NOUVELLE-CALÉDONIE
I. La terre. — Nouvelle-Calédonie ; d'où snri ce nom lourd, encombrant, poinf français malgré la longue alliance, si prorondémeiit oubliée, cnire la Vieille France et la Vieille Ecosse?
L'ile le doit à son inventeur, â l'Anglais Cook. Le jour de )a découverte, le 4 SL')ilciiibre 1774, il lui parut que les monts de celte nouvelle terre ressemblaient aux mamelons chauves des llighlands celtiques de l'Ecosse, et il consacra celle ressemblance, vraie ou fausse, par le nom de Nouvelle- Calédonie.
Comment l'appelaient ses indigènes sombres? Ils ne la nommaient pas d'im nom comprêliensir l'enveloppant tout cnl iëre, des ilols et prcsqu 'il elles du nord ouest au canal du sud-est qui la sépare de
Kounié*. Brisés on tribus ennemies, parlant dix langues, peul-élre vingt, chacune de leurs peuplados HBvail désigner son canton, ses villages, mais ■tulle d'entre elles ne dépassait assez son horizon pour embrasser sous le même teinic son territoire et celui de toutes tes peuplades voisines ou lointaines, d'un bout à l'antro, « de Dan à Beerseba », de « Tolose au Guadalété a, de « Dunkerquc à Perpignan u, et aucun des idiomes de l'île n'avait assez de prépondérance en celte société disloquée pour qu'un nom général donné dans une de ces langues fût adopté par toutes tes autres. Aux découvreurs, quand ils demandèrent le nom