‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 30 sur 124 · FLEUVES SECONDAIRES ENTRE LOIRE ET GIRONDE · texte numérisé non relu

FLEUVES SECONDAIRES ENTRE LOIRE ET GIRONDE

un ancien golfe, moitié rivière, moitié tac, débouche à Nantes en face de la Sèvre Nantaise.

Régime delà Loire. — La Loin' es! tristemertl célèbre par ses inondations. En 1850, on calcula que les orages du Massif central avaient jeté dans le lit du Meuve 4 milliards de mètres cubes d'eau. Celle inondation causa plus de :'> millions de francs de dommages en peu de jours.

On a coutume d'expliquer les inondations de la Loire par la nature imperméable delà majeure partie des terrains du Massif central d'où viennent la plupart de ses affluents. Mais il faut ajouter à celle cause l'extrême rapidité des pentes dans plusieurs régions d'affluents du Massif central, notamment dans celles de la Loire et de l'Allier, puis le ravinement des roches, enfin et surtout le caractère d'orage des pluies violentes .pii s'abattenl sur le Massif central dans les vallées encaissées. Si la crue d'un lleuve s'expliquait uniquement par la présence de roches cristallines dans le sous-sol ou à la surface, il n'y aurait pas de pires torrents que ceux de la Bretagne : or ce sont des fleuves réguliers.

Fleuves secondaires entre la Loire et la Gironde. — Les promontoires occidentaux du Massif central s'inclinanl en plateaux vers la trouée du Poitou et des pays charcutais, dans une /.nue de pluies assez abondantes et régulières, donnent naissance à quelques cours d'eau qui forment transition entre les affluents de gauche de la Loire moyenne et les affluents de droite de la Garonne issus également du Massif central.

C'est d'abord la Sèvre Niortaise IGOkilom. , venue des plateaux de calcaires jurassiques du Poitou et alimentée par île riches sources : elle est grossie de la Vendée, rivière lente, sinueuse, mais abondante et régulière.

La Charente, tortueuse comme la Sèvre Niortaise, mesure 370 kilomètres de longueur. Elle vient des plateaux du Limousin, arrose Givray et Angoulême. Ses plus beaux affluents sont la Tardoire, grossie elle-même du Bandiat; la Touvre, dont la source prodigieuse est sans doute une réapparition des eaux perdues par la Tardoire et le Bandiat, l'enrichit encore.

Dans la Charente-Inférieure tombe l'abondante et régu-

lière Boutonne, venue du bas Poitou cl de la Saintonge. Alors commence la région inférieure où les marées relèvenl le fleuve jusqu'à Tailiebourg, permettant la remontée des grands navires. La Charente est un fleuve constant et régulier par excellence : elle mule KM) mètres cubes par seconde en moyenne, 300 mètres cubes en crue exceptionnelle.

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