CORRÈZE
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Château de Pompadour.
mousin appelé Vellimis. Les comtes de Toulouse et les vicomtes de Comborn furent au nombre des bienfaiteurs de l'abbaye qui, dans la seconde moitié du V siècle, avait atteint un haut degré de prospérité, et dont les possessions s'étendaient à la fois sur le bas Limousin (département de la Corrèze), dont elles occupaient près du tiers, et sur le nord du Quercy (département du Loi), dont l'arrondissement de Gourdon et l'arrondissement de Figeae avaient en grande partie passé dans son domaine. Les abbés de Beaulieu jouirent longtemps de la juridiction seigneuriale, en partage avec les seigneurs de Turenne, dont l'un, en 1296, accorda aux habitants des franchises communales et l'exemption de tous droits aux marchands de Beaulieu qui traversaient la vicomte ; l'humble village était devenu, dès le xu° siècle, par l'agglomération des artisans et des commerçants de toute espèce qu'attirait le voisinage du riche monastère, une ville importante qui, depuis cette époque jus- France ILLUSTRÉE. 192.
qu'en 1789, fut administrée par quatre magistrats municipaux ou consuls. Beaulieu eut à soutenir plusieurs fois, notamment pendant les premiers mois de l'année 1336, le siège de l'armée anglaise ; et elle résista toujours avec autant de succès que de persévérance. Mais lorsque, en 1360, le traité de Brétigny eut cédé le Limousin et les provinces voisines aux Anglais, il lui fallut ouvrir ses portes à ses nouveaux maîtres, qui l'occupèrent jusqu'en 1369. L'abbaye possédait de grands biens ; le prince de Condé et l'amiral de Coligny s'en emparèrent en 1369 ; leurs soldais pillèrent l'église et chassèrent les moines de l'abbaye ; en 1374, nouvelle invasion, mais, celle fois, les moines se retirèrent avec leur abbé, Jean Cepé, au château d'.\stillac. Le vicomte de Turenne s'étant élabU dans l'abbaye deux fois dévastée autorisa les protestants à célébrer leur rit dans l'église. En 1386, le duc de Mayenne, après quelques hostilités, força ces derniers à lui ouvrir les por-