‹ La France et ses coloniesChapitre 144 sur 283 · llWMll'. — !4ul Cu<l>illd · texte numérisé non relu

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ALGÉRIE

tique, oasis berbère de 423 mètres d'altitude, à Tun des grands carrefours du Désert.

YI. Le Nefzaona. — Un éperon du Djébel-Tébaga s'avance en promontoire entre le Fedjedje au nord et le lac de Pharaon au sud et à Touest; il domine des sables, des sebkhas, des sels et les plus que trois cents oasis du Nefzaoua.

Plus que trois cents, même trois cent cinquante, mais la plupart d'entre elles sont des jardinets, des bosquets, non des bois et forêts de palmiers : telle est la source, faible ou puissante, telle est Foasis, petite ou grande, trempant ses dattiers dans leau qui, à l'inverse des aïoun djéridiens, est presque toujours une eau fraîche.

Le Nefzaoua confronte à l'immensité de l'Areg. Il célèbre Kébili comme le ksar principal de ses quarante ksour. i5000 hommes y demeurent', arabophones parlant, ainsi que généralement les Sahariens, un arabe plus pur que celui du Tell et du Sahel; mais ils ne sont guère de sang ismaélite : chez eux des Berbères envahisseurs se sont confondus avec des Noirs envahis.

Peuple depuis longtemps hybride, l'élément nègre l'emporte dans telle de ses oasis, ou dans tel bourg en briques de celte oasis, ou dans tel quartier de ce bourg, ou chez telle famille de ce quartier; ailleurs c'est l'élément berbère. Cette gent mélangée, avec nuances et dégradations sans nombre, est conunune à presque toutes les oasis sahariennes. Ce n'est pas ici qu'il faut parler de race au sens étroit du mot.

VU. La Mer Saharienne oa Mer Intérieure.

— Melrir et Gharsa devaient être, en leurs fonds et tréfonds, et sur leurs terres de pourtour plus (( humbles » que l'Océan, le lit de la très fantas- i tique (c Mer Intérieure » ; le lac de Pharaon et le Fedjedje devaient être le trajet du canal d'amenée des eaux de la Syrte.

On voulait trancher le seuil de Gabès, grès et calcaires de 100 mètres d'élévation, ayant 47 mètres au col le plus bas ; puis creuser en Fedjedje et Faraoun un fossé gigantesque; percer ensuite, à l'ouest du Faraoun, des collines de 91 mètres; enfin remplir la cuvette inframarine du Gharsa, du Melrir, avec l'onde salée de la Méditerranée, moins saline encore que celle des lagunes.

Cette immersion, c'était la « Mer Intérieure », ou encore la a Mer Saharienne ».

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