l!ii arabe, Als^a
2 Oraison.
avi'c si>s Espagnols, sfs (Uilîens, ses Ciitalans. ses Français.
L'Allantide, niasse pelile, orbilera bon gré mal gré autoui' de la grande masse : cela jusqu'au jour où des elieinins de fer la noueront ù l'Afrique intérieure autant que le sillage des bateaux h
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vapeur la rapproche des porls de la France. Or jusque-là les Européens Intins ont amplement )e temps, ici de modeler, et 1h de remplacer les Indigènes.
Encore doit-on se demander si l'Afrique torride, aujourd'hui nègre ou négroïde et demain mélisse.
til-Coléa. — Les m
pèsera quelque jour aussi lourdement que l'Europe tempérée et blanche sur l'x lie » de l'Afrique du Nord.
En tout cas, la puissance de l'esprit restera durant des siècles et des siècles là où elle est maintenant : au nord de l'Atlantide, k l'autre ourlet du flot bleu.
La langue emporte tout avec elle. Plus forte même que le sang, c'est-â-dire que l'atavisme, elle 0. llKun. — Ko* Cmmiu.
brasse, mêle, égalise les races, ainsi que la mer fait des eaux, des airs, des climats. Or on ne saurait imaginer qu'aucun idiome africain, pas même l'arabe, puisse l'emporter ici sur le verbe européen venu de France, et déjà devenu dans la demi- Berbérie cismalouiennc l'organe général de la science, de l'art, des lettres, des grandes idées vraies comme des grandes idées fausses qui donnent la prépondérance à Japhet sur Sem et sur Cham.
L'arabe n'est pas de force à résister au français dans l'Atlas : avant tout, par son impuissance propre, par sa pauvreté plus que pauvre en livres précis, savants, pratiques, tels qu'il les faut «^ notre âge d'acier et de houille. Croire et dire vingt fois par jour que Dieu est l'Antérieur et le Supérieur ne suffit plus à la conduite de la vie. La pensée arabe a peu semé, la langue arabe a peu moissonné.
D'ailleurs cet idiome est ici coupé de lui-même, les déserts de la Tripolitaine séparant son domaine d'Occident de son domaine d'Orient.
Dans l'Orient germa son noyau, puis le tronc grandit sur de vigoureuses racines; un beau rameau poussa vers l'Occident, mais si long qu'il fléchit. L'arbre vivra très longtemps peut-être dans le sol de sa naissance, mais la branche maugrabine, étranglée à sa fourche, n'attire presque plus de sève ; nos arrière- neveux la verront mourir.
Comprimée à son nœud dans le tronc, elle l'est également à son milieu. La rapide invasion des Français et des Espagnols dans les plaines de la province d'Oran a déjà mis en face des Indigènes
de rOranie une paysannerie européenne d'une rusticité singulière. Dans les deux arrondissements d'Oran et de Sidi-bel-Abbès, qui forment le noyau de rOranie, 124 000 « colons » peuplent dès maintenant Tétranglement médian du Tell, en face de moins de 132000 Autochtones, y compris les Marocains et les Tunisiens. Et la terre, plus vide ici que dans l'Est et dans TOuest, ne manquera pas de sitôt à l'envahissement du « Gaulois » et de « l'Ibère ». La force des choses amène visiblement le jour où les « Roumi » domineront ici par le nombre, comme par la force, la « sagesse » et la richesse.
Ainsi Vu Arabophonie » maugrabine, que les étendues vagues, les sables, les roches dures sous le soleil inflexible isolent de la grande Arabophonie d'Egypte, de Syrie, d'Arabie, est à la veille d'être sciée en deux par la « Francophonie » oranaise.
Le vrai Maître de l'Heure, c'est donc l'Européen, si voisin qu'il touche presque ; c'est notre or, nos arts, nos industries, nos corruptions, notre langue. Cent chaînes de dur métal rivent l'Atlantide à la France.
Le mirage, neulint auUnt qu'ti
u surniturelle. -