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La for^^t de Compiègnc

. 5. La forêt de Fontainebleau.

deloupe. Elle est longue d'une douzaine de kilomètres, large de doux à trois, vasle de 2720 hectares, et se lève de la mer en une échine de collines nues, monotones, dont la plus haute n'atteint que 278 mètres. Aucune de nos Antilles guadeloupiennes ne reçoit aussi peu de pluie, aussi manqtio-t-elle de foUe exubérance. Klle continue la nature sèche, même un peu aride de la Grande- Terre. Son sol. ici sablonneux, et là rocheux, porta des forêts, mais on les a renversées, et à la place des bois vierges de l'nntique îlette au nom caraïbe inconnu de nous, la Désirade montre u peine aujourd'hui quelques bosquets de Fromagers et de ces

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mancenilliers dont l'ombrage passait autrefois pour être mortel. L'absence de palus, le vent rafraîchissant de la mer auquel nul vallon n'échappe sur une (erre marine si étroite, le ciel rayonnant que peu de nues encombrent, donnent à la Désirade l'avantage d'un climat saluhrc. Elle a cependant, et cota durant toute l'année, cent malades au moins sur ses 1950 habitants. C'est que depuis fan 1738 la Désirade possède la léproserie de nos Antilles, à la baie Hahault, où arrive en face du flot un modeste ruisseau qui coula jadis sur des racines do gaïac : son eau, s'imprégnant du suc de celte plante, était un surioriRque excellent pour relarder la

llani rircbij-ol (I(

rc de Uéaullc, d'après une pliotognphie

-ictcïde Géographio.

mort du lépreux tout en adoucissant ses souffrances. Les racines de gaïac ont disparu, mais la maladroric rcsie toujours Id pour recueillir les victimes : par bonheur le mal ravage beaucoup moins qu'autrefois le peuple de ces Aniilles.

Les 1950 Désiradiens cullivont les plantes vivrières, le manioc, le colon, qui se plail aux climats secs; ils élèvent des moutons, ils ont beaucoup de poules â la basse-cour, ils pèchent ; petit peuple sans ambitions, et, par cela même, peuple heureux en dehors de ses cent ladres.

Les Saintes, moindres encore que la Désirade, puisqu'elles ne dépassent guère la moitié de la surface de 1' « Ilot aux Lépreux u, sont pourtant

au nombre de cinq : cinq îlots ayant ensemble 1422 hectares, h quelque dix kilomètres au sud-sudrsl de la pointe méridionale de la Guadeloupe propre.

Terre-de-Haut, le plus grand des cinq îlots, atteint son faite par un morne de 304 mètres; Terrede-Bas, seconde en étendue, monte à 316 mètres. L'ilet à Cabrils, le Grand llet, le Coche, ne valent pas la mention de leur nom. Ce sont des infiniment petits, dont deux sans habitants*.

Ce qui donne quelque prix à l'archipel des Saintes, ce n'est pas le bocage de leurs côtes où domine le mancenillier; ce n'est pas non plus les quelques hectares plantés de manioc, de café, de

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