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Les deux branches comprises

Au Zaghouan, TAtias, ou ce qu'on nomme ainsi, s^aflaisse brusquement sur le Sahel tunisien, mais non sans relèvements soudains sur le chemin de la mer orientale.

Le mont du Plomb (Djebel Hsas) se hausse, isolément, à 700 mètres, et tout à fait au bord du golfe de Tunis ; Tescarpement des Deux Cornes (Bou-Kournin) protège du midi le bourg de Hammam-Lif — Hammam, c'est-à-dire Source Chaude : et en effet ce faubourg éloigné de la métropole du Tell oriental tire des profondes entrailles du Bou-Kournin un abondant flot d*eau sulfureuse à 40 degrés.

De l'Aurès des Nemencha ou Aurès tébessien jusqu'au Zaghouan, la chaîne de djebels et de hamadas coupe en deux la Tunisie : à son nord, à son nord-ouest, s*étend la Tunisie des monts, des eaux et des bois, qui est plus spécialement le Tell; à son sud, à son sud-est, fuit la Tunisie des plaines, qui, pauvre en Tell, juxtapose Sahel, Steppe, Sahara, oasis, palmeraies, champs d'alfa, rocailles. Le meilleur de tout cela, le Sahel doit sa richesse à la Méditerranée qui le baigne, tantôt de sa pluie, cela trop rarement, et tantôt de ses effluves.

U. JURJURA ET BABORS

!<" Juijnra, Cherchar, Igharghar. — Le plus haut Jui;jura^ le cède à peine de quelques mètres au Chélia de TAurès.

Ses Jurjuriens, qui sont un rameau singulièrement vigoureux du grand arbre berbère, lui donnent le nom d'Adrar b*Oudfel, ce qui revient à dire : Mont de la Neige ; ou simplement le nom d'Adrar : ce qui signifie la Montagne.

Beaucoup plus près d'Alger que le Chélia Test de Constantine, son tamgout' le plus haut pointe à HO kilomètres à travers éther vers l'est-sud-est de la capitale de l'Algérie. De la ville autrefois si blanche on voit le Jurjura flotter dans l'orient pardessus les collines qui séparent la Métidja du val de l'Isser Oriental, au delà du Bou-Zegza (1032 mètres) dont les flancs sont arides : bleu d'éloignement, la tête argentée par la neige, c'est une apparition dans l'azur.

Jurjura, ce nom a tout air d'avoir la même racine que Cherchar et qu'Igharghar, et cette racine, qui est berbère, parait répondre à deux faits de la nature — à la profusion d'eau de source et au mur-

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