‹ La France et ses coloniesChapitre 8 sur 283 · Biskara · texte numérisé non relu

Biskara

4. a Occident » : môme mot que Mof^hreb (d'où Maugrabin?) et qu'Alparve.

rppi'la trois rois.pn trois jours, d'un commjindoment grave, pt, à la Iroisit-inp fois, le rampant, le volant, le bondissant, serpents, hiboux, pantlières, lions gris, lions fauves, lions noirs, eliarals, lij'ènps. <ilii^irt<nt ;i la voix lie IVIu.

Voilà roiiimeni TAralie coiit<' l'histoire de son. èi-e liéruïi|Ue, cellt; aussi du temps moderne; le

(( jour d'aujourd'hui <■ lui-m^me n'échappe pas â sa fantaisie. Dieu n'csi-il pfls toujours le plus grand? Nt; dit-il plus aux génies, ministi'i^s de sps volontés : » Allez! », et ils vont plus vite que l'éilair? Quand donc aurail-il cessé de fendre la Terri', de diviser la Mer, d'ordonner a la Foudre de rebntussi'r l'oued vers la n télé des souives »'?

Sprait-ce depuis 675, année de réditîcallon de Kairouan, ou depuis 1850, ou 1888, qu'il n'abaisse plus rinfldéle et n'exalte plus le r.royant'î Les voyants sonltoujoui-s des voyants, les saints toujours des saints, et les ouali' des ouali.

Le miracle illumine toute son histoire; il projette même des hieurs sur les fils de la France

t. 1.0 ouali esl un ami il'AlInh. uii siitil pei'sminago. puisgaiil un par ItWa.

depuis que le liasaH de 18ô0 brasse ensemble Africains et Français. Maint capitaine issu du sol des Gaules est embaumé dans la lépende h (.l'ité des chefs, des marabouts, des imposteurs qu'il a f'iiincus, suivant la volonlé du Très Juste et du Ti-ès Clément, qui est le a Père de l'invisible p.

Avant que le septième sièrie fût eonsumé tout entier, la Ciirthage romaine était aussi détruite ipie l'avait été la eaillia^ii toise: le nom grée était

ALGÉRIE

effacé de TAfrique, et il sembla, peu d'années après, que le nom latin dût disparaître de l'Europe, tout au moins de Tlbérie, à partir de 711, après que Tarik, chef de Berbères islamisés, eut fauché les Goths latinisés d'Espagne à la bataille du Guadalete.

De 700 à 1050 s'arrêtent les vagues d'hommes et de chevaux poussées contre le Maghreb par l'Arabie, la Syrie, l'Egypte. Certes la mer musulmane bouillonnait toujours, au Levant comme au Couchant; mais en Orient elle s'irritait surtout contre elle-même, sa force s'usait en guerres de Vrais Croyants contre Vrais Croyants, et du pays des villes saintes ou des villes riches, de La Mecque, Médine, Bagdad, Damas, il partait peu ou pas de vaillants hommes pour cet Occident, ce Tell dont la jeunesse berbère saignait et ressaignait, de génération en génération, môme de siècle en siècle, dans les combats de la djehadS sur le sol espagnol, qui est un grand buveur de vie.

Puis, au bout de 350 années, vers 1050, un flot vomi par la Kibla' jeta six tribus arabes (ou arabophones) sur la rive maugrabine.

Ces tribus étaient de la « race de Ililal », moins une d'entre elles, celle des Soleîm : d'où le nom d'invasion hilalienne qu'on donne à cette immigration partie d'Egypte. Hommes, femmes, vieillards, enfants, la horde était, pense-t-on, de 250 000 nomades*. Les Soleîm ne dépassèrent pas le pays de Tripoli, et parmi les Hilaliens qui laissèrent derrière eux la maritime Gabès, des milliers sans -' nombre se perdirent, de guerre en guerre, sur le chemin de la Syrte à l'Atlantique.

Puisque si peu d'Arabes assaillirent l'Atlantide, en deux envahissements séparés par deux siècles et demi, pourquoi donc le Gharb s'est-il aux trois quarts arabisé?

C'est que les cavaliers de la « conquête » ne se choquèrent pas en Atlantide à un peuple un dans une patrie une.

Ils s'y buttèrent à trois peuples, dont l'un s'en allait, par dissolution, dans les deux autres, et à trois religions.

Les trois peuples étaient le Romain, disséminé chez le Punique et le Numide qui l'absorbaient; le Punique, habitant l'est de Tile du Maghreb, là où l'établissement latin avait eu le plus de durée, le plus de force; enfin le Numide, vivant partout où

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