‹ La France et ses coloniesChapitre 22 sur 283 · II. Ki.i'iiu. — Nia Cuuinits · texte numérisé non relu

II. Ki.i'iiu. — Nia Cuuinits

duc il'lslj, [n«rT>Rliar tle Francp.

villes forles, même celles des plus durs Ibères. 1815 le trouva colonel, 1830 le nomma général. ^ La paix do 1H3T, plus que « boiteuse et mal assise n , duni deux ans, dont Abd el-Kader ne passa pas une journée sans aiguiser soigneusement son sabre contre la France. Les rets tendus, pensant qu'il entraverait les k Fils de lu puissance' h, il proclama la guerre sainte contiv l'inlidèle. bataille de buil ans qui tounia contre lui. Cependant sa

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NOS COLONJKS

tactique était parfaite, coriforiiie au pays, au climat, au peuple.

Il combattit comme les vieux Numides contre les Carthaginois ou les Romains, et comme les Parthes, sinon qu'en tournant bride ses « irrcguliers » ne lançaient pas la flèche, car c'étaient des « hommes du mkhatla ' ».

Attirer les Français dans l'intérieur des monts inextricables, loin des eaux, loin des villes, si possible dans un désert, un cul-de-sac, un marais, un coupe-gorge; faire le vide autour d'eux; les affamer; les harceler sur les flancs pendant la marche, détruire leur arrière-garde pendant la retraite; compter sur le soleil, sur la soif et la fièvre comme sur les trois meilleurs ministres de sa revanche; quand des tribus avaient demande l'aman*, en susciter d'autres contre nous; et loreque les Arabes oranais et algériens furent épuisés, lever en face du Roumi tout le Maroc de l'empereur au grand parasol, voilà ce qu'il fit infatigablement, selon qu'il l'écrivait un jour narquoisement à Uugeaud :

« Tu me proposes la paix, mais je n'accepte pas tes conditions.

« Tu me suivras, dis-tu, jusqu'au Désert; tu m'annonces que tu brûleras les moissons si je ne t'affronte pas en bataille rangée.

« Mais la terre est grande. Moi, je puis m'en aller; toi, tu ne peux m'atteindre.

« Que peux-tu emporter de vivres? Je le sais aussi bien que toi : pour treize jours de marche en avant et treize jours de marche en arrière — en tout vingt-six; pas plus.

« Eh bien! poursuis-moi I Je te fuirai, car mon armée ne vaut pas ton armée.

(( Hais sache que je ferai le vide devant toi. Dès que lu cesseras d'avancer, je cesserai de fuir, et je m'arrêterai pour te guetter.

« Dès que, n'ayant plus assez de vivres, tu 4'eculeras, je tomberai sur ton arrière-garde et je la décimerai; si tu te retournes contre moi, je reprendrai ma course.

(( Tu prétends que tu mettras la flamme aux blés et aux orges. Eh bien, écoute-moi : pour le quart de ce que te coûtera cette campagne, je me charge de brûler le double de tout ce que ton armée pourra livrer au feu ! »

Mais Thomas Bugeaud de la Piconnerie ne lui laissa pas un moment de repos. 11 lui prit toutes

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