II. — Nouvelle-Calédonie ei dépendances
La Nouvelle-Calédonie aété annexée par la France en 1853- 1854, au moment où la Grande-Bretagne, engagée alors avec nous dans la guerre de Grimée, se préparait à nous devancer, comme elle l'avait fait pour la Nouvelle-Zélande, grâce à l'indiscrétion d'un de nos officiers. Le groupe comprend la Nouvelle-Calédonie proprement dite, les îles Loyalty ou Loyauté et Yîle des Pins; c'est au total une surface de 21000 kilomètres carrés. L'île principale mesure 18500 kilomètres carrés, un peu plus de deux fois la Corse. Elle se compose d'une série de massifs montagneux où dominent les roches cristallines, et dont le point culminant est le piton de Panié (1642 m.). Soumise au régime des moussons, la Nouvelle-Calédonie est assez humide et cependant salubre, comme le prouve la prospérité des familles françaises qui s'y sont lixées. En dépit des nombreuses découpures du rivage, baies deCanala, de Bourail, <le Nouméa, l'accès est difficile, car il faut franchir d'abord, presque partout, pailles (lasses étroites, une longue barrière de coraux. La Nouvelle-Calédonie est spécialement riche en métaux : elle est jusqu'ici la régon du monde la plus riche en nickel: on y signale aussi la /touille, l'antimoine, le cobalt et même l'or en petite quantité. L'immigration de familles françaises y a amené un développement satisfaisant de l'agriculture : la culture du caféier, de Y ananas et du tabac semble y réussir, comme l'élevage que l'on avait beaucoup trop développé jadis au détriment de la culture.
L'ile renferme 52000 habitants, dont 30000 Canaques, que le contact de notre civilisation fait très rapidement disparaître. Quant aux colons européens, on en compte 22000, parmi lesquels il y a malheureusement 15000 condamnés ou anciens forçais. La transportation pénale est le fléau «le ce beau pays.
Pourtant l'extraction du nickel et sa fusion dans les hauts fourneaux de Nouméa est une industrie déjà active : des
mines de (lu nu lu et de Thio on extrait 60 à 70000 tonnes de minerai.
C/st à peu près exclusive men l cette exploitation m i né râle qu i «tonne lieu à un commerce d'exportation d'une douzaine; de millions pai- an et ipii nécessite des importations pour une somme à peu près égale. La plusgrande partie du commerce si; l'ail avec la France et par paquebots français. Les navires des Messageries Maritimes vont de Marseille à Nouméa, capitale de l'île (5000 hab.), en S.0 jours environ.
Bû ci'
Fis. i'
S /O a ZS S Si eàp/c/j.
La rade «le Nouméa.