‹ La France et ses coloniesChapitre 248 sur 283 · SAINT-PIERRE ET MIQUELON · texte numérisé non relu

SAINT-PIERRE ET MIQUELON

1. An temps passé. — Il n'était point Italien (soit Génois, soit Corse) l'Européen qui \it le premier l'Amérique.

Il se peut que Cliristoplie Colomb n'ait pas eu de pi-écurseurs aux Antilles et dans l'Amérique tropicale, sous un ciel de lumière inondé qu'il pensait être le ciel de l'Inde.

Hais des hommes plus grands, plus blancs que lui, de hauts Scandinaves k la barbe dorée, avaient depuis cinq ou six siècles découvert puis habité le septentrion du continent occidental qui est la véritable Hespérie.

Leur sort les avait poussés au plus mauvais de ces terres longues de deux mille lieues, vers l'Est le moins hospitalier, chez les Esquimaux velus

de peaux et nourris d'huile de poisson, dans le Grœnland, c'est-â-dipe dans te Pays Vert.

Il est plutôt le « Pays Blanc u, tout en névés, en glaciers étendus sur les plateaux, agrafés aux montagnes, pendus sur des flords qui rappelèrent aux colons islandais et norvégiens les baies rupestres de leur Norvège et de leur Islande, sur lesquelles se penchaient aussi des glaces d'éternelle durée : sinon que les glaces grœn landaises, moins Tondues que les norvégiennes par la pluie, par le soleil, par les tiédeurs de l'air, s'écroulaient moins longtemps en cascades, pendant la saison des jours presque sans nuit, sur les vertes eaux flordiques ou sur le dépôt des moraines littorales.

Là, derrière eux, le cristal du gel et des neiges;

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