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îles Fidji, presque sous Fantiméridien de Paris, aux environs du cent soixante dii-huilième degré de longitude ouest. Noix de coco, sucre, café, coton, banane, igname, voilà surtout ce qu'elle donne, ou ce qu'elle est toute prêle à donner.

Sa plus grande* longueur, 14 kilomètres, sa plus grande largeur, 8 kilomètres, la rangent parmi les Iles très modestes : à peine couvre-t-elle 9600 hectares, avec 3500 Maoris en voie d'augmentation. La théocratie catholique fatale a Blangaréva * s'est montrée bienfaisante pour Ouvéa, de 1837, année du débarquement des missionnaires français, à 1886, an du protectorat définitif.

A l'arrivée des « messagers de la Bonne-Nouvelle », il y avait presque trois quarts de siècle que l'archipel était connu, depuis 1767. II porte le nom de l'Anglais qui Fa découvert.

Fotouna s'entoure de flots verts à quelque quarante lieues au sud-ouest des Wallis, près du quatorzième degré de latitude sud et au méridien antipodique de Paris, ou guère s'en faut, entre 179^ et <80« de longitude est.

Elle monte des mers sur le chemin des Wallis aux Fidji. Terre volcanique, le pic Puke s'y lève à 835 mètres, au-dessus de vallons délicieux où gazouillent des ruisseaux purs. Longue d'une vingtaine de kilomètres, large de quatre, de six, de huit, grande de 10000 hectares, plus ou moins, elle a pour habitants, au nombre de 3500, des Maoris catholiques en voie d'accroissement comme les Wallisiens. Quand les missionnaires français se hasardèrent au milieu d'eux pour les catéchiser, c'était une race de voleurs, de brigands, de cannibales, une communauté qui ne se recrutait plus, par excès d'infanticide.

La colonie néo-calédonienne comprend donc :

Hectares. Habilants.

Kouvelle-Calédonie * ^^® ^^ i i- nnn

> île des Pins. 15 000 ] ^''"^

Iles Loyauté 196 000 20 000

Iles WaUis 9G0O .1500

Ile Fotouna 10000 5 500

2080 600 72000 I. Autre île française, déi)endance de Taili.

TAÎTI ET DÈPENUANCKS

TAITI ET DÉPENDANCES

I. Ta!ti. — Il n'y a pas longtemps, nous eûmes un roi eonstiluliuiinel don! les iiiiniBti'CS hésilèreiil h conquérir l'Algérie, par crainle au l'Angleterre; répudièrent le Maroc tombé dans nos mains sur les champs de l'isly, par crainle de l'Angleterre ; renoncèrent à la NouvcUe-Zélfinde, par crainle de l'Angleterre, et faillirent faire la guerre à l'ii amie redoutée » pour une ile de cent mille hectares qui vnul à peu près les deux tiers d'un arrondissement de France.

Dette ile est Taiti, non pas (Haïti, comme on disait autrefois. Otaiti signifie: « C'est Tuïlii), réponse des indigènes â la question du découvreur : « Comment se nomme ce pays? *

Climat hrillani, air doux et salubre, hauts monts, torrents, cascades, bocages, hommes bien faits, femmes langoureuses, tout enchanla tellement les premiers rencontieurs ou circumnavigateurts de

t'ile, qu'ils en firent un Eden on, pour parler au goût du jour (c'était au xviii* siècle), un bosquet de Vénus, un temple de Papbos. un bois d'Ama- Ihonle, une Nouvelle Cvlhère '.

Au milieu même du Itois d'Amathonte tes Anglais voulurent planter la Vigne faite des ceps dont «Dieu le Père est le vigneron ».

Leur volonté s'accomplît, des missionnaires convei'lirenl les Taîtiens à la foi protestante — en apparence plus qu'en réalili'*, car les n primitifs ■ ne comprennent guère nos idées, nos lois, nos icligions, nos philosophies. Notre monde n'est p-is leur monde.

La Nouvelle Cythère devenue cinétienne, les révérends travaillèrent ii la rendre anglaise; ils étaient sur le point d'y réussir quand des mrssion-

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