LA DÉFENSE DU TERHITOIRE. 2S
compose, à cet effet, de navires de types trôs difTérenls, cuirassés à la puissante artillerie, croiseurs rapides, destinés aux croisières et à la poursuite des navires marchands, torpilleurs préposés à la garde du littoral, où ils se tiennent prêts à surj)rendre un ennemi trop aventureux.
Le soin de la défense des côtes et de l'armement des vaisseaux de guerre est réparti entre les cinq arrondissements maritimes de Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon. Dans chacun de ces grands ports réside un préfet maritime. Les iiifjénieurs des constructions navales dressent les plans des navires^ en surveillent
Fig. 19. — Sous-marins.
l'exécution, président aux réparations et travaux d'entretien. Les marins sont recrutés parmi les inscrits maritimes ^ des départements côtiers, dont le service dure en théorie jusqu'à cinquante ans, et qui reçoivent, en échange, certains privilèges commerciaux pour la pêche et la navigation. Le nombre de ces inscrits oscille de loOOOOà 180 000. Les ofliciers sont instruits à l'École navale, dont le siège est à Brest, et à VEcole supérieure de In marine, récemment créée.
Nos escadres réunissent environ 515 bâtiments de combat, parmi lesquels 34 cuirassés d'escadre, 5 cuirassés de croisière, 8 garde-côtes, 8 canonnières cuirassées, 52 croiseurs de diverses catégories, montés par 40 000 matelots. Du ministère de la Marine dépendent aussi les troupes d'infanterie et d'artillerie de la marine, comprenant environ 20 000 hommes.
i. L'instruction maritime, instituée par Golbert, date de l(i68.