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Fouta-Djallon, par opposition au Fouta des Toucouleurs

3. On le prolonge en ce moment jusqu'à Bafoulabè; plus lard il ira jusfpi'à Damakou.

Brésiliens d'en face, à l'autre bord du vaste Atlantique. Tel n'a point été le cas.

Les métis franco-ouolofs, franco-foulahs, francomandingues, agrandissent très peu le nombre de ceux qui se réclament, au moins en partie, de l'Europe. Beaucoup, le père mort, ou parti pour « France la louée », ont sombré dans la nationalité de leur mère — même à Saint-Louis, où il semble que la société blanche aurait pu les retenir dans la race blanche.

Uequel profit les métis nous eussent été, la statistique vitale le montre; elle établit que si les Français du Sénégal n'opposent à quatre défunts qu'un nouveau-né, leurs hybrides répondent à quatre morts par sept naissances.

Le métissage n'aidant qu'infinitésimalement à la francisation du pays, on eût dû s'adresser aux prêtres. Les villages avoisinant Saint-Joseph de Ngazobil enseignent ce que peuvent quelques pauvres missionnaires « ne recherchant que le Royaume de Dieu et sa justice » . Le Sénégal aurait oublié ses idiomes ; il serait maintenant tout entier catholique : cela vaut bien le sortilège des féticheurs, ou Mahomet, son livre et son abominable guerre sainte.

Faute de prêcheurs de la foi chrétienne semblables à ceux qui lusitanisèrent et castillanisèrent l'Amérique latine, des écoles auraient appris aux (( moricauds » la langue de la ballade des Dames du temps jadis.

On n'a pas eu l'idée de bâtir ces écoles, sinon tout récemment, après une telle négligence que même à Saint-Louis une foule d'indigènes ignorent le français, et que sur les Rivières du Sud beaucoup de villages parlent l'anglais.

Quand les Soudaniens parleront le français, et seulement alors, le Soudan méritera le nom que porte déjû chez quelques-uns de ses peuples le pays de Saint-Louis : Toubaboudougou *, la Terre des savants, des lettrés, des Blancs.

1. Il y a dans ce nom le mot mandinguc : d(»ugou, pays, et un mot tiré de l'arabe : tliebib, le médecin, le savant.

COMPTOIRS DE GUINËE

La barre des cAles de Guinée dcvont Oualda (voir. p. 3S1|. — Dessin

COMPTOIRS DE GUINEE

Enln* nos deux grands blocs d'Afrii^ue occidentale, qui soni le pays du Niger et le pays du Congo, nous possédons deii\ petits blocs de très peu de profit encore, sur le littoral de In Guinée, qu'assiège êtemellenieiit un i-essac orageux.

Ces petits blocs ont pour fleuves des « tios » dont les soui'ces jailli:?sent dans ce qu'on a nommé les monts Kongs, sans savoir si ce sont bien des monts ou simplement des plateaux : où notre imagination dressa des Alpes, la nature n'a peut-être jeté que des coteaux limousins ou de hautes plaines auvergnates.

Quels que soient les Kongs, ils ont un Talte ; à ce raite, les fontaines des branches mères du Niger oriental, qui s'en vont vers le nord, s'enchevêtrent avec celles des fleuves qui descendent au midi vers le golfe de Guinée.

En cela git pour nous la valeur des blocs gui- Dcens. Séparés des Rivières du Sud par la Sierraliéoné cl la république de Libéria, c'est-à-dii'e par 0. Rr.ri,u>. — îiot Couaitt.

1000 kilomètres de rivage, ils confrontent au si'pten- IrJon avec le Niger protégé et nous donnent un chemin vers la conque du Mahel-Balével.

Toutefois, leur vraie fonction devrait être de compenser : ils ont à cAté d'eux, l'un l'Angleterre, l'autre le Portugal, l'n gouvernement sage essayerait de les troquer, le premier contre la Gambie et les deux fleuves Scarcies, le second contre le lambeau de Sénégambie que les Lusitaniens nomment la Guinée portugaise. A vrai dire, ce que possèdent près du second bloc les hommes de Ltslionne est fort peu de chose depuis qu'ils ont abandonné le protectorat du Dahomey, et ils n'ont plus guère d'intérêt à l'échange.

Le bloc le plus rapproché des Rivièi-es du Sud borde la Céte de l'Ivoire, le plus éloigné ta Cdte (les Esclaves.

I. Les grandes lagonea : Grand-Bassam, Assînie. — Les navires qui commercent avec la

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