Cette surlace se répartit de la faron suivante
Forêts nationales 100 000 hectares.
Bois communaux 1 915 000 —
Propriétés partiruliorc's G 500 000 —
Proportion de la surlacc boisée à l'étendue totale :
En Russie 50 p. 100 du territoire.
En Scandinavie 48 —
En Autriche-Hongrie 33 —
En Suisse 29 —
En Allemagne 23 —
nANCE. 19
magnifiques bois de pins géants sont incendiés à chaque instant, par des bergers qui veulent étendre le domaine de la pâture. La forêt de Chaux (Jura, 19000 hectares), les forêts de Ouillan (Pyrénées, 11000 hectares) et de Dabo (Vosges) sont les plus vastes de nos forêts de montagnes. Mais, bien que les hautes terres soient prédestinées à un grand développement de la végétation sylvestre, on la trouve aussi dans les plaines fluviales et sur les
Fig. 20. — Châtaigniers.
(Collection des Guides Boule : Lozère.)
massifs isoles : au sud-ouest, les forêts des Landes, les plus importantes de France par l'étendue totale (274 000 hectares); dans la région charentaise, la Braconne (4000 hectares) ; dans le bassin de Paris, la forêt d'Orléans (.38000 hectares), la première de toutes pour la superficie d'un seul tenant. Elle occupe à peu près le centre d'une courbe qui comprend, à l'ouest, les forêts de Loches et d'Amboise, de Breleuil, de Conches et d'Ecouves; à l'est, celles de Rambouillet (13000 hectares), Saint-Germain, Sénart, Fontainebleau (17000 hectares), Chantillq, Compiègne ( 1 4 000 hectare s) et Vil l ers- Cotterets ( 1 2 000 hectares) . L'exploitation méthodique des forêts, pour la charpente {futaies) et la consommation courante {taillis), doit rapporter environ 250 millions de francs annuels, auxquels
il faut ajouter la valeur des produits secondaires {résine, liège, poix, etc.)'.
Cultures alimentaires. — Au premier rang des cultures alimentaires de la France se placent les céréales, Froment, -avoine, orge, seigle. Quoique la concurrence étrangère rende, depuis quelque temps, leur culture beaucoup moins rémunératrice, on leur consacre toujours de vastes surfaces (15 millions d'hectares, 29 à 30 p. 100 du territoire), qui ne peuvent rivaliser, d'ailleurs, pour l'étendue avec les espaces affectés à cette précieuse exploitation par l'Amérique du Nord, la Russie et l'Inde, et qui restent aussi inférieures proportionnellement à ceux que lui consacre la Belgique (33 p. 100 de la surface totale). Quant au rendement total, il est évalué, en France, année moyenne, à 250 millions d'hectolitres, chiffre qui nous met après la Russie (580 millions) et les États-Unis (560 millions), et au même rang que l'Allemagne où, d'ailleurs, la quantité de blé récolté est beaucoup moindre.
Les blés, plantes robustes, se plient à des conditions climatiques assez variables, mais réussissent surtout dans les plaines fluviales ou tertiaires peu élevées, comme Flandre, Artois, Picardie, Ile-de-France (Brie), Orléanais (Beauce), Guyenne. Ils s'accommodent moins de la sécheresse et du sol rocailleux qui caractérisent les pays méditerranéens. Tandis que l'hectare en Flandre donne un rendement moyen de 23 à 33 hectolitres, il n'en fournit ailleurs que 15 à 16. Nous avons, du reste, beaucoup gagné-. Mais nos récoltes (105 millions d'hectolitres, année moyenne) ne suffisent pas aux besoins du pays. C'est surtout le résultat d'une consommation plus intense ^
L'avoine contribuait jadis, avec le blé, à la nourriture des populations rurales. Toutefois sa culture n'a pas décru avec les progrès de celle du blé. Elle s'est, au contraire, développée à mesure que s'élevait notre richesse en