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AI.LIEB

Cliàlu.iii du Vl'Uhco.

trouvé asile chez les moines de Souvigny, racheta sa vie en élevant celle construclion, citée comme un chet-d'œuvre. Malgré ces pertes, l'église de Souvigny n'en mérite pas moins de fixer l'attention des archéologues. Elle a été, dans ces derniers temps, restaurée avec intelligence et avec soin.

Ce prieuré avait obtenu le droit de battre monnaie de Hugues Capet, qui y fil un pèlerinage pour y chercher la santé, et qui, après sa guérison, accorda aux moines cet important privilège. Le roi Robert y vint également en 1031. Les sires de Bourbon eurent souvent, comme nous l'avons dit, à lutter contre l'insatiable cupidité et l'esprit envahisseur des moines de ce prieuré, qu'ils avaient fondé et comblé de biens. Lors de l'érection du France ii.lcstrfe. I •">

Bourbonnais en duché-pairie, Souvigny devint une des dix-sept chàlellenies de la province. La juridiction des prieurs s'étendait sur la ville; mais, quand il s'agissait d'une condamnation à mort, ils étaient obligés d'appeler à juger avec eux les juges de la chàlellenie. Cette petite ville possède deux verreries à bouteilles importantes et fait un commerce considérable en grains, fromages et bestiaux.

S.\i.nt-Menoi3X. — Dans le canlon de Souvigny, et à 18 kilomètres à l'ouesi de Moulins, est compris Saint-Menoux, bourg de 2,927 habitants, dont l'église présente, comme celle de Souvigny, l'alliance de trois styles difl'érents. On remarque sur- 4. — Allier. 3« Liv,

tout le chœur (tombeau de saint Menoux), l'abside et les singulières figures du chapiteau, qui rappellent celles qu'on trouve sur les monuments égyptiens. Cette église a attiré, depuis quelque temps, l'attention des archéologues et vient d'être restaurée sur les instances du comité des monuments historiques.

DoMPiERRE-suR-BEsnRE. — Situé sur la rive gauche de la Besbre, à 32 kilomètres à l'est de Moulins, ce bourg, qui compte aujourd'hui 2,G00 habitants, fut jadis une assez imporlante seigneurie, appartenant à une des branches de la maison de Bourbon. C'est aujourd'hui un lieu très commerçant. A peu de distance, au nord, se trouvait l'antique abbaye de Sept-Foms, l'une des plus célèbres du Bourbonnais; elle appartenait à l'ordre deCîteaux. Fondée en 1132 et dédiée à la Vierge sous le nom de Notre-Dame de Saint-Lieu, elle reçut le nom de Sept-Fonts, à cause de sept sources qui se trouvent en cet endroit. L'église, fort étroite et fort longue, n'était le soir éclairée que par une seule lampe, dont la faible lumière donnait aux cérémonies nocturnes un caractère singulier et imposant. Abandonné au moment de la Révolution, ce monastère fut détruit en partie. Mais, récemment, ce qui en restait a été acheté par de nouveaux religieux qui s'y sont établis. Ce monastère, dont les religieux conservèrent toujours une grande réputation de régularité et de charité, n'avait rien de remarquable au point de vue de l'art; la façade de l'église seule présentait d'assez élégantes proportions.

GANNAT(laL46''6'r, long. 0°51'43" E.). —Cannât [Gannatum, Gannapum), station de la ligne de Moulins à Clerrnont-Ferrand, chef-lieu d'un arrondissement communal, situé sur l'Andelot, à 58 kilomètres au sud de Moulins, avec tribunal de première instance, collège communal et une population de S,5G8 habitants, dépendait autrefois du diocèse de Clermont, du parlement de Paris et de l'intendance de Moulins, et était le siège d'une élection, d'une chàtellenie, d'un bailliage et d'une justice royale.

On a fait remonter l'existence de cette ville aux premiers siècles de notre histoire. Au ni° siècle, une église fut, dit-on, bàlie en ce lieu, cl des Imbilations vinrent se grouper à l'entour. Celle ville, située à l'exlréniilé méridionale du département.

faisait primitivement partie de l'Auvergne. En 1210, Guy II, comte d'Auvergne, s'étant révolté contre Philippe-Auguste, celui-ci chargea Guy de Dampierre, comte de Bourbon, d'étouffer cette rébellion; le comte de Bourbon reçut en récompense de ses services plusieurs villes d'Auvergne, et entre autres Cannât, qui fut depuis cette époque une des chàtellenies du Bourbonnais. C'était alors une ville assez considérable ; une charte lui fut octroyée en 1236. Ce fut près de là que, pendant les guerres de religion, les chefs des huguenots, Poncenat et Verbelay, gagnèrent sur Montaret, lieutenant du duc de Nemours, la bataille de Cognât, restée célèbre dans les annales du Bourbonnais. Pendant les guerres de la Ligue, Cannât prit parti pour Henri IV, qui, devenu maître du royaume, lui confirma ses anciens privilèges. De ses anciennes fortifications, il ne reste plus que trois tours ruinées, et de son vieux château, qu'une grande salle et la prison.

Cannât possède un monument historique, son église de Sainte-Croix, dont le chœur date du XI" siècle. Près de Cannât existait jadis un couvent d'augustins fondé par les sires de Bourbon; on y voit encore une chapelle souvent visitée par les pèlerins. C'est celle de sainte Procule, qui fut décapitée au ix» siècle. Voici sa légende : Procule était fille d'an des seigneurs du pays. A vingt-quatre ans, elle résolut de quitter le monde ; mais sa beauté l'avait fait rechercher en mariage par Gérard, comte d'Aurillac, et ses parents voulurent la forcer à cette union. Procule s'enfuit et se réfugia dans les bois, où elle vécut quelque temps. Mais le comte parvint à découvrir sa retraite ; il vient la trouver, la supplie de l'accepter pour époux. Repoussé avec dédain, hors de lui, il tire son épée et lui tranche la tête. Procule se lève, prend sa tête entre ses mains, marche vers Gannat et arrive devant l'autel de l'église de Sainte-Croix ; elle y dépose sa tète et s'étend inanimée sur les dalles. Le peuple éleva une chapelle à l'endroit où le meurtre avait été commis, et comme dans son trajet la sainte décapitée s'était assise cinq fois, cinq stations marquèrent chacune des places où elle s'était reposée. Le comte, devenu aveugle en punition de son crime, manifesta son repentir en bâtissant une abbaye qu'il dota magnifiquement.

Cannât est la patrie du cardinal et chancelier Duprat, qui sous François P"' remplit d'importantes fonctions, où il se fit détester par sa cupidité et sa servilité à l'égard de la cour. On sait combien il fut

cruel pour les reformés. L'abbé Chàtel, qui fut un moment célèbre de noire temps, est né à Gannat.

Les armes de Gannat sont : écarielé le premier et le quatrième d'argent, avecwi chardon montant de sinople fleuri de gueules; le premier et le troisième d'azur, avec un gant d'argent, les doigts en lias.

El pour devise : Nul ne s'y frotte sans gantelet.

Saint-Bonnet-de-Rochefort. — Saint-Bonnet, commune de 1 ,326 habitants, près de la rive gauche de la Sioule, à 8 kilomètres au nord-ouest de Gannat, et sur le chemin de fer de Monlluçon à Gannat, fait un certain commerce de céréales, devins et de chanvre que l'on récolte dans ses environs.

C'était autrefois le chef-lieu d'une chàtellenie, et il reste encore quelques beaux débris de son château de Rochefort, dont une partie a été convertie en habitation moderne. Ce château, construit sur un rocher, dominait la rivière de la Sioule; le bâtiment principal était flanqué de quatre tours très élevées, qui communiquaient entre elles par des courtines et un chemin couvert. Les murs n'ont pas moins de trois mètres d'épaisseur. La porte d'entrée, protégée par un fossé creusé dans le roc, était munie d'un pont-levis; en avant se trouvait une barbacaneou avancée défendue par deux tours, dans l'une desquelles était une chapelle et dans l'autre une prison. Ce château a longtemps appartenu à la famille de Gaspard de Ligondès.

Chantelle-le-Chateau. — Chantelle {Cantilia Nova), chef-lieu de canton, à 17 kilomètres au nord de Gannat, petite ville dont il est question dans les lettres de Sidoine Apollinaire, qui la visita en 480. Elle succéda à une autre ville du môme nom,Chantelle-la-Vieille, qui n'est plus aujourd'hui qu'un hameau, mais qui sous les Romains avait acquis quelque importance. Le duc d'Aquitaine y possédait au vui° siècle un château cousidérable, dont Pépin le Bref s'empara, et qui appartint depuis aux sires de Bourbon. Ce château lut reconstruit par ses nouveaux possesseurs. Protégé d'un coté par un précipice, au fond duquel gronde le torrent de la Rouble, c'était la principale forteresse du Bourbonnais. Louis II en avait fait son arsenal et lui avait donné de grands accroissements. Ce fut là que se réfugia le connétable de Bourbon après sa trahison, et qu'il tenta un moment de résister au roi de France. Fran-

çois [•" ordonna la démolition du château, dont il reste pourtant des parties assez importantes. Ses ruines ont longtemps été pour les habitants du pays une véritable carrière où ils vont chercher des pierres pour leurs constructions. Il y avait à Chantelle une ancienne abbaye de génovéfains, dont il reste le cloître et l'église qui datent des xi° et xu° siècles. La population de Chantelle est de 2,014 habitants. La situation de celte petite ville est très pittoresque, et ses environs produisent un vin assez estimé.

Chareil-Clntrat. — Nous ne nommerons la commune de Cliareil-Ciiitrat, à 23 kilomètres au nord de Gannat et dont la population ne dépasse pas 833 habitants, que pour signaler son château, situé sur la rive gauche de la Bouble. Ce château, composé d'un corps de bâtiment protégé par une grosse tour, et dont l'entrée s'ouvre dans une haute tour carrée, date de l'époque de la Renaissance ; on y voit de belles cheminées très délicatement sculptées.

Charroux. — Charroux est une petite ville de 1,376 habitants, située à 13 kilomètres au nord de Gannat, sur une montagne, d'où l'on découvre, dans un vaste horizon, la ville de Chantelle et une foule de bourgs et de villages. Auxu" siècle, c'était déjà un lieu important ; il avait son château, et Archambault, sire de Bourbon, lui accorda plusieurs franchises.

En 1422, une maladie contagieuse y exerça de grands ravages et enleva les trois quarts de sa population. Charles Vil, dans sa guerre contre le dauphin Louis révolté, la prit d'assaut; ses soldats, qui pendant quinze jours avaient pillé la ville et commis tous les excès, se retirèrent dit un historien, Hen aises et bien rafraîchis, y ayant trouvé force biens. En 1440, la ville soutint un autre siège contre les troupes bourguignonnes ; elle eut beaucoup à souffrir pendant les guerres de religion, notamment en 1568, qu'elle fut emportée d'assaut, pillée et démantelée. De ses anciennes fortifications, elle n'a conservé qu'une tour carrée, percée d'une porte ogivale et surmoulée d'un beffroi.

Sal\t-Pourçain. — Saint-Pourçain [Procrinium, Portiaikum), chef-lieu de canton, peuplé de 4,yy8 habitants, à 25 kilomètres au nord de Gannat. est

LA KHANCE ILLUSTREE

une ville très ancienne et regut son nom actuel de Porlianus, qui y fonda un couvent, y fil des miracles et par ses prières éloigna du pays les armes de Théodoric I", roi d'Auslrasie. Saint-Pourçain faisait partie des treize bonnes villes d'Auvergne; cette ville a conserve en grande partie le langage, le type et le costume de ce pays. Elle avait au moyen âge une importance qu'elle a perdue peu à peu. Parmi les statues aujourd'hui détruites qui décoraient le portail de l'église du monastère, devenue la paroisse de la ville, on remarquait, il y a peu de temps, une statue de femme avec une patte d'oie; on prétend que c'était un ex-voto du prince Robert. Le roi avait épousé sa cousine Berthe, et comme cette union était réprouvée par l'Église, il en naquit, selon le bruit populaire, un enfant monstrueux dont le corps était supporté par des pattes d'oie. D'autres archéologues ont prétendu que ces pattes d'oie étaient une allusion au trop grand usage que faisait la princesse de bains de pieds. Cette figure était désignée sous le nom de la reine Pédauque. Saint-Pourçain prit une part active aux guerres féodales. Les Anglais l'attaquèrent; mais ils furent contraints de lever le siège après avoir brûlé les faubourgs. Le monastère et la ville, depuis Philippe-Auguste, avaient obtenu de se maintenir comme vassaux directs de la couronne, de battre monnaie et de ne dépendre d'aucun seigneur. Celte position privilégiée excita souvent l'envie de ses voisins et rendit son existence assez inquiète et souvent en butte aux attaques des seigneurs voisins. Plus tard, pendant les guerres de religion, Saint-Pourçain joua un rôle assez important dans le pays; Tavanncsvint pour en prendre possession au nom du roi Henri III; un des ligueurs du pays, nommé Michelet, tenta de lui faire fermer les portes de la ville. Tavannes le fit pendre à la porte de sa maison à un crochet de fer qu'on montrait encore dans ces derniers temps. La ville fui prise et reprise ensuite par les deux partis, et de sanglants combats se livrèrent dans les environs ; une maladie contagieuse vint ajouter ses ravages à ceux de la guerre. Depuis cette époque, Saint-Pourçain n'a plus joué de rôle dans l'histoire. L'église, reste d'une ancienne abbaye, mérite l'attention des curieux. L'abside surtout est remarquable; on voit dans l'intérieur des traces de constructions romanes, quelques figurines en bois et en marbre et un Eccehomo, en pierre, qui date de la P»enaissance, d'une exécution étrange et dont on ignore l'auteur.

Les armes de Saint-Pourçain sont : d'azur, à un tonneau d'or, surmonté d'une fleur de lis d'or en chef.

Verneuil. — Verneuil compta autrefois parmi les dix-sept chàtellenies du Bourbonnais; c'était une ville close, défendue par un château flanqué de quatre tours carrées, qui fut détruit pendant la guerre dite du Bien public.

Archambault Vlll y avait fondé un chapitre de soixante chanoines régis par un doyen. Agnès Sorel ou Soreau était sœur de Jean Soreau, châtelain de Verneuil, et originaire du Bourbonnais. Elle voulut, en souvenir des lieux où elle avait passé sa première enfance, qu'après sa mort son cœur fût déposé dans l'église du chapitre de Verneuil; mais ce vœu, si jamais elle le fit, ne fut jamais exécuté, car on sait que son cœur et ses entrailles furent déposés à l'abbaye de Jumièges, tandis que son corps fut transporté dans l'église collégiale de Loches.

Verneuil est aujourd'hui une commune de 604 habitants, située à 31 kilomètres au nord de Cannât, sur le penchant d'un coteau au pied duquel coule le petit ruisseau d'Ouzenave, affluent de la Sioule.

Ébreuil. — Ébreuil {Ehroiacum ou Ehrogïluvi), chef-lieu de canton, peuplé de 2,371 habitants, à 10 kilomètres à l'ouest de Gannat, est une ancienne cité dont Sidoine Apollinaire fait mention. On a prétendu que César avait établi un camp dans les environs. Tout le pays fut dévasté par les Goths, et on y trouve fréquemment des débris d'armes. Sous Charlemagne, Ébreuil possédait un des quatre palais assignés pour résidence à Louis, son fils, élevé par lui au trône d'Aquitaine. Lothaire fit don de cette ville à des moines, qui y fondèrent une abbaye, devenue bientôt très puissante et très riche ; elle possédait, en 1115, 34 églises dans le diocèse de Bourges, 6 dans le diocèse de Rodez et 12 dans celui de Sens, sans compter les richesses que les reliques de saint ."\laixent, souvent visitées des pèkrins, attiraient à Ébreuil, où elles avaient été déposées au x" siècle. Pendant la guerre de la Praguerie, Ébreuil fut pris par le seigneur de Chabannes, un des chefs des révoltés ; mais la ville rentra bientôt sous l'obéissance du roi Charles VII, qui y séjourna quelque temps.

L'abbaye, qui avait perdu beaucoup de son importance, fut supprimée au xviii'= siècle par l'évêque

ALLIER

de Clermont et remplacée par un hôpitaL L'église abbatiale (monumonl bistorique) subsiste encore; c'est un bel édifice roman; on y voit la cbàsse de saint Léger, patron de l'ancienne abbaye; c'est une œuvre du xv° siècle, représentant une église; sur les côtés sont les statuettes des douze apôtres, et le cintre est surmonté de figurines représentant des bourreaux brandissant d'un air féroce de terribles coutelas.

Les armes d'Ébreuil sont : de gueules, à la croix écarleUe d'argent et d'azur, couronnée de i /leurs de lis d'or.

On les trouve encore : d'argent, à tme belette de gueules.

Veauce. — Vcaucc, petit village de 200 habitants, situé à 15 kilomètres au nord-ouest de Gannal, sur le petit ruisseau de Veauce, tire toute son importance d'un 1res beau château bâti sur un rocher très élevé, à l'extrémité d'une gorge au fond de laquelle grondent les eaux du ruisseau qui donne son nom à la commune et au château. L'irrégularité de ses constructions, ses tours, les deux belles terrasses qui lui servent de base lui donnent un aspect des plus pittoresques; ce château, dont on fait remonter l'origine à Louis le Débonnaire, se composait d'une enceinte polygonale, reliée par une galerie crénelée avec plusieurs tours, dont la principale servait de donjon, et une double porte à pont-levis, herse, mâchicoulis, etc., etc., à laquelle on n'arrivait que par un chemin très escarpé. De la grande terrasse, au devant du logis principal, on jouit d'une vue admirable sur les environs. Ce beau manoir féodal a successivement appartenu aux familles de Bessoles, de Blain le Loup et de Blot; aujourd'hui, il est en la possession du baron Cadier de Veauce, qui l'a fait restaurer avec autant de goût que d'intelligence, dans le style de la Renaissance. C'est une des curiosités du Bourbonnais.

L'église de Veauce , mise au nombre des monuments historiques, offre un charmant spécimen de l'ar jhitecture romane.

MoNTLCÇON (lat. 46° 20' 27", long. 0° 16' 1" E.).~ Montluçon {Mons Lucinus ou Moiislncio), nœud important et station de chemin de fer, chef-lieu d'un arrondissement communal, situé sur leCher, à 62 kilomètres au sud-ouest de Moulins, avec tribunal de P^ instance, collège communal, et 23,'ilG habitants, faisait autrefois partie du diocèse de

Bourges, du parlement de Paris et de l'intendance de Moulins, et avait élection, châtellenie, bailliage et justice royale.

Cette ville, l'une des plus anciennes du Bourbonnais, et dont on a attribué la fondation à un fils de Constance-Chlore, n'a sans doute pas une aussi éclatante origine; sous les Carlovingicns, elle était le siège d'une seigneurie, qui au x" siècle ap[)nrtenait à Archambault 1°'', sire de Bourbon ; il l'avait reçue en dot de sa femme. Au xi" siècle, MmiiliK^on fut détaché pour former un apanage en faveur de Guillaume I", fils d'Archambault IV, lequel prit le titre de sire de Monlluçon. Cette branche s'étant éteinte au xiu" siècle, cet apanage fit retour au domaine des sires de Bourbon. Les Anglais s'emparèrent de Monlluçon en 1171 et le gardèrent pendant plusieurs années. Philippe-Auguste le rcioiiquit sur eux. Au xiv siècle, les Anglais tentèrent de nouveau d'enlever la ville ; mais ils ne purent y réussir et essuyèrent même sous ses murs une sanglante défaite. Fortifié de bonne heure, Montluçon possédait au xvi« siècle une importante fabrique d'armes blanches ; ce fut une ville de guerre et exposée, comme telle, aux désastres auxquels échappaient les villes ouvertes. Deux fois pendant la guerre de la Praguerio et pendant les guerres de religion,ellefulduremciit rançonnée. Henri IV fit réparer son enceinte, qui tombait en ruine. Ses murs, très épais, flanqués de (]uarante tours, percés de quatre portes, étaient protégés par des fossés plems d'eau. Ces fortifications, détruites aujourd'hui , ont fait place à une promenade. Le château, rebâti par le duc Louis II, qui y mourut, était placé sur un rocher escarpé; il en reste encore une partie qui a été convertie en caserne ; l'esplanade sert de promenade. Dans la ville neuve ou ville basse se trouvent plusieurs grands établissements industriels; dans la ville vieille ou ville haute, quelques rues ont conservé leur antique physionomie : maisons en bois, étages en saillie, pignons aigus, tou-. relies placées aux angles, tout cela fait de Montluçon une ville intéressante pour l'artiste, et dont l'ensemble vu de la campagne présente un caractère original. Les environs sont accidentés, et plusieurs des sites qui l'avoisinent sont célèbres dans le pays.

Parmi les droits féodaux dont jouissaient les seigneurs de Montluçon, il en est deux assez singuliers pour être rapportés ici. L'un d'eux consistait dans une amende prélevée sur les femmes qui battaient

leur mari, et l'on affirme que les seigneurs trouvaient fréquemment roccasion d'augmenter ainsi leurs revenus 1 L'autre est constaté par un acte que nous copions dans l'ouvrage de M. de Joliment, et dont le texte est heureusement en latin; nous nous garderons de le traduire :

« Item in et super filiâ communi sensu, videlicet viriles cognoscenle quoscumque, cognoscente de novo, in villa Montelucii veniente, quatuor denarios semel aut unum bombum (vulgariter un pet), super pontem de castro Montelucii solvendum. » Et l'on voit qu'en 1468 Marguerite, dame de Montluçon, percevait cette étrange redevance.

Outre les restes de son ancien château, Montluçon possède plusieurs églises : celle de Notre-Dame, qui date du xv° siècle ; celle de Saint-Pierre, dont le chœur est roman, et celle de Saint-Paul, qui est moderne; deux anciens couvents; l'un, des ursulines, sert d'hôtel de ville, et l'autre, des bernardines, de collège.

Les armes de Montluçon sont : d'azur, à un château d'argent cotnposé de quatre totcrs, et un donjon co2ivert en pointe et posé sur une montagne d'or. On les trouve encore : de gueules, à une montagne d'or, au chef cousu de sable, chargé d'une lanterne d'argent.

MuuAT. — Murât, à 33 kilomètres à l'est-nordesl de Montluçon, est un village de 833 habitants, l'une des possessions les plus anciennes des premiers seigneurs de Bourbon. Le château, qui datait du xui" siècle, fut dcmautelé après la défection du connétable Charles de Bourbon. Ses ruines couvrent la superficie d'un rocher isolé de toutes parts et baigné par l'Aumance; elles servent depuis deux siècles de carrière aux habitants des environs. Sa principale défense consistait, dit-on, en une épaisse muraille, flanquée de 27 tours cylindriques, qui enveloppait le rocher, et il ne présentait qu'une seule entrée au midi.

Hérisson. — Hérisson, chef-lieu de canton, peup\é de 1,616 habitants, situé à 26 kilomètres au nord de Montluçon, sur la rive droite de l'Aumance, fut une des premières possessions des sires de Bourbon ; mais ce n'est qu'au xni° siècle qu'elle prit quelque importance. Archambault VHI y établit un chapitre de vingt chanoines et de vingt-deux prébendiers qu'il dota richement. Elle était autrefois défendue par un château situé sur un massif

de rochers, formant un pentagone irrégulier, flanqué de huit tours, avec un haut donjon qui dominait au loin la campagne. Ce château fut longtemps la résidence d'Agnès de Bourgogne, femme de Charles P', pendant son veuvage qui dura vingt ans.

La ville était le chef-lieu d'une des dix-sept châtellenies du Bourbonnais ; aussi eut-elle bien à souffrir pendant les guerres contre les Anglais, les guerres de religion, et celle de la Fronde. C'est à la suite de cette dernière que son château fut ruiné.

On cite encore, dans son voisinage, les châteaux du Creux et ses magnifiques jardins, de la Roche, et de Monlchence, et enfin l'emplacement de l'ancienne cité de Cordes, cité romaine ruinée par les Golhs et dont le sol est encore jonché de débris antiques. — Aux environs, carrières de kaolin.

HunuîL. — lluriel, stalion du chemin de fer de Moulins à Limoges, chef-lieu de canton, est situé sur la rive droite du petit ruisseau de la Magière, à 13 kilomètres à l'ouest de Montluçon ; sa population est de 3,020 habitants. Elle dut, au moyen âge, à sa situation sur la route de Bordeaux à Lyon, le triste avantage de servir de lieu d'étape à toutes les armées anglaises ou françaises, catholiques ou protestantes qui guerroyaient dans les environs; aussi fut-elle souvent exposée à leurs ravages et à leurs déprédations. Cette baronnie fut possédée parles De Brosse, les Hurlaut, les Bartillat ; elle fut même érigée en marquisat en faveur de ces derniers.

On y a trouvé des antiquités romaines. Aujourd'hui, elle n'offre aux visiteurs que son église paroissiale, qui date du xi" siècle, et les ruines d'un château fort qui consistait en une enceinte carrée, flanquée de tours aux angles, avec un énorme donjon carré à trois étages, soutenu par de puissants contreforts, construit en granit et dont les murs avaient plus de deux mètres d'épaisseur.

Néris-les-Bains. — Néris(-1^2<(S Neri, Aquce Neerenses), à 7 kilomètres au sud-est de Montluçon, joli bourg de 2,190 habitants, célèbre par ses eaux minérales.

C'était une ville importante sous les Romains, et à laquelle on a attribué pour fondateur Néron; sinistre origine pour une ville de bains, c'est-àdire un lieu de plaisir. Plusieurs voies importantes y aboutissaient, entre autres celle de Bourges à Clermont. Un cirque, dont le dessin est encore très visible, et qui sert aujourd'hui de promenade aux

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baigneurs, des piscines, les restes d'un camp romain, une quantité de ruines, d'objets d'art, de médailles, de fûts de colonnes, de chapiteaux, de frises, d'inscriptions, attestent son ancienne importance. Saccagée sous Constant II, rebâtie par l'empereur Julien, saccagée de nouveau sous Clovis et plus tard par les Normands, Néris n'a pu se relever de ces désastres. Pendant le moyen âge, il en est fait à peine mention. Il semble même que l'emplacement du bourg ait changé ; c'est au nord du bourg actuel que se trouvent sur une colline les ruines cl les antiquités si nombreuses, statues, médailles, mosaïques, qu'on y 'découvre journellement. Mais depuis quelques années la mode, qui règle tout en France, a ramené les baigneurs à ces eaux thermales, abandonnées depuis les Romains. On y a fait des constructions considérables ; on y a élevé des hôtels sompteux et commodes, qui reçoivent chaque année un grand nombre d'habitants de passage. Les sources de Néris sont des sources d'eaux chaudes ; ces eaux fort abondantes alimentent quatre puits. L'une de ces sources jaillit tout à coup au siècle dernier au moment d'un tremblement de terre qui renversa Lisbonne, et qui se fit sentir très vivement dans cette partie de la France. Au milieu du grand bassin, une énorme colonne d'eau s'éleva subitement à une grande hauteur audessus de la surface, entraînant avec elle du gravier et des pierres. Les eaux de Néris, sédatives de leur nature, convienent au traitement des paralysies, des névralgies, des rhumatismes et en général des maladies nerveuses. On les applique en bains, douches et en boissons. Elles sont chaudes et agitées perpétuellement par une sorte de pétillement, comme si elles étaient en état d'ébullition. Le gaz qu'elles dégagent est de l'azote. Leur chaleur varie de 18 degrés centigrades jusqu'à 36° et 40°.

La saison des eaux commence le 20 mai et se termine le 20 octobre. Le nombre des malades qui les fréquentent est annuellement de 500 à 600.

L'église de Néris est très ancienne ; on croit qu'elle remonte au xi» siècle. C'est un monument historique.

CoMMENTRY. — Commcutry, station de la ligne

de Moutluçon à Moulins, chef-lieu de canton

Lsitué à 15 kilomètres au sud-est de Montluçon, sur

lun promontoire d'environ 400 mètres d'altitude qui

llomine le confluent des deux ruisseaux de l'Œil et

lie la Baune, est aujourd'hui un centre industriel très

important. Son bassin houiller produit de 700,000 à 800,000 tonnes par an ; la force des trois couches de houille qui le composent présente un ensemble de plus de 25 mètres d'épaisseur. Il y avait autrefois une importante manufacture de glaces coulées ; elle a fait place à une grande usine métallurgique qui occupe un grand nombre d'ouvriers.

On trouve encore à Commentry une fabrique de coutellerie et d'ustensiles en fonte.

La population de la commune, qui, pour la plus grande partie, est ouvrière, est de 12,978 habitants.

Autrefois, le jour de la Saint-Jean, il se tenait à Commentry une foire où les femmes et les filles des environs venaient échanger leur chevelure contre des foulards, des mouchoirs ou de menus bijoux.

DovET, Bézenet-Montvicq. — La commune de Doyet, station du chemin de fer de Montlugon à Moulins, est reliée par un petit embranchement de 6 kilomètres avec celle de Montvicq-Bézenet. Ces communes, distantes de 16 à 17 kilomètres de Montluçon, présentent une agglomération de plus de 10,000 habitants, pour la plupart occupés à l'exploitation des riches houillères de leur territoire.

Près de Doyet est l'ancien château de la Souche qui appartenait à la maison de Courtais ; le donjon, crénelé et au toit aigu, existe encore.

A Montvicq, on remarque une petite église romane et les vestiges d'une forteresse qui appartenait aux templiers ; elle est bâtie sur un mamelon et entourée de fossés.

Lap.\usse (lat. 46° 14' 58", long. 1° 18' 6" E.). — Lapalisse, qu'il faudrait écrire La Palice, chef-lieu d'un arrondissement communal (le tribunal de 1" instance est à Cusset), est située sur la Bcsbre, à 51 kilomètres au sud-est de Moulins, et près de la ligne de Moulins à Lyon.

Cette ville, qui compte aujourd'hui 2,74G habitants, doit toute sa célébrité au nom qu'elle a donné à l'une des plus vaillantes familles de la noblesse française, et dont une chanson grotesque a conservé le souvenir. Cette famille, originaire du Bigorre, vint, en 1429, s'établir dans le Bourbonnais, où elle acheta pour six mille écus d'or lachntelienie de Lapalisse ou La Palice. C'étaient les Chabannes, que les rois de France regardaient comme alliés de leur maison, et dont plusieurs moururent

vaillamment sur le champ de bataille. Le premier qui s'instnila àLapalissc et en prit le nom commandait l'avaiil-garde sous les ordres de Jeanne Darc lors du sir^^e d'Orléans; il mourut au siège de Castilion, apios avoir tue le fameux capitaine anglais TaJbot.

Deux Cliabannes, Antoine et Jacques, meurent les armes à la main à la bataille de Pavie, en 1525. Jacques, gouverneur et lieutenant général pour le roi en llourbonnais, Auvergne, Forez, etc., maréchal de France, était cité pour sa bravoure comme le digne rival de Bayard. Son corps fut rapporté à Lapalisse et enfermé dans un mausolée que l'incurie des derniers propriétaires a laissé disperser, et dont trois bas-reliefs sont actuellement au musée d'Avignon.

Le château qui appartenait à cette héroïque famille existe encore en partie; il domine la ville. L'intérieur présente de vastes salles dont les moulures et les arabesques légères donnent la date de ce château , construit à l'époque de la Renaissance, à la place d'une antique lorteresse dont la construction était antérieure au xiii'= siècle. A l'une des extrémités de cet édifice se trouve une chapelle gothique dont il ne reste que les murs ; c'était là qu'était renfermé le mausolée du maréchal de La Palice.

Les armes de Lapalisse sont : de sinople, au sautoir d'or. On les trouve encore : de gueules, à cinq pals rétrécis d'argent.

IssicnPENT. — Isserpent, village de 1 ,234 habitants, à 14 kilomètres au sud de Lapalisse.

La petite commune d'isserpent est un point d'arrêt entre la plaine et la montagne ; son territoire est littéralement couvert de vieux châteaux en ruines, et ces ruines indiquent assez qu'elle a dû jouer un certain rôle au moyen âge. Les seigneurs d'isserpent étaient les adversaires des Chabannes de La Palice; souvent môme ils avaient le pas sur eux. C'est ainsi qu'à son retour d'Angleterre, où il était allé se constituer prisonnier en otage pour le roi Jean, le duc Louis de Bourbon fut reçu par toute sa noblesse, et ce fut le seigneur d'isserpent qui complimenta le prince au nom de celte même noblesse. Plusieurs châteaux des environs, tels que ceux de Frété, de Châteauroux et de Montmorillon, relevaient du donjon d'isserpent, dont il reste à peine quelques ruines. Mais aujourd'hui cette petite commune est remarquable par des mines de

fer, de cuivre et de plomb d'une grande richesse. La mine de fer surtout a des filons qui ont donné jusqu'à 83 pour 100. Le sol de cette commune est assez fertile et produit du froment et du seigle.

CussET.— Cusset {Cussetum), à 22 kilomètres au sud-ouest de Lapalisse, petite ville de 6,308 habitants, siège du tribunal de l"'', instance de l'arrondissement, doit son origine à un monastère de filles, fondé en 882 et érigé au xiii» siècle en abbaye de filles nobles. Cette abbaye partageait avec le roi le droit de justice sur la ville qui vint se grouper autour d'elle. Philippe-Auguste, saint Louis, Louis XI lui conférèrent successivement de magnifiques privilèges. Ville royale et relevant directement du roi, son suzerain, elle ne dépendait pas du Bourbonnais. C'est à Cusset que Louis XI, alors dauphin, s'agenouilla et demanda merci à son père Charles VU, contre lequel il s'était révolté. Devenu roi, il ne semble pas que le souvenir de cette pénible scène ait diminué l'affection qu'il avait toujours témoignée à la ville de Cusset. Par son ordonnance de Neuvy-sur-Loire, il dit « qu'il veut élever et dé- » corer ladite ville, qu'il a fait fortifier etremparer » tellement qu'elle est en grande défense ; et fera » ladite ville lesdites fortifications, qui sont par- » faites, qui sont en grande magnificence, en appa- " rence les plus belles murailles et clôtures de » ville de tout son royaume. » Grâce à la protection royale, Cusset devint le siège de deux bailliages; c'était l'une des treize bonnes villes d'Auvergne. Ces murailles, dont Louis XI était si satisfait, avaient douze pieds d'épaisseur, et des fossés pleins d'eau en défendaient l'approche. Quatre portes donnaient entrée dans la ville; chacune était protégée par une tour. L'une de ces quatre tours avait trente toises de haut, et ses murs avaient vingt pieds d'épaisseur, si l'on en croit un historien du xvi° siècle. De ces formidables constructions il ne reste plus que quelques vestiges. Cusset est, en général, une ville moderne, quoiqu'on y trouve encore quelques vieilles maisons assez curieuses; les restes d'un cloître roman et une vieille tour, qui sert de prison. L'église paroissiale, dédiée à saint Saturnin, est de construction récente.

Les armes de Cusset sont : de gueules, au hras dextrc d'argent, sortant d'nnc nue d'argent ombré d'azur, tenant une èpée à lame d'argent et à garde d'or, supportant une couronne franraise fermée d'or.

ALLIER

BussET. — Busset, bourgade de 1.738 habitants, à 13 kilomùtres au sud-ouest de Lapalisse, n'est remarquable que par son château, antique demeure des seigneurs du pays, et dont les restes importants, récemment restaurés, présentent un aspect très pittoresque. La chapelle appartient au style roman. La famille des Bourbon-Busset a eu pour chef Pierre de Bourbon, petit-fils de saint Louis, ce qui fait de cette famille une des branches de la maison royale de Bourbon.

Les armes des Bourbon-Busset sont : d'azur, à trois fleurs de Us d'or, au bâton de gueules péri en bande; au chef de Jérusalem qui est d'argent, à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes de même.

Vichy. — Vichy, petite ville fort ancienne, que l'on a aussi désignée sous le nom de Moutiers-les- Bams, à 4 kilomètres de Cusset (363 kilomètres de Paris), sur la rive droite de l'Allier, que l'on y traverse sur un beau pont suspendu, est en com-

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munication avec Saint-Germain-des-Fossés et les lignes du Bourbonnais par un embranchement de 10 kilomètres ; sa population est de 6,428 habitants. Celte ville était déjà connue sous les Romains par ses eaux thermales et portait le nom A'Aquœ calida. Son existence est constatée sur les anciens itinéraires de l'empire romain. Son ancienneté est démontrée par les antiquités trouvées chaque fois que des fouilles ont été faites sur divers points. Ainsi, dans les terrains que traversent l'avenue Victoria et la rue de la Compagnie, on a trouvé une salle, pavée en ardoise, de 130 mètres carrés de surface, des débris de frises, de corniches, de colonnes, de chapiteaux, quelques statuettes en argile, des monnaies, des fragments de poterie. II en a été de même dans les terrains de l'hôpital militaire où ont été découverts des fragments de peinture, des morceaux de marbre et des tuiles; à rétablissement thermal, dans les substructions du Puits-Carré, des poteries de grès et des ornements de marbre sculpté, évidemment d'origine romaine.

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