Ttiiers et Araffo entre autres
3° Paris à Dunkerque, par Creil, Amiens-Longneau, Arras et llazebrouck (305 kil.);
4<* Paris à Lille, par Longueau, Arras et Douai, avec prolongements sur Gaïad, par Roubaix et Tourcoing; sur Bruxelles et Anvers, par Tournay ou par Valenciennes et Mons (247 kil.) ;
5° Paris àMaubeuge (etNamur, Liège, Aix-la-Chapelle, Berlin, Pétersbourg"), par Creil, Compiègne, Tergnier, Saint-Quentin (229 kil.);
6° Paris à Hirson (Xamur et Liège), par Soissons et Laon ^197 kil.);
Trois lignes transversales sont à signaler : celles de Dunkerque ou Calais à Hirson (Hazebrouck, Lille, Valenciennes, Avesnes) ; d'Amiens à Laon par Tergnier ; et de Compiègne à Villers-Cotterets ou Soissons.
II. Compagnie de l'Est. — La Compagnie de l'Est (5000 kil.; dessert lIle-de-France orientale, la Champagne et la Lorraine. Sauf à l'extrémité du trajet, vers les Vosges qui, du reste, ont été tournées plutôt que percées, c'est un domaine sans accident notable où l'étal^lissement du réseau fut relativement facile. On doit y citer quatre grandes lignes :
1" De Pai'is h Givet (Cliarleroi, Xamur et Liège), par Meaux, Epernay, Reims, Mézières-Charleville (324 kil.);
2° De Paris à Verdun (et Metz), par Epernay, Châlons-sur- Marne, Sainte-Menehould (155 kil.). Cette ligne emprunte, pour travei-ser l'Argonne, le défilé des Islettes;
3° De Paris à Avricourt (ligne d'Alsace) et d'Avricourt vers Strasbourg, Munich, Vienne et Constantinople ou Salonique, par Châlons, Vitry-le-François, Bar-le-Duc, par Toul, Nancy, Lunéville (410 kil.). Cette ligne, qu'emprunte l'Express-Orient, traverse les Vosges par le tunnel de Saverne ;
4° De Paris à Belfort (ligne de Suisse) et Mulhouse ou Bàle, le Gothard et Milan, qui passe, en France, à Troyes, Chaumont, Langres et Vesoul (443 kil.).
A ces grandes voies, il faut ajouter les lignes frontières de la Meuse et des Vosges. La première part d'IIirson, point d'arrivée de celle qui vient de Calais, et rejoint Nancy par Mézières, Sedan, Verdun, Commercy, Pagny-sur-Meuse. La seconde va de Nancy à Belfort par Lunéville et Epinal.
III. La Compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée (9000 kil.) étend un réseau assez lâche sur un domaine aussi vaste que varié : fragment de T Ile-de-France, Mvernais, Bourgogne,
Franche-Comté, Bourbonnais, Auvergne, Savoie, Dauphiné, Provence, partie du Languedoc, pour aboutir aux frontières italienne et suisse ainsi qu'aux ports méditerranéens. C'est à peu près un quart de la France et c'en est la partie la plus accidentée. Aussi l'établissement de ce réseau a-t-il été coûteux et difficile, surtout en ce qui concerne les lignes latérales qui desservent le Jura ou traversent l'Alpe savoyarde, bien plus encore pour la grande ligne dite du Bourbonnais qui franchit le Massif central. On estime que les travaux d'art réalisés par cette Compagnie représentent près du tiers du coût de construction de tous les chemins de fer français (soit .3 milliards et demi), pour un quart à peine de la longueur totale de nos voies ferrées. Parmi ces traA'aux, citons le grand tunnel improprement appelé du monl Cenis, à la base du col de Fréjus (12 kil. .500), construit de 1866 à 1871 ; celui de la Nei^lhe (4 kil. 700), sous les monts de l'Étoile, près de Marseille; celui de Blaisy-Bas (4 kil.), qui traverse le seuil de la Côte-d'Or ; enfin, le tunnel des Brenets dans le Jura.
Deux artères majeures sillonnent le domaine de la Compagnie du Paris-Lyon :
\° Paris à Marseille, par Melun, Moret, Montereau, Laroche, Tonnerre, Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Lyon, Valence, Avignon et Tarascon-Beaucaire (863 kil.). Cette ligne, qui franchit les monts de la Côte-d'Or au tunnel de Blaizy-Bas, dirige quatre embranchements principaux : a) sur Berne et Lausanne (Auxonne, Dôle, Pontarlier, le val de Travers et le col de Jougne); b) sur Genève, de Màcon et Lyon, par Culoz ou par Bellegarde et le tunnel du Crêt d'Eau; c) sur Turin, par Culoz, Chambéry, Modane et le tunnel du Fréjus; d) sur Gênes, de Marseille, par Toulon, Cannes, Nice, Monaco, Menton et Vintimille ;
2" Paris à Cette (ligne du Bourbonnais), par Moret, Montargis, Gien, Nevers, Moulins, Saint-Germain-des- Fossés, Clermont - Ferrand, Arvant, Alais, Nîmes et Montpellier (801 kil.).
Les lignes transversales intéressantes sont au nombre de cinq: 1» Dijon à Nevers, par Chagny, le Creusot et Autun ; 2° Lyon à Belfort, par Bourg, Lons-le-Saunier, Besançon, Monlbéliard; 3" Lyon à Marseille (ligne des Alpes), par Grenoble, Gap, Aix, avec de nombreux embranchements sur les vallées alpestres ; 4° Saiut-Germain-des-Fossés à Lyon, par Roanne; 3° Clermont à Lyon par Saint-Etienne.