Bouches-du-Rhône ) g^^ ^q^^ ^.^^^ ^^^jj^ Yonne S
Charente
Saône-et-Loire <6à80Û000.
Gôte-d'Or
Lot-et-Garonne
Haute-Garonne \ 5 à 700 000.
Var
2 millions d'hectares, dont la production s'élève, selon les années, à 30 ou 40 raillions dhectolitres, et dont la valeur est estimée à 800 millions de francs. ]\Ialheureusement, durant la crise, quelques pays voisins, que la maladie visite, d'ailleurs, à leur tour, ont pris, sur beaucoup de marchés, la place laissée vacante par la diminution de nos récoltes.
Les arbres fruitiers. — Bien d'autres cultures arborescentes contribuent à l'alimentation générale et au commerce. Le fruit du châtaignier remplace encore malheureusement le pain pour certaines populations des Alpes, des Pyrénées et, surtout, du Massif central, et fournit une récolte valant une cinquantaine de millions. Le noyer, xno\xi?> résistant, est surtout répandu dans le Périgord, la Saintonge, le moyen Limousin, où la noix est tantôt consommée comme fruit, tantôt réduite en huile comestible. Les orangers et les citronniers ne trouvent un climat favorable que dans les cantons les plus chauds et secs de notre Provence et du comté de Nice. En revanche', les pommiers et poiriers, arbres robustes et rustiques, auxquels il faut une température plus égale que chaude, réussissent dans la France maritime et les provinces de l'Ouest où l'influence adoucissante de l'Océan sefait encore sentir (Normandie, Bretagne, Anjou, Poitou, Maine, Perche, etc.) et d'où la vigne est absente. La fabrication des cidres et poirés atteint, bon an mal an, 12 à 15 millions d'hectolitres. L'abricotier, le pêcher, le prunier, le cerisier peuplent nombre de vergers dans les régions les plus diverses, mais se plaisent surtout dans les provinces à chaleur vive. Le fraisier esl une culture régulière de la banlieue maraîchère des villes et de la Bretagne maritime. A titre de primeurs, beaucoup de départements méridionaux fournissent du ra/sm de /a6/e, cultivé en treilles, inférieur, du reste, en réputation au chasselas célèbre, moins précoce, de Fontainebleau et de Thomery. Cette diffusion des cultures fruitières n'est pas un des moindres indices de l'aptitude du sol français.
Les fleurs. — Aux environs de Paris et d'Orléans, mais plus encore en Provence, les fleurs sont l'objet d'un commerce important. Dans le seul département des Alpes- Maritimes, la cueillette florale représente une valeur de là millions de francs.
Cultures industrielles. — Les principales cultures industrielles sont celles de la betterave, du chanvre, du lin, du mûrier, du tabac et du houblon. On peut, d'ailleurs, faire observer que presque tous les végétaux alimentaires, et, d'une manière générale, toutes les productions végétales, sont devenus, aujourd'hui, à quelque degré, des objets d'industrie. Après la pomme de terre, c'est la betterave dont la culture s'est le plus rapidement développée sur notre territoire, dans le courant du xix' siècle. Les surfaces consacrées à cette plante, qui ne comprenaient que 45 à 50000 hectares en 183U, s'élevaient à 615 000 en 1892, 750000 en 1900. Elle veut un climat de chaleur moyenne, humide, et une terre assez riche. La betterave fourragère, qui donne au bétail une alimentation saine, se rencontre dans tous les pays d'élevage. L'autre est surtout cultivée dans nos provinces d'Artois, de Flandre, de Picardie, où toutes les conditions favorables se trouvent réunies : sol riche et bien soigné, pluies abondantes . Sur les 1 50 millions de quintaux métriques récoltés dans une bonne année moyenne et valant environ 350 millions de francs, les cinq départements de l'Aisne, du \ord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de lOise ont la part prépondérante, avec une production de 75 millions de quintaux, valant environ 125 millions de francs. Malgré les progrès considérables réalisés de ce chef, la France n'est qu'au deuxième rang, avec l'Autriche-Hongrie, mais après l'Allemagne, parmi 1-es États producteurs de betterave.
Les plantes textiles^ lin et c/iftnt're, occupent, au contraire, une surface de plus en plus restreinte. On en produit pour 28 millions de francs; on en consomme moitié moins qu'il y a quarante ans, parce que certaines industries, la fabrication des toiles à voile et des cordages en particulier, sont en décadence. En outre, le commerce étranger (Russie, Allemagne) en importe à très bon compte, rendant toute concurrence impossible. Cependant 200 000 hectares de notre sol sont encore cultivés en chanvre et en lin dans toutes les terres riches en cours d'eau ou en humidité, en Flandre, en Bretagne et dans les pays d'Ouest, en Guyenne, Bourgogne et Lorraine. Des primes ont été accordées à ces cultures.
Nous avons vu quelles conditions géographiques sont nécessaires au mûrier. Cet arbre méridional, qui fournit la
nourriture du ver à soie, se trouve eu assez grand nombre dans la vallée du bas Rhône, depuis le confluent de la Drôme. Mais il n'est pas assez développé en France pour nous permettre de repousser le tribut des soies étrangères.
Le tabac, qui s'accommode de conditions climatériques très diverses, mais qui donne aussi, suivant la température et le sol, un produit de valeur fort inégale, n'est planté que moyennant une autorisation de l'État. Le gouvernement s'est, en effet, réservé le monopole de l'achat au producteur et de la vente au public. La surface cultivée est en moyenne de 10000 hectares, répartis surtout entre les déparlements septentrionaux, les pays de Guyenne et de Gascogne, puis la vallée moyenne du Rhône.
Le houblon, qui sert à la fabrication de la bière, couvre de vastes superficies dans la France du Nord et du Nord- Est, en Flandre, en Lorraine, en Bourgogne. Malheureusement, notre manie de préférer les produits étrangers aux nôtres, sans aulre raison que la vogue, fait grand tort à cette culture industrielle.
Les graines oléagineuses, colza, œillette, navette, sont produites dans nos pays humides, tempérés, riches de terroir, du Nord et du Nord-Ouest. Mais, d'une part, l'étranger importe ces graines en grande quantité et à bon compte sur nos marchés; et, d'autre part, la consommation des huiles végétales d'éclairage diminue devant les progrès du pétrole, du gaz, de la lumière électrique.