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LE RELIEF DE LA FRANCE. — SYSTÈMES EXTERIEURS. LES PYRÉNÉES

Sommaire.

Les Pyrénées. — Système de chaînes. Composition très variée : noyau.\ cristallins, granits, schistes anciens, calcaires. Opposition entre le versant nord et le versant sud. Divisions en deux parties : Pyrénées orientales et Pyrénées occidentales.

Dimensions, formes, et rôle des Pyrénées dans le relief français. — Le système montagneux des Pyrénées se dresse en bordure sur Tune des frontières des pays français, au sud-ouest, comme les Alpes, le Jura et les Vosges à Test. Mais c'est une bordure d'une continuité singulièrement mieux caractérisée et beaucoup plus nettement séparative que nos autres montagnes frontières. Les Pyrénées se distinguent aussi de nos autres systèmes montagneux, parce qu'elles se développent dans une région d"un climat à la fois plus chaud et plus sec, si Ton fait exception du sud des Alpes. Si c'estun trait caractéristique de cette chaîne montagneuse de se développer entre deux mers, on doit beaucoup plus remarquer encore qu'au sud des Pyrénées s'étendent des plateaux vastes et massifs qui sont des surfaces dasséchement et, par là, contribuent à l'appauvrissement des petits glaciers, des champs de neige et des eaux courantes de la région pyrénéenne. Si l'on observe aussi que la Méditerranée est une mer sur les bords de laquelle règne la sécheresse, et que la masse du plateau espagnol intercepte pour les Pyrénées une partie des vents d'ouest, on comprendra le rôle hydrographique restreint de ces hautes et belles montagnes.

Les Pyrénées proprement dites, mesurées entre le cap Creus et la Bidassoa inférieure, occupent une longueur d'environ 440 kilomètres, suivant une ligne qui passe par ses crêtes les plus importantes ; leur largeur varie depuis les minces pédoncules montagneux de ses extrémités orientales et occidentales jusqu'aux masses du centre qui comprennent 1"20 kilomètres entre France et Espagne. Masse principale et dépendances couvrent une superlicie d'environ .50000 kilomètres carrés.

Dans l'ensemble, les Pyrénées sont loin de présenter une masse comparable à celle des Alpes. Leurs sommets les plus majestueux sont inférieurs de plus de 1 000 mètres à ceux de la région alpestre, mais, par suite de leur remarquable continuité, les crêtes pyrénéennes ont une intluence sépara tive considérable pour le petit volume que représente ce soulèvement. C'est à proprement parler un système de chaînes, bien que ce caractère apparaisse plus nettement

Fig, 4. — Brèche de Roland.

(Cliché L. Briet.)

au-dessus de la plaine française, en raison du contraste, que si l'on observe les Pyrénées du haut des plateaux adjacents de l'Espagne. On compare souven-t les Pyrénées au système du Caucase.

Composition du sol et principales formes de relief. — Le système montagneux des Pyrénées a été formé par une série de mouvements du sol dont les derniers semblent remonter, comme ceux qui ont dessiné le système alpestre, à l'époque tertiaire. Cette constatation ne doit pas nous entraîner à considérer les Pyrénées et les Alpes comme un seul et même système ; y eùt-il entre les deux groupes de

montagnes des jonctions souterraines, qu'ils n'en seraient pas moins nettement séparés. Or, la géographie n'a à se préoccuper que du relief tel qu'il est actuellement : l'étude de ses formes antérieures appartient au géologue, puisque ce passé n'a aucune espèce d'influence ni sur la répartition des climats, ni sur la nature des eaux courantes, ni sur le mode de séparation des divers peuples.

Les montagnes pyrénéennes sont composées de roches très variées et que les forces orogéniques ont placées dans des positions très différentes. Les Pyrénées renferment un certain nombre de noyaux cristallins, des granits, dont il y a une grande quantité dans la région orientale, et quelques îlots dans le centre; à cette nature de sol appartiennent les monts Albères, puis le massif que surmonte la Maladelta, enfin d'autres pointements de beaucoup moindre importance, dans les Pyrénées occidentales, entre la Nive et la Bidouze.

Beaucoup plus considérable est la masse des schistes anciens qui enveloppent et encadrent la charpente granitique, en partie dissimulée, des Pyrénées, Ces schistes se présentent en masses de plus en plus considérables à mesure qu'on va d'est en ouest.

Les roches de calcaires jurassiques occupent très peu d'espace dans les Pyrénées; mais les étages delà craie sont représentés sur les deux flancs de la montagne. Dans le massif du mont Perdu, les calcaires numrauliliques ont été relevés jusqu'à 3350 mètres d'altitude.

Les forces qui ont sculpté les Pyrénées n'ont pas travaillé de même le versant nord et le versant sud. Le versant espagnol a été fracturé, découpé en nombreuses sections; toutefois, la disposition des couches déposées n'a pas été profondément modifiée; au contraire, sur le versant français les assises ont été énergiquement contournées et disloquées, d'où la lourdeur des formes sur le versant méridional, leur élégance et leur netteté sur le versant du nord. Dans l'ensemble, la partie orientale des Pyrénées a été beaucoup plus fracturée que les parties centrales et occidentales.

Pendant l'époque glaciaire, les glaciers pyrénéens, qui semblent d'ailleurs avoir été moins étendus et moins volumineux que les glaciers alpestres, ont cependant contribué à modifier l'architecture de la masse. Ainsi, un grand gla-

cier recouvrait toute la région où est actuellement le cirque de Gavarnie, la vallée du gave de Pau, et venait se terminer au nord de Lourdes. Parmi les œuvres les plus remarquables de l'érosion glaciaire, on peut citer les grands cirques des Pyrénées centrales et occidentales.

Ces phénomènes n'ont été bien étudiés qu'à une date toute récente. L'aspect que présentaient les montagnes sur le versant français, le plus humide et le plus exposé à l'érosion, celui que les glaciers avaient le plus remanié, a fait croire longtemps à une excessive simplicité de la chaîne pyrénéenne. On sait aujourd'hui que cette masse, dont l'architecture, vue de la plaine française, nous paraît si simple, se compose d'une série de plateaux montagneux juxtaposés, mais entre lesquels existent de remarquables cassures très visibles du côté espagnol. Au sud, en effet, on distingue nettement tous ces îlots qui dessinent un réseau de cassures orientées, tantôt de l'ouest-nord-oucst à l'est-sud-ouest, tantôt, comme dans les Pyrénées orientales, de l'ouest-sud-est à l'est-nord-est. S'il y a apparence de muraille du coté de la France, cela est dû à la plus grande usure de l'érosion.

Division des Pyrénées. — 11 est fort difficile d'imaginer une division rigoureuse des montagnes pyn'n ennes , même si on les considère dans leur aspect espagnol aussi bien que dans leur paysage français. Si l'on observe de préférence la nature des formes, on est tenté de séparer la chaîne en deux parties que limiterait l'enclave caractéristique du val d'Aran. Mais des deux côtés du val d'Aran, à l'ouest et à l'est, il y a de puissants massifs et de hautes crêtes qui constituent un ensemble souvent appelé hautes Pyrénées ou Pyrénées centrales. Cependant la division des Pyrénées en deux parties, surtout appliquée à leur région française, présente l'avantage de bien mettre en relief la supériorité de la partie occidentale en glaces, en neiges et en eaux courantes, sur la partie orientale qui est beaucoup plus sèche. On pourrait dire qu'il y a, d'un côté, des Pyrénées soumises au climat atlantique et, de l'autre, des Pyrénées soumises à la sécheresse du climat méditerranéen. A cet égard, les aspects sont très contrastants, et il y a intérêt à les faire valoir, bien que l'on ne puisse déterminer rigoureusement le point ni même la région où les paysages changent nettement de caractère. Nous adopterons donc la division en deux parties, qui est tout à fait caractéristique pour le versant français.

Les Pyrénées orientales. — Les Pyrénées orientales se composent essentiellement de trois masses de montagnes de médiocre altitude, les Albères, le massif du Canigou et le massif de Carlitte, puis d'une région beaucoup plus haute, dans la fraction occidentale qui confine au val d'Aran. A celte première série de hauteurs importantes s'adossent au nord des contreforts que Ton désigne sous le nom général de Petites Pyrénées.

Le groupe des monts Albères compris entre le cap Creus et les sources du Tech, limité au sud vers l'Espagne par la vallée de la Muga, forme des croupes granitiques d'une médiocre élévation, dont les plus hauts sommets n'atteignent pas 1300 mètres. Mais ce sont des granits aussi dénudés et âpres que ceux de la Bretagne, sans enveloppe ée. terre végétale et couverts d'herbages et de forêts : c'est la marque du climat asséchant de la Méditerranée. Les contreforts qui se développent sur la plaine du Roussillon sont d'ailleurs beaucoup moins dénudés que la haute montagne. On fait parfois aller les monts Albères jusqu'au pic de Coslabona (2-565 m.), qui n'est à vrai dire que la terminaison d'un autre massif granitique compris presque en entier sur le territoire espagnol.

La masse du Canigou 2 78.5 mètres au point culminant) est beaucoup plus considérable que le groupe précédent et s'allonge du sud-ouest au nord-ouest. Il est granitique comme les Albères. Jusqu'à l'exploration scientifique du mont Bhmc, le Canigou, qui se détache majestueusement sur l'horizon avec une belle forme de pyramide, passa pour la plus haute montagne d'Europe. La partie espagnole du même massif est la sierra del Cadi : Canigou et sierra del Cadi se nouent ensemble dans la masse du Puigmal (-2909 m.). C'est encore un massif granitique, mais beaucoup plus haut que les précédents, que le massif de Carlitte (2 920 mètres au point culminant). D'ailleurs, sa masse est très remarquablement déchiquetée par les érosion.s glaciaires des âges géologiques antérieurs; ses pentes sont semées de grosses roches et d eboulis de cailloux. Le Carlitte est nettement isolé par les vallées de la Tet, de l'Aude et de l'Ariège.

On pourrait appeler Grandes Pyrénées orientales les hauteurs qui se développent à l'ouest de la vallée du haut Ariège et qui présentent une crête continue jusqu'au

val d'Aran. Sans cols ni brèches qui entament sensiblement la masse, cette chaîne se développe de lest-sud-est à l'ouest-nord-ouest, ce qui est une orientation fréquente des chaînes pyrénéennes ; dans ces parages, l'altitude moyenne n'est guère inférieure à 2 500 mètres. On y voit déjà quelques-uns des plus hauts pics des Pyrénées, le pic de Montcalm 3080 m.), le mont yallier{1^Ù) m.) et le pic de Maubermé (2 880 m.); on est déjà dans les Grandes Pyrénées .

Les Petites Pyrénées baslionnent au nord les chaînes d'élévation progressive que nous venons de nommer. Au massif de Carliite et au petit massif de Madrés^ entre la Tet et l'Aude, s'enracinent les Corbières, mélange de hauleurs de schistes et de grès d'altitudes très différentes, mais toujours médiocres : leur point culminant est au puy de Bugarach 1*231 m.), h. l'ouest de l'Aude se développent les Pyrénées ariégoises, auxquelles on a quelquefois appliqué le terme erroné de Corbières occidentales ; la partie la plus importante est le massif de Tabe avec le haut pic de Tabe (2 349 m. ; beaucoup moins élevés sont les deux chaînons de la foret de Bivarenert et de \a forêt de Fouyaron. Plus au nord de ces trois groupes, un dernier gradin est formé par le Plantaurel, dont les croupes ne vont pas au delà de 500 ou 600 mètres.

Les passages sont nombreux dans la moitié orientale des Pyrénées, exception faite d« la grande chaîne qui s'étend entre le haut Ariège et le val d'Aran. Ce n'est pas, à vrai dire, un col que le passage du Perthus qui fait communiquer, à 280 mètres d'altitude seulement, Perpignan et Barcelone, par les vallées du Tech et de la Muga. Le col de la Perche (1600 m.) est franchi par une belle route carrossable qui se glisse entre les roches de granit et met en communication facile Perpignan et Saragosse. La route de Toulouse à Saragosse par le col de Piiymorens francliitdéjà les arêtes montagneuses à plus de 1 900 mètres; il a fallu de rudes travaux pour unir les vallées de la Sègre et de l'Ariège dans la haute montagne où se dresse Je mont Vallier. Les ingénieurs ont reconnu le port de Salaii (2052 m.) qui serait le point le mieux choisi pour franchir en tunnel les Pyrénées et en assurer la traversée rapide par chemin de fer.

Les Pyrénées occidentales. — Sous ce titre général de Pyrénées occidentales, on comprend deux zones montagneuses qui dilîèrent presque Tune de l'autre. D'abord entre le val d'Aran et le Vignemale se développe une zone de très hautes montagnes ; puis, à partir de là, les crêtes s'abaissent graduellement.

La partie haute des Pi/rénées occidentales s'étend sur une longueur d'environ 130 kilomètres; par l'altitude, elles sont bien la continuation des hautes Pyrénées de la partie orientale, mais elles en diffèrent jiar la composition du sol et par le climat, qui est beaucoup plus humide et rend le paysage de plus en plus verdoyant à mesure qu'on se rapproche du golfe de Gascogne. Dans cette section des Pyrénées, les affleurements primitifs ne se manifestent qu'aux points culminants; ce qui domine désormais, ce sont les schistes, puis des formations calcaires et crétacées. Un rempart formidable se dresse à de grandes hauteurs, sans que les saillies s'élèvent beaucoup au-dessus delà ligne de crêtes : les entailles y sont rares et la crête n'est entamée que par d'âpres sentiers de mulets ou par des pistes de chasseurs de chamois.

Mais cette large barrière montagneuse n'a pas l'unité qu'on lui prête quand on la voit de la plaine française : en réalité, il y a là deux chaînes qui sont distantes l'une de l'autre de 15 à 20 kilomètres. Du val d'Aran divergent, vers le nord, une première croupe, la moins continue, la plus basse, et, vers le sud, une autre arête, celle-là inflexible ou fort peu entaillée; c'est laréte du sud qui porte les masses les plus considérables et les plus beaux sommets des Pyrénées.

La première partie de cette chaîne méridionale, la Maladetta, égale aux masses les plus puissantes des Alpes et du Caucase, est comprise tout entière sur le territoire espagnol. Les roches granitiques y prédominent encore. C'est là que se dresse le pic d'Anéthoa ^3 404 m.), point culminant des Pyrénées. A l'ouest de la puissante Maladetta, la crête forme des sommets presque aussi élevés, le Posets (3367 m.), le mont Perdu (3 252 m.), dont la tête chargée de glaciers domine la brèche de Bolland (2 804 m.) et le cirque de Gavarnie; le Marboré (3227 m.), énorme cylindre couronné de neiges; le Vignemale (3 290 m.), avec des névés en ponte au-dessus du gave de Pau. Ensuite", l'alti-

lude diminue. Le Balaïtoiis (3146 m.), le pic du Midi d'Ossan (2 887 m.), le pic d'Anie (2 504 ra.), qui marque, au-dessus de la vallée du gave d'Aspe, le raccordement des deux chaînes, indiquent un abaissement graduel du rempart méridional.

La chaîne du nord continue l'orientation des Pyrénées orientales : elle est découpée en tronçons par les affluents de la Garonne ou del'Adour qui sont nés sur les flancs de la croupe méridionale. On y remarque pourtant encore deux massifs imposants : celui de Néoiwielle (3 092 m.) et celui de Bigorre surmonté d'un observatoire météorologique au pic du Midi (2 877 m.).

La chaîne méridionale compte en Espagne des contreforts importants. En France, c'est un plateau médiocre qui s'adosse aux Grandes Pyrénées, le plateau de Lannemezan, à peine élevé de 600 mètres et qui est sillonné par un éventail de rivières. Ce plateau représente l'ancien cône de déjection des glaciers pyrénéens des âges géologiques antérieurs.

C'est dans cette première section des Pyrénées occidentales que l'on observe le plus grand nombre de cirques, et en particulier le cirque de Gavarnie, dont les glaciers et les neiges, semés sur des gradins gigantesques, et donnant naissance à des cascades de plusieurs centaines de mètres, alimentent le gave de Pau.

C'est là une des régions les plus difficiles à passer des Pyrénées. La route de Bagnères-de-Luchon à Venasque franchit le port de Venasque à plus de 2 400 mètres d'altitude. Le port du Plan (2 300 m.) est passé par la route de Toulouse à Saragosse à une altitude analogue. Certains sentiers, comme celui du Plan d'Oo, n'entaillent la crête qu'à 3000 mètres de hauteur.

Mais déjà, à cause de la plus grande proximité de l'Atlantique, la montagne est plus riche en glaces, en neiges et en eaux ; elle est mieux pourvue aussi de vallées et de prairies sur le versant français. Ces caractères s'accentuent dans la section plus basse qui fait suite à cette région de Pyrénées grandioses. Déjà le pic d'Orhij ne culmine plus qu'à 2 017 mètres. Si les routes sont d'accès encore difficile jusque vers le col de Boncevaux (1 057 m.), elles sont beaucoup moins élevées. A l'est, d'Oloron à Jaca, par le col de Canfranc ou Soport (1640 m."» se glisse une voie carros-

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sable, et, à l'ouest, \e porl de Vélale (870 m.) est également traversé par une bonne roulo, 1res fréquentée, qui mène de Bayonne à Pampelune.

De la région basse des Pyrénées occidentales se détache en France un contrefort qui détermine la frontière hispanofrançaise. Les diiïérents rameaux qui le composent se développent entre la Nive et la Bidassoa, avec la Rhune(900 m.) comme point culminant. Le chemin de fer de Paris à Madrid par Saint-Jcan-de-Luz et Saint-Sébastien quitte le territoire français dans cette région.

Résumé. — En résumé, les Pyrénées, extrêmement sèches dans la plus grande partie de leurs montagnes orientales, deviennent au contraire riantes, riches en eaux courantes et en verdure dans leur moitié occidentale, du moins sur les versants français. Elles sont une barrière difficile à franchir entre les pays français et les pays espagnols ; mais Tàpreté de leurs crêtes et leur grande altitude moyenne ne contribuent pas seules à l'efficacité de cette séparation. Ce qui a gêné les communications entre les deux peuples, c'est que, aux montagnes olles-mèraes, s'adossent, du côté de l'Espagne, de grandes étendues de plateaux pierreux; l'étendue de la zone pauvre qu'il faut traverser a nui plus encore que la montagne elle-même aux communications des deux peuples voisins. Par leur beauté majestueuse, par la pureté du ciel du pays où elles s'élèvent, les Pyrénées françaises exercent un grand charme d'attraction sur les voyageurs de tous pays ; et c'est un contraste saisissant pour le touriste que de trouver au centre et à l'ouest, dans nos vallées françaises, un ciel bleu, d'admirables eaux courantes, des bois épais et des vallées verdoyantes.

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