‹ La France et ses coloniesChapitre 223 sur 283 · Rlclus. — Nos Colonies · texte numérisé non relu

Rlclus. — Nos Colonies

ISehMct

année par la sécheresse et rajeunies par l'hivernage.

Les négriers connaissaient les avantages marins de Mayotte, ses coraux, ses passes, ses eaux intérieures gardées des tempêtes; mais ils n'en disaient rien à personne, et l'on n'a notion réelle de ces lieux que depuis l'occupation française.

A notre arrivée 5000 hommes à peine y vivaient; aujourd'hui, plus de 10 000, dont 200 à 250 Français, Bourbonnais, Mauriciens. Malgré les dangers du climat, on la défriche, on la déboise, on tourne ses alluvions en champs de canne à sucre.

AnjouanS à peu près égale'à Mayotte, se nomme

en souhëli Nzouani, c'est-à-dire l'île de Id Main : Mayotte ayant une cinquantaine de villages, elle en a cent autour du Tinguidyou, volcan mort de 1575 mètres. Encore forestière, splendide au sortir de l'hivernage, elle paraît merveilleusement féconde et ne l'est qu'à demi, par la dureté des laves non décomposées; mais il y a peu de marécages à la fin de ses ruisseaux, et l'on peut espérer que la fièvre n'y sera pas l'épouse indissoluble des Blancs qui viendront chercher une demeure parmi les 12 000 Anjouanais', qui vivent sur 57800 hectares et dont le quart réside à Msamoudou, ville aussi appelée Anjouan et Johanna.

Hohéli ou Méali se distingue des autres Coraores comme la moindre des quatre (25100 hectares), la plus basse, la moins abrupte, la plus fraîche, la plus généreuse par le sol; malheureusement la fièvre d'accès, volontiers pernicieuse, y frappe à toutes les portes; les hidigènes eux-mêmes la voient s'asseoir au foyer; seuls les Noirs de la maremme d'Afrique la connaissent peu ou pas. Le nombre des Mohéliens peut être de 6000 '*. La capitale a nom Fomboni.

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