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complet : Djebel -LallB-Goiira]>a, Mont de de nioiitagiic où elle a'appuic.
Mais les Vandales appartenaient-ils à la a Slavie u, ou à la a Teutonie », ou aux deux'/ Qui le sait très précisi-ment ?
Avant et après liOO, elle fut grande en tant que capitale du fugitif empire des Béni-Hammed, Berbères de la famille dus Sanhadja; au culmen de sa force et de sa gloire elle enferma 100000 hommes en 20000 maisonnettes. Comme espace elle est aujourd'hui sept fois moindre, et comme peuple vingt fois; mais elle tient de la nature un port gai;^é du
nord par Tescaipeinent du Gouraya; et ce port qu*on peut faire vaste, excellent, magnifique, bon pour la paix, excellent pour la guerre, est, panni ceux de l'Atlantide, Tun des plus rapprochés de la France, à 725 ou 750 kilomètres seulement. 11 présage une destinée brillante à Bougie la très charmante, qui monte en amphithéâtre dans les cactus, les orangers, les grenadiers, auxquels manque encore l'admirable source de Toudja. Cette fontaine, que les Romains amenèrent à Saldae par un aqueduc de 2i kilomètres, Aîn-Arbalou, verse de 60 à 500 litres, selon le retrait estival ou l'expansion prinlanière des eaux; elle jaillit dans im site merveilleux, à 600 ou 700 mètres au-dessus de la mer, au versant oriental du Jurjura, parmi les arbres aux pommes d'or.
Du Sahel au Sébaou, littoral abrupt, pure montagne avec caps sans proéminence et petits oueds écumants, dégringolant en quelques heures de la chaîne côtière où pointe le Tamgout des Béni-Djénad (1272 mètres). On y voit les jeunes villages français d'AzefToun et de Tigzirt; et Dellis, petite ville franco-berbère au-devant d'un mauvais port qui n*est garanti que de l'ouest.
De ces trois lieux, Azeffoun ou Zeffoun, désormais Port-Gueydon, Tigzirt, Dellis, deux ont un passé phénicien — peut-être trois, mais l'histoire ne nous le prouve que pour deux.
Port-Gueydon fut la Rusubezer des Romains; ce mot, qui n'a rien de latin, nous montre le rus ou TOUS caractéristique des noms donnés à tant de ports par la langue de Tyr et Sidon.
Tigzirt s'appelait lommium; elle conserve quelques ruines du temps « impérial ».
Dellis était Rusuccurus, latinisation du carthaginois Rousoukkour, Cap des Poissons.
10^ Le Sébaoa. — Les Berbères marocains montrent dix, vingt acifs supérieurs au Sébaou, mais les Berbères algériens ' n'ont aucun autre torrent qui lui soit comparable. Dans ses 110 à 112 kilomètres, il réclame à lui seul à peu près la moitié de la Grande-Kabylie, et sur les quatorze cents villages de cette Berbérie par excellence, sept cents entendent ou voient, et, s'ils sont trop haut sur les pitons, ne voient ni n'entendent les torrents dont il se compose, en sa conque qui fut un lac de montagne.
Il est d'abord rivière aux Papillons (Acif-em-bou- Béchir), puis Acif-Améraoua, lorsqu'il serpente dans le chaud val qu'habite l'ancienne tribu magh-
zen de ce nom, ni berbère, ni arabe, ni turque, ni nègre, ni renégate, mais à la fois tout cela comme Tétaient la plupart des brigades et des escadrons de cette cavalerie toujours prête à rançonner pour le compte du maître. Dans le pays de Tizi-Ouzou, c'est proprement le Sébaou; puis la Rivière des Femmes (Oued-en-Neça), enfin, en s'approchant de la Méditerranée, l'Oued-Bouberrak.
Deux acifs exubérants lui tombent du plus haut Jurjura; leur voyage est un écroulement. L'un, l'Acif-Aït-Aïssi, est le torrent des 150 000 montagnards de la confédération des Igaouaouen ou Zouaoua, et Fort-National incline vers lui les ravins occidentaux de sa croupe; l'autre, le Bou-Gdoura, part des monts de Bordj-Boghni et de Drâ-el-Mizan, de chez les Iguechdoulen', dont le nom renouvelle le souvenir des Gétules du temps gréco-latin.
La ville de Tizi-Ouzou ne borde point le Sébaou, mais le domine sans le voir; il se cache au nord, derrière le Belloua (710 mètres), en une gorge si serrée que durant une maîtresse crue la nature y releva le barrage qu'elle-même avait détruit jadis, et que bientôt les hommes imiteront quand il leur plaira d'arroser les deux rives du fleuve au-dessus de son embouchure : de longs arbres processionnellement entraînés par le torrent s'entre-croisèrent au plus étroit du goulet, au passage par où s'était vidé, dans les temps obscurément antiques, le lac devenu vallée et vallons de la Kabylie centrale; des pierres, des argiles, des sables, des broussailles, des herbes, des débris cimentèrent la claire-voie, et le Sébaou d'amont redevint lac dans la combe de Sikh-ou-Meddour, là où il accueille l'Acif-Aït-Aïssi.
Le Sébaou porte à la Méditerranée les eaux d'un bassin de 146000 hectares.
Aucun document précis ne nous enseigne le module de ce vivant oued, mais il est, de toute évidence, supérieur à celui de maint fleuve français de même longueur en égal bassin ; en juillet, en août, en septembre et octobre il coule en ruisseaux sur sa large grève en même temps qu'il glisse invisiblement sous ses cailloux, mais durant les mois pluvieux il court en un vaste torrent rouge, ainsi qu'un Rhône en un Valais sans glaciers.
11» Isser Oriental. — Il n'y a qjie cinq lieues de la fin du Sébaou jusqu'à la bouche de l'isser Oriental, à travers le massif du cap Djinet, beau basalte dont s'empare l'industrie des carriers.