‹ La France et ses coloniesChapitre 124 sur 283 · RIE SOI · texte numérisé non relu

RIE SOI

un |).iys puissamment mamelonné, jusqu'au Maroi^ jusqu'à la mer.

Plateau qui domine et qui est dominé ; l'onde se brise en cascalelles aux moulins, sur le lalus qui

t. de Bar, d'iprèa niie |itiolagrip1ilc de H. Pedra.

descend h la ville et sur celui que la ville couronne, ou bien ellt; murmure dans les canaux qui la mènent, fraîche, à la siccité des champs soleilleux, h la soif des jardins, des arbres et de 06OOO oliviers; aux eaux d'EI-Ourit la ville réunit 100 litres par seconde issus de pures fontaines, 0. nECLUi. — Nos CnOMEl.

el dans la banlieue un peu éloignée, sur le territoire d'Hennaya, Font des Pierres (Ain-cl-Hadjar) en épanche 70.

Les Romains av.iieni ici' leur ville de Pomarîa,

NOS cnioNdîs

ou, comme diraient les Arabes, la Mère des Cruils. Ce nom, elle le mérite .lulanl que Jamais. C'est encore et toujours TIemcen la verdoyante.

Ce qu'elle a perdu, ce n'est ni la tombée des cascades, ni la splendeur du site, ni Ja fraiclieur des nuits d'automne, d'hiver, de printemps, ni les fruits.

ni l'ombrage. C'est ]<t force des mufs, la puissance des sultans, ta richesse dett marchands, la renommée des écoles el les 135000 Si 150000 habitants dont it reste 20000, dans des rues françaises outrageusement banales el dans des ruelles arabes sans jour, sans air, sans vue et sans déploiement, autour

lilli! de Tleinctn. — DcMin d

hillnrd, d'après un croqiih

de mosquées et monuments dont les arabesques sont parmi les plus gracieuses de l'isiam africain.

Au beau temps de sa fleur, aux quatorzième et quinzième siècles, quand elle régnaitsur le lurbulenl empiœ fondé par le Berbère Yamioracen. on lui obéissait depuis la Kabytie du Jurjuni voisin d'Alger jusqu'aux rives de laMalouîa.

Son influence traversai! même lu n mer du mi-

lieu », el les Espagnols, les Calnlans, les Provençaux, surlout les Italiens de Venise et de Gènes, In louaient à tout venant, suivant les profits de leur commei-ce avec elle.

L'Espagnol, maître de Mei's-i'l-Kébir et d'Oran, lui coupa les roules vers la Méditerranée; après quoi le Turc l'iisseivil; nlurs sa mine ftit consiinirnée — puui' tlJujuul^, l'on peut croire, csr

Tlemccn est Irop haut dans sa monlagne, et sa montagne trop lirusqup. pour que les grands chemins s'y croisent entre Tunis et Maroc, entre la t mer latine ■ et ce Niger (|iii déjà n'est plus « Ta-

bulcu'c I) pour nous comme l'Hydaspe pour les Romains et les Grecs.

La banlieue tlenicénieime contribue â la gloire historique et esthétique de la ville impériale par

Bue lies Orrïvres, i Tleraern. — De^n àe B. Clerirel, d'iprèi ui

ses histoires et légendes, ses nécropoles, ses l'uines et tronçons, sa niosqui'e de Sidi-bou-Nédine et ce Mansoura qui fut une TIemcen contre TIemcen, à partir de 1:^03.

In empereur quelconque du Maroc assiégeait

JiKi l'orte du Couchant »,qui était pour lui la « Porte du Levant » : après trois ou quatre années de blocus, d'assauts repoussés, de sorties vaines des Tlemcéniens, le potentat marocain bâtit devant la ville à prendre, et très près d'elle, une autre ville, qu'il

«OS COLOSIKS

nomma Mansoura, la Cilé de In Victoirf, comme qui dirait Nice ou Nicopolis — et en effet, quatre ans après, Tleincen succombH.

Maiisoura la gui'iTièn». camp plus que ville, avait 100 lieclares entre des murs en pisé d'une lieue d'enceinte, llaiiquês de cent tours. La muraille crénelée, de ISmêtivs de hauteur, subsiste encore

à demi, dorée par le temps; un minaret de 40 maires est aussi debout : le reste a disparu : la h victorieuse 1) a élé vaincue, et ses mui-s abritent un village français dont la vigne a montit; ses phylloiernt) avant tout aulr'e vignoble allantidien.

A |)etite dislance ' en amont de l'embouchure de

j masquée ilo SiiIi-btiu-H^dinG (vny. p. SOS). — Dvssiii

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