‹ La France et ses coloniesChapitre 234 sur 283 · II! NU · texte numérisé non relu

II! NU

de déclarer A jamais déchue la Tamillc IrallresHe, on la nininlint sur le lréi:e, et plus que j.nmais on l'entoura d'honneurs, :ivant que la chair eût cessé d'hahiller le squelette des victimes de ces « Vêpres annamites ».

Pourquoi tant d'erreui-s, de présomption, de faibli'sses, d'injure ;t sa vaillante ai-méel Parce que le commandement venait de Paris, la ville qui s'admire et n'est point admirable.

Pourlant, la force d'âme, l'énergie, le dévouement. In résignation des marins et des fantassins

Village el

u FleuTO Rougr. -

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piétinant dans In boue, entre les canauii des i'ii'.ii>n<s. ou ti'emblnnt dans la forél, du frisson qui pnViiffC la fièvre, et trop souvent la mort, cette vertu mâle é<]uilibra h's èlourderies de la Vieille France: puis la balance pentlia pour nous, et le Tonquin, l'Annam restèrent français, mais de nom plus que de fait, par les Irailés de prolecloral de 1883-1 88 i.

111. Le Tonquin : bassin et delta du Flenve Bouge- — L'indo-dhim; française va, lout au long de la mer de Chine, de la frontière du Yunnan et du

Koiiang-Si en Knuang de l'Ouesl, provinces méridionales de la Chine, jusqu'au pnrnge du golfe de Siaiii ou le royaume du Cnmliodge s'ajuste au royaume Siamois. Elle comprend quatre pays : le Tonquin, bassin du Fleuve Itouge; l'Annam on Haute-Cocliinchine, bande élroile entre monts el Ilots; la Basse-Cochinchine, delta du Mékong; le l'-unbodge, coiiliée plus tntéiieure que litloi-ale, sur le Mékong, en amont de In Cochinchine.

Ile ces quaire contrées, les trois pri'mièii-s se ressemblent exactement ; elles font un tout homogène, moins parleur naturi>quepnr leurs hommes. « In même peuple, une même langue, une même

foi », ils réalisent l'idéal auquel prêlend arriver l'Empiiv Slave; la foi, c'est ici la vénéralion des ancêtres plutôt qu'une religion révélée. Il y a bien quelques différences dans les origines de la nation : ainsi, par exemple, les Cocliincliinnis sont plus petits que les Tonquinois, ils ont évidemment des ancétivs malais que U's Tonquinuis n'ont pas, ils se sont aussi quelque peu mêlés au sang caml)odgii-ii ! el les Tonquinois, non. Mais le même idiome, les mémescoutumes, la même organisation politique el sociale,' la même influence de la Chine, la même histoire ont passé lelir niveau sur toute l'.^nnamie. Les origines du f-ambodge, son passé, sa langue.

ses mœurs, ses arts l'opposent à l'Annam. Celuî-ci subissait el subit toujours le protectorat intellectuel et moral de l'Empire Jaune; colui-lii puisa ses triées, sa religion, sa haute el puissante architectui'e dans l'Indu.

Deux des trois ivgionsannamites, la Ba^sc-Cochincbine et leTonquin, étant pour une grande part delta plantureux h troisienit l'.Vnuam, pousse la montagne picsque jusqud l'ourlet du flot; elle n'a d'autres deltas que ceux de gros ruisseaux cAtierï, d'autres pldmLV que détroits espacements, petits lacs combles sm le louis de quelques torrents. Les alluMons du Muivi Rouge, connue celles du

Mékong, étant une terre merveilleusement ciéatrice, la terre, ou plutôt le rocher de l'Annam propre ne l'est guère. Ur cet Annam va, par une longue bande efTdée, du Tonquin, qui le boi'de au nord, jusqu'à la Basse-Corhinchine, qui le boi^de au midi, et les Annamites ont pu comparer plaisamment leur empire h un bâton portant h chacun de ses deux bouts un énorme sac rempli de riz.

Le Tonquin, berceau des Annamites, ne fait partie de l'empire d'.^nnam que depuis 1802. Il obéissait auparavant à des dynastes indigènes, famille royale que beaucoup n'ont pas encore reniée : il est même une province littorale ' qu'on a pu sur-

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