‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 84 sur 124 · III. — Com])toirs de l'Inde · texte numérisé non relu

III. — Com])toirs de l'Inde

De nos riches colonies de l'Inde il nous reste quelques villes ou loges, dans lesquelles nous ne pouvons entretenir aucune garnison, sauf un homme armé à Mahé, amère dérision, plus dure aujourd'hui que ne dut être agréable pareille concession au diplomate qui l'exigea. Au total nous possédons 501) kilomètres carrés et 286000 sujets français dans l'Inde. Ce sont : Pondichéry sur la côte de Coromandel (40000 hah. . avec un assez bon port et un petit territoire peuplé de 160 000 âmes : Karikal, sur la même côte, avec un territoire peuplé de 93 000 habitants; Yanaon, sur la côte des Gircars (0000 hab. : Chandernagor 33000 hab.) sur rHougly, un peu en amont de Calcutta, ville en décadence, et pourtant dans une heureuse position sur un bras navigable du Gange, où nous avons libre navigation aux termes du traité de ÎSH. Mais à <|uoi sert la libre navigation quand on ne possède pointles territoires environnants? Enfin Mahé (8000 hab.) sur la côte de Malabar, est possession française.

Nos colonies de l'Inde font un commerce de ^0 à S) millions, sur la somme desquels la France compte pour moins d'un million. L'intérêt anglais y prédomine parlent, et pendant ces dernières années, Pondichéry étail devenue une sorte de port privilégié servant à l'écoulement des produits de l'Inde anglaise vers nos propres colonies, en raison même de sa qualité de territoire français ; ou bien des capitalistes anglo-indiens y installaient des industries pour faire loi'l aux noires dans noire empire colonial. Le Parlement français a dû couper court à ces manœuvres.

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