‹ La France et ses coloniesChapitre 199 sur 283 · COMPTOIRS DE GUINÉE · texte numérisé non relu

COMPTOIRS DE GUINÉE

Le Tanoué, lo Bia, remplissent la très vaste lagune d'Assinie, qui n'est pas pareille à celle d'Ébrié, tant s'en faut, car celle-ci s'étend toute en longueur, de l'ouest à l'est, tandis que la lagune d'Assinie ressemble à un lac pourvu de grandes baies; elle s'écoule par le grau d'Assinie, entrée dure, périlleuse, qui n'admet pas d'embarcations calant plus de cinq pieds : d'où l'infériorité de la ville d'Assinie, la supériorité de la ville du Grand- Bassam.

On estime à 4 400 000 hectares la surface du protectorat des Grandes-Lagunes poussé jusqu'aux Kongs, et son peuple à 250000 hommes.

Nous y sommes depuis 1845. En 1870, à l'heure de l'efTarement, la France abandonna le pays. Y retournés depuis, nous y avons pour véritable but, d'abord de doubler son étendue par l'adjonction des cinquante lieues de côte sans possesseurs dans la direction de l'ouest, puis de reconnaître toute l'arrière-contrée jusqu'à la montagne.

Ce faisant, on donnera quelque consistance à la colonie, et l'on aura des chemins vers le bassin supérieur du Mahel-Balével.

Ainsi nous donnerons de la valeur à ce bloc qui n'en a point.

L'autre bloc en a moins encore.

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