. C'est d'abord, à gauche, VAlagnon venu du massif du Cantal, rivière d'une grande irrégularité ; à droite, la Dore descendant rapide entre les monts du Forez et du Livradois, puis la Sioule, nourrie des pluies el *\<'> neiges des monts Dôme. C'est pourquoi l'Allier double le volume de la Loire à Nevers : ses crues, comme celles du maître fleuve, sont terribles, mais ses disettes sont moindres.

Loire et Allier réunis roulent en moye s 200 mètres

cubes. Kl fois moins aux basses eaux, 350 fois plus en temps de débordement.

Le cours moyen; le Cher, l'Indre et la Vienne. -- La plupart des affluents de gauche du cours moyen viennenl encore à la Loire du Massif central, mais atténués dans leur pente par un assez long cours en plaine.

C'est la plaine qui donne à la Loire le Loiret 12 kilom.), simple chenal qui restitue au grand fleuve, en aval d'Orléans, les pertes que l'infiltration lui a fait subir en amont. La Sologne envoie à la Loire le Cossoti et le Beurron.

LeCher 320kilom. nédansla Marche, à plus de 700 mètres d'altitude, descend d'une pente rapide le plateau de Saint- Avil et les hauteurs du pays de Gombrailles, puis il gagne la plaine du Berry. Aux environs de Tours, il entre dans le val de Loire qu'il suit pendant une vingtaine de kilomètres avant de confluer. C'est un redoutable torrent qui, par exemple, dans la grande inondation de 1850, roulait à son confluent jusqu'à 510 millions de mètres cubes d'eau.

L'Indre vient de moins haut, de 500 mètres environ, et aboutit vite à la plaine du Berry. Elle arrose Châteauroux.

Beaucoup plus importante que le Cher et l'Indre est la

58 GÉOGKAPIIIE PHYSIQUE.

Vienne. Longue de 370 kilomètres, elle naît à 830 moires d'altitude sur le plateau de Millevache. Elle ne quitte qu'à Limoges (215 m. d'altitude la zone des hauts plateaux. Elle es! grossie à droite de la Creuse qui vient du mont Odouze, de la paisible rivière du Clain coulant dans la trouée du Poitou. La Vienne est, après l'Allier, le plus

££. ùzv.

La Sologne.

fort artisan des inondations de la Loire : elle a roulé pendant la célèbre crue de 1856, 650 millions de mètres cubes.

Le cours inférieur; la Maine. — Le groupe d'affluents

de la Maine, qui nourrit le cours inférieur de la Loire, contraste par sa régularité avec les affluents du Massif central. Le réseau de la Maine draine en effet 20000 kilomètres carrés de provinces aux pluies fréquentes et douces. La branche médiane de l'éventail est la Sarthe ~8o kilom. i qui recueille avec son affluenl VHuisne les eaux du Perche. G'esl aussi une lente et paisible rivièreque le Loir 310 kilom. qui vient de la Beauce et *\u Perche. La Mayenne\ ~<>'i kilom. | ;i de plus hautes sources, à iOO mètres d'altitude, dans le mont des Avaloirs.

A gauche, les hauteurs de (latine envoient à la Loire le Thouet ' 130 kilom. cl la Serre Nantaise 140 kilom. ). Enfin dans la contrée liasse de l'estuaire. Y Errfre coulant dans

Page 1