à 500 litres par seconde (!,, dit -on
2. Ce bourg, qu'on aurait pu confondre avec maint autre Aïn-el-Hadjar des quatre provinces, vient de prcndie le nom de Maugerville
.NOS COLONIKS
(l'Ai-zou p<n* le chemin de fer d'Aïn-Sefra (bienlol Figuig, plus lard Tuiubouctou), qui est un iidèle compagnon de la Saïda, puis de l'Oued-el-Hammam, puis de rilabra, enfin de la Macta : bref, il va du commencement à la lin du fleuve.
De gorges en gorges, quelques-unes étroites et profondes, la ri viêrette atteint : Saïda ou l'Heureuse, jeune ville prospère, à 880 mètres; puis Aïn- Nazereg, nom défiguiê par le N initial de Nazereg : l'endroit s'appelle rcelleuient Aïn-Azreg ou t'ontbleue, d'une admirable source de 2)00 litres par seconde; ïouvre ou, pour mieux dire, '< Touviette », dont on n'ignore pas tout le coui*s nocturne : c'est elle qu'on voit briller non loin de Saïda, au fond de l'entonnoir dit Caverne des Pigeons; elle qui s'épanouit ensuite en un lac sous-rocheOx ; elle encore ([ui revoit le jour par une « fontbelle » ; elle enlin qui s'enlerre à i 500 mètres de celte naissance pour s'en aller renaître aux surgeons de Fonlbleue. Un ain moindre, bien que très grand africainement parlant, Aïn-()uengal ou Font du Poiriei', se libère des |)risons du sol en aval d'Aïn-Nazereg : sa force est de 17.') litres.
La Saïda ayant marié devant Ouizerl sa destinée à celle de l'Oued-Taria ou Traria, continuation du Tifrit, se môle à l'Oued-Fékan en amont des Qualre- Kivières.
Dès sa source l'Oued-Fékan roule de 600 à 900 litres par seconde*, flot presque « incomparable » en Algérie; l'étiage réduit ce flot à 500, à 400, à 500 ou moins encore.
11 sort, dans un large vallon, de l'Aïn-Fékan, étang profond bordé çà et là de roseaux, entouré de trembles aux feuilles frémissantes, de peupliers el aussi de hauts eucalyptus plantés pour combattre le méphitisme.
On attribue de très puissantes vertus fébrifuges à l.eucalyptus, qui dégage une odeur aromatique. Si solei lieuse, si marécageuse, si peu balayée des vents, si fiévreuse que soit une vallée, pour l'assainir il suffirait de quelques-uns de ces gommiers d'origine australienne; puis, cet arbre qui fait, dit-on, la salubrité presque parfaite des colonies anglaises d'Australasie, comme le niaouli celle de la Nouvelle-Calédonie, cet arbre est une merveille de la nature : il croît extraordinairement vite, il donne un bois droit, dur, compact, imputrescible; il monte à 150 mètres — plus encore que le sapin de Californie c'est le géant des forêts.