métrés de hauteur à la cime des dunes
souveot, k ses points faibles, tantdt ici, IsnUt là, sur une lon^eur de quatre h cinq lieues, des environs de Saint-Louis jusqu'au travers de Gandiole.
La grande urne ayant ici peu de profondeur et sa vague soulevant et rejetant des sables, le Sénégal ne peut s'alTrancliir de sa barre, en quelque lieu que le caprice des Aots et sa propre fanlaisic
Fort de 0*kel, — Denin de Riou, d'tpri* une |ihologr«pbie.
transportent l'embouchure— en moyenne il y a de 4 mètres 1/2 à 6 mètres 1/3 de fond sur le seuil en haute mai-ëc, et seulement 2 mètres 1/2 k 4 mètres l/i en mer basse.
On ne saurait dire que la barre du Sénégal est
franchement périlleuse, elle est plutôt très incommode, très changeante. Parfois le capitaine qui pensait la franchir aussitAt doit, de par la volonté du vent, du Aot, du seui), se morfondre un mois, même cinquante à soixante jours b l'entrée du
fleuve; ennui sans péril puisqu*ici T Atlantique est un monstre clément.
La barre n'exaspère plus que les mariniei*s qui prétendent la forcer. L'évite qui veut en abordant au magnifique port de Dakai% lequel s'ouvre en face de l'îlot de Corée, à l'abri de la presqu'île du Cap Vert nouée au rivage par l'arène des dunes. Là ils débarquent hommes et marchandises qu'un chemin de fer de 263 kilomètres emmène à Saint-Louis.
V. Les Rivières du Sud. — Avant de parler des Rivières du Sud \ on doit dire qu'il n'y a pas ici de Rivières du Nord, si longue que soit la côte septenti'ionale de notre Soudan.
Cette côte commence à la baie du Lévrier, anse marine la plus proche de Tombouctou et par cela même destinée peut-être à quelque avenir.
Le baie du Lévrier est gardée de la haute mer par la presqu'île du Cap Blanc, au nord du 2i* degré, soit h 5 degrés de latitude vers le pôle de Saint-Louis — c'est à peu près la distance littorale de Brest à Bayonne, c'est-à-dire la longueur du rivage occidental de la France.
Cette rive sénégalaise se compare sans injustice a noire côte landaise, entre l'estuaire de la Gironde et la bouche de l'Adour : à part ceci que sa dune est muette et que partout elle est blanche, alors que le sable des Landes maritimes n'éclate en candeur que sur la plage et le premier talus d'Atlantique, jusqu'au liséré des vagues, et que sur la cime des mamelons les pins se pressent en sylve sombre à tout vent vibrante.
Autrement, tout est pareil, la rive droite, sans ports, sans rivières, même sans rus, l'amoncellement et l'ondulation des dunes, les étangs littoraux parmi lesquels il en est de doux, de salés, de saumâtres ; la plus ample de ces mares, celle de Téniahié, s'ouvre sur le marigot des Maringouins, et quand cet enfant perdu du fleuve monte assez haut pour gagner la mer, la lagune, s'enflant comme lui, s'étend jusqu'à dix lieues de longueur.
La forme, la profondeur, l'ampleur de ces étangs varient suivant que les orages visitent un petit peu ou ne visitent pas du tout l'impluvieux Sahara; les typhons étant rares, presque toutes ces mares vont s'effaçant quand la sécheresse persiste, mais quelques-uns ne s'évaporent jamais tout à fait.
Auti'e ressemblance : cette plage est déserte ainsi que le rivage des Landes ; elle l'est même in-