‹ La France et ses coloniesChapitre 126 sur 283 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

mosquée; le figuier déploie ses larges feuilles près de la vigne et des amandiers si beaux dans leur fleur, surce qui fut une demeure des guerriei's, des marins, des pirates et des marabouts ; mais le mur d'enceinte, en pisé comme la muraille de Mansoura, dresse encore des parois, des loure carrées. In port exécrable, c'est \emours, rade à tout veut

e Hanacura. — Dnsin d'A, de Bir, d'après une phologniihle dp H. TeJra

meurtrie. Dès que la brise menace de secouer le vaisseau sur la vague, les capitaines fuient au nordesl vers Déni-Saf, ou à l'ouest-nord-ouest vers les Zaffarines, archipel de trois ilôts qui veille à l'embouchure de la Malouia. La France, qui n'avait su lirer ces trois rocbere de sa brillante victoire de l'Isly (victoire qui aurait dû lui assurer non seulement la très utile rade zaffarinoise, mais toute la Haluuîa, même tout le Maroc et, par le Maroc, la maîtrise de l'Afrique du Nord), la France, imagina d'y faire flot- I En 1885.

ter son pavillon en 1847. Elle mit deux ans à ruminer cette immense entreprise ; en 18i9 elle fui prêle, et quelques soldatspartirent pour les ilols; mais les Espgnols, aux aguets, nous y précédèrent de quelques heures.

En remontant le torrent qui finit sur la plage de Nemours, on arrive d la doublement immortelle Sidi-ltrahim et à la charmante Nédroma.

Sidi-Brahim vit Abd el-Kader massacrer quatre cents Français, cavaliers et fantassins pris au tvébuchet dans une embuscade, et, dii-huil mois

apr^R, il vil encnrp ce m^mi> Rulliin, mais vaincu, sans désir, sans espoir, mortellement harassé, suivi àe. quelques déliris d'une armée fourbue, cl demandant la paix après quinze ans de guerre.

Nédroma ne charme pas par elle-mâme, n'étant que labyrinthe de ruelles, éch.evi'iiu de

amas de décombi'es, à 585 mMres au-dessus des mers, mais par son sile ravissant, sur un penchant du Filaoucen (1157 mètres); on l'a surnommée la Petite Tlemeen, pour ses jardins, ses sources, ses horizons du haut des collines.

Ville encore très peu française, Nédroma, ber-

|iliulograplii<^

bère, arabe, juive, a pour plus nombreux habitants des descendants de Maures chassés d'I-lspagne, et quelques iN'édromiens conservent pieusement la clef de leur vieille maison d'Andalousie. Le Zendal (013 mètres), très différent de la Montagne Carrée des Trara, se termine par une pointe ;

d'où son autre nom de Pain de Sucre; c'est notn' dernier mont;

Le cap Milonia, notre dernier cap;

L'Adjéroud, noli-e dernier torrent. Ile cet oued misérable la rive droite obéit à Alger ta riv:- I gauche obéi! à t'es.

reidpr. — Dessin i

d'après une pliutograiitiic

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