LES CÔTES DE LA MÉDITERRANÉE
profond golfe de Gascogne frappent la terre basse, la rongent et rejellent le sable en dunes de 10 à 90 mètres de hauteur, couvrant, sur une longueur de 200 kilomèlres, une superficie d'au moins 00 000 hectares. Leur vitesse de translation avait été accélérée par l'imprudente avidité des habitants, qui avaient abattu de grandes forêts décrites dans les documents du moyen âge. Derrière les dunes désormais stables, les eaux des rivières sont encore emprisonnées et forment les étangs que nous connaissons. On a songé à les unir par des canaux, de manière à établir, en arrière de cette côte inhospitalière, une voie de navigation continue de la Gironde à l'Adour.
Les seuls golfes sont aux points du littoral landais où la barrière sablonneuse, brisée, a laissé pénétrer la mer. Tel est, au sud du cap Ferret, le bassin dArcachon, qui occupe une superficie de 15 500 hectares avec une profondeur minimum de 7 mètres. Une barre dangereuse et la mobilité des bancs de sable, dsns le chenal ou la baie, empêchent d'y aménager un port, qui serait pourtant bien précieux sur cette côte rigide. Plus au sud, le Vieux Boucau et le havre du cap Breton marquent d'anciens estuaires de l'Adour.
Littoral pyrénéen. — Entre Biarritz et la frontière d'Espagne apparaissent des caps rocheux, déterminés par le rapprochement des Pyrénées vers la côte. Les ports y sont d'ailleurs rares et mal protégés : Saint- Jean-de-Luz est encore le meilleur et le plus fréquenté. La côte de l'Atlanti(iue paraît s'affaisser lentement dans la région landaise et jusqu'aux rochers de Biarritz.