I. JUEiqu'à 108 mètres
i. Encore les Andalous : Lindlès esl la corruption d'EI- Andlès. pour Ras-el-Ai)dJés. cap des Andalous, d'après leï proscrits musulmans habilnnl l'Espagne, qui refusérenr le saint iMiptéme ordonné pni- dêcrcls royaux de 1 iOO et de 1500 et f'en allèrent chercher un l'crtipe en Afrique.
par les éperviers; son cap Sigalo; ses îles Habibas, égrènemmit d'écueils à 11 kiiomètres de l'estran; s^in cap l'igfllo; son I)io Salado, l'un dû ces fleuves d'Atlantide <]iii ne sont plus même d'honorables ruisseaux si peu que le soleil darde depuis des semiiines — et mémo il suffit de quelques journées torrides pour y sécliei' toute eau courante.
Lo Kio Salado, l'Oued-Melah des Arabes, le Flumen Salsum des Itumains, tout cela c'est le même nom, loyalement venu de ce que ses eaux sont saumâtres.
I* Ru Salé, pour parler en bon français, descend de monts de tiOO h près de 900 mètres, et son fl pèlerinage n approche de 70 kilomètres en un
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terrain sec, terriblement chaud mais très salubre, où grandissent de vaillantes colonies, Français mêlés d'Espagnols, chaque nation contribuant à peu près pour moitié. La ville majeure de ce pays, d'ailleurs presque bourgade encore, Aïn-Temouchent, remplace la romaine Safar, et non pas Timici, comme l'avait fait croire la presque identité de nom ; elle a son site dans la contrée féconde appelée par les Arabes la plaine de Zidour, à deux lieues .'< peine d'une gorge où l'Espagne, confor^ niément à sa malechance en Afrique, perdit en I
1545 toute une armée, moins treize hommes — massacre qui valut à ce passage le nom de t^babetel-Lahm, c'est-à-dire le Défilé de la Chair.
Du Itu Salé jusqu'à la Tafna, Camerata, qu'on présume avoir été port romain, borde la Méditerranée par des collines ferrifères; demémoBéni-Sat, à 7500 mètres seulement de l'embouchure du fleuve, parmi des mines de fer colossalement riches qui ont peuplé subitement la solitude; l'extraction, le brouellage, l'embarquement ont plaqué contre la côte une ville bispano-franco-marocaine, devant un
port de 16 hectares conquis sur la mer par une courte jetée droite opposée à Test et une longue jetée courbe qui combat l'ouest et le nord.
7° La Tafna. — La Tafna perd son murmure dans la rumeur du flot devant RachgounS îlot de pouzzolane de 60 mètres de hauteur.' témoin d'une poussée volcanique.
Rachgoun, longue d'au plus 800 mètres sur 200 de largeur, ne vaut que par les facilités prêtées à la construction d'un port moins antinalurel que tant d'autres. A 2 kilomètres en mer, elle aura pour fonction de modérer la puissance de la vague en tempête, à l'entrée d'un port obtenu par la consolidation d'un brise-lames de récifs qui part d'un cap dans la direction de l'ilette nommée Siga.
Grâce à ces récifs, à cette îlette, à cet îlot, on obtiendra facilement 40 hectares d'eau paisible, 46 pour l'avant-port, 24 pour le port qui serait l'entrepôt deTlemcen et, qui sait? l'une des portes du Soudan français en même temps que du Maroc oriental. Mais, à vrai dire, la montée de Rachgoun à Tlemcen et aux Steppes de derrière Sebdou, montée raide, ne vaudra jamais celle d'Oran à Sidibel-Abbès et aux Steppes de derrière Ras-el-Ha, montée douce.
La Tafna, très sinueuse, a 140 kilomètres de replis, pour moins de 70 en ligne droite entre sa caverne originaire et la plage où elle meurt. Son bassin se partage pour l'instant entre les Marocains, et les Français dont elle relève pour un peu plus de 550 000 hectares : 70000 de moins que Faire du moyen département. — Quant au bassin total, il dépasse un peu 800000 hectares.
C'est elle, comme on sait, qui donna son nom au traité malheureux signé sur ses bords en 1837 par le futur conquérant de l'Afrique, celui qui devint le maréchal Bugeaud, duc d'isly — traité qui, de vainqueui*s que nous étions, faisait de nous les vaincus d'Abd el-Kader. Si, deux ans après, l'émir n'avait pas brisé lui-même cette paix honteuse et boiteuse, à peine vaudrions-nous en Algérie, grâce aux forts d'Alger, de Bône et d'Oran, ce que les Espagnols valent au Maroc, grâce à Mélilla, Ceuta et autres presidios qui sont à la fois des forts et des bagnes.
Elle sort, en saison pluvieuse, d'un antre ouvert dans les monts de Terni, près de la route de Tlemcen à Sebdou, au versant méridional du Nador