‹ La France et ses coloniesChapitre 204 sur 283 · Meuse comprise · texte numérisé non relu

Meuse comprise

boullic, Troidi.-, apocalyptique, dt^mon gluant du saljbal des sorcières? Nuii, sans doule l*t>uil.iiil leur maigreur, leur debtlile caclieiil la fureo, la sou[j]es»c, l'énergie. In résislaiice. Uti les proclame infali- ^

gables. '^f

Batéki^s , Bakalés , Bangouës, UafouioU'i, Bavilis, Dalallis, lialoumUas. Itayakas, Bapounos, Bakounyas.

Ifakambas, Uabouendés, elc.,elc.;Ma)oiiilias, Miiyanihés, etc..

elR. ; Abangos, Acliangos, Adoumas, Apiiigis, elc, de.; ce ba, ce ma, oel a, soni des aDixes Ue pluralité, propre», comme tels, à désigner li's peuples, puisque les peuples sont faits d'un grand nombre d'hommes.

Combien les langues des AIhiiiIous se ressemblent â 500, à 800, à 1000 lieues d'écart, on le voit aux noms des nations carres. Que de rOgiloué l'on aille au sud-est, de mer k mer, par -dessus les immenses bassins du Congo, du Zanibèze, celui du Limpopo, et que l'on arrive dans les monts d'où s'épanclie l'Orange, on trouve aux sources de ce neuve les Basoulos - ■ ■ -

et. dans l'outre-sierra, ^'Noy , , ^^

sur le versant de la mer des Indes, les Amapondos, les Ania-

kosas, tes Amazoulous, etc. Pour ne noier ici que les Basoulos, un peu connus même en France par leurs démêlés avec les Itoera et par la conversion de plusieurs milliers d'entre eux à la religion protestante, la racine sottto étant donnée, Nosoulo devient le nom de l'habitant, Itasouto celui du 0. Recl». — Hia CmoM».

In BUÉVé. — llc^tn

peuple. Lésouto celui du pays, Sèsouto celui de la langue : « Je suis Uusouto, nous sommes Basoutos, nous venons du Lésouto, nous parlons sésouto ».

Ce que le Congo fait, l'Ogâoué, dans sa petitesse, l'imite. 11 s'avance d'abord au nordouesl, puis il s'appi'ocbe fort de rÉ<)uateur (sans le franchir et le rcfrancbir, comme le <^ngo), enfin il viiv au sud-ouest.

Longtemps c'est un petit torrent rapide, jus(|u'au c on Huent de la Passa, qu'il renconlre à l'i kilomètres en aval de la cascade de Poubara, hauli- de 18 mètres: les deux rivière» ont h peu prés 20 mètres de largeur chacune. La Passa fr6le la colline de Kranceville {iiO mètres).

I^c conlluenl est par 305 mètres au-dessus des Océans. De là jusqu'à Ndjolé, course de 100 lieues par Dounié, Madiville, Boundji, Bôoué, Achouca, Lopé, l'Ogfloué descend de '229 mètres par une foule de rapides et ([Ut'lques abats dont le plus élevé, la chute de iliioué, n'a guère que ,,.-,■- ** mètres. Entre les dé-

nivellations brusques, de vastes dormants r, ilapré» une |.hologra|.hie. j||j|.gjjj |^. ^j^, éclatant

que deux hivernages ternissent chaque année. Très vile accru par des aflluents de 50. 80. 100, IbO mètres d'ampleur, tels que Lékélé. Nconi, Séhé, Lolo, Ivindo, Ofoué. tantôt il sépand à plus de iiOO mètres, taiilôl un étroit couloir le concentre.

Tout le long de ce cours raboteux, les rivières Il - to

qu'il reçoit de droite passent chez les sauvages Pahouins; celles qu'il reçoit de gauche serpentent chez des peuplades apparentées aux Mpongoués: quelques-unes de ces dernières reflètent les gourbis des pyginées Abongos*, Nègres terreux, jaunâtres, de 4 pieds à 4 pieds et demi. Et leurs cabanes ne sont pas plus hautes qu'eux ; ils y vivent dans la crainte des hommes plus grands parmi lesquels ils sont disséminés ; ils ne s'allient point avec ces géants, môme ils cherchent leurs femmes si près de leur propre foyer qu'ils épousent, le frère sa sœur, et la sœur son frère.

La nation que les Français appellent Pahouins, et qui se nomme elle-même les Fans, c'est-à-dire les Hommes, forme un parfait contraste avec celle des nains Abongos.

Aussi fière que ces homoncules sont humbles, c'est une race au front bombé, moins laineuse de tête, moins noire de corps que les Bantous qu'elle conquiert. Elle-même se rattache aux Bantous, comme le prouverait, à lui seul, le nom de deux de leurs grandes divisions, les Makimas dans les pays d'Ogôoué, les Mazounas dans les pays de Gabonie — divisions ennemies, cela s'entend, car le peuple des Pahouins, n'ayant pas conscience de son unité, se bat aussi bien de Fans à Fans que de Fans à non-Fans. Mais si de Fans .à Fans on ne tremble pas, les tribus non pahouines frissonnent quand arrivent sur le sentier de la guerre ces massacreurs anthropophages conduits par des capitaines vêtus de la peau du léopard.

Avant (le combattre ils sont vainqueurs, surtout parce qu'ils l'ont été mille fois déjà et que, venus d'un lointain Nord-Est, ils ont toujours avancé, jamais reculé. Dire « Voici les Fans! » c'est presque crier : « Sauve qui peut ! » Compagnons peu rassurants, ils sont de ceux qu'on désire ne jamais rencontrer au coin d'un bois. Grands, musculeux, maigres, d'assise assurée, ils s'avancent ayant en main la lance à plusieurs bouts et crochets, l'arc d'ébène avec la flèche empoisonnée (et maintenant le fusil); leur corps, peint du suc des herbes, est habillé d'écorces; de leur bouche, dont ils liment en pointe les huit incisives, sort en malédictions, en jurons, en hurlements de joie, en cris de fureur un bantou guttural. L'ennemi tué, ils le mangent, le prisonnier aussi, moins pour la dégustation que dans l'idée mystique d'augmentei' leur bravoure de tout le courage du défunt dévoré. Mais leur cannibalisme décroît ; il faisait partie de

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