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INDUSTRIES

peur du tuyau T, et y subissent un véritable repassage. L'élotk a déroule du rouleau A pour aller s'enrouler snr le rouleau D.

Les velours de coton et les vdotirs d'Ulrecht reçoivent k l'enveni gomraafîepUis ou moins fort, quo l'on sèche en les Taisaiil cirtd sur une strie de cylindres clmulTés à la vapeur. Les velours d'Ulnt reçoivent quelquefois un dernier apprCl qui a pour but de tracer i dessins en relief îi leur surface. C'est ce qu'on appelle gaufrer\

frapper le velours. Cette opération s'exécute à l'aide de deux cjlintlres dont l'un est en boiâ et appuie sur le second qui est creux et(o cuivre. Le cylindre de cuivre a été gravé à sa surfuce de manière (jnc les dessins que l'on veut reproduire sur le velours soient en creuirt que les intervalles qui les séparent soient on relief; il est chmilK* l'aide de morceaux de bois que l'on fuit brûler à son intérieur et coœmuniqne avec une cheminée par un tnyau de poCle. Supposons main* tenant que, pendant que les dcus cylindres tournent l'un sur l'i

engage entre eux le velours à gaufrer, sa face veloutée étant du i du cylindre de cuivre ; les saillies de ce cylindre vont pénétrer s le velours sans le brûler, et refouleront les houppes du tissu ^ sous l'influence de la chaleur et de la pression , se coucheront le sur l'autre d'une manière définitive. Quant aux parties creuses, B laisseront entrer à leur intérieur les fibres relevées du tissu, qui >iit respectées et reproduiront en relief à la surface de TétofTe les dns gravés en creux sur le cylindre. La figure 290 représente une ;hine où Ton peut gaufrer deux pièces à la fois : elle a deux cylin- § de bois appuyant sur le même cylindre de cuivre par la pression leux vis que Ton voit sur la figure.

jes tissus en soie reçoivent aussi des apprêts destinés à leur don- * du corps et du brillant; les satins unis ou façonnés, les articles à Aates, les fayes, sont gommés sur Tenvors et passés entre des cydres qui exercent sur eux une pression.

Les foulards sont baignés aux apprêts liquides et, en sortant du bain matière gommeuse, passent entre des cylindres qui leur font subir le pression considérable.

Quant aux dessins que Ton remarque à la surface des étoffes désiiéessDUS le nom de moire, on les produit de la manière suivante. il s'agit de faire de la moire française^ c'est-à-dire celle dont les desis sont symétriques par rapport à une ligne médiane qui divise la j[eur du tissu en deux parties égales, on plie rétoffe suivant sa loneur, de manière que les deux moitiés d'une même duite se supersent; puis on la fait passer entre des cylindres; de la pression qu'ils srcent résulte un froissement qui fait briller l'étoffe en certains lots et donne les dessins cherchés. S'il s*agit, au contraire, de faire la moiir^ antique j\e tissu est plié en biais, suivant la chaîne, et passé cylindre. Les dessins ne sont plus symétriques, mais ils ont plus richesse.

FABRICATION DES DHAPS.

Le drap est une étoffe qui tire toutes ses qualités des apprêts qu'il joit; lorsque le tissu destiné à être transformé en drap arrive du JBge, il présente l'aspect d'une toile grossière. Il doit d'abord être P'aissé. Cette opération, qui lui enlève les corps gras de l'enlage, est exécutée par une machine appelée dégraisseuse, qui conte en deux gros cylindres faisant fofictii)n de laminoir et situés auisus d une auge oùse trouve del'eau et de l'argile à foulon. Le tissu, Ht les deux bouts sont cousus ensemble, passe entre les cylindres i, l'entraînant dans leur mouvement, le sortent du bain ilpour l'y

480 INDUSTRIES OU VÈTMIEBÎTET bE lA tOtI,E'I"rE.

replonger ensuite, L'urgiie s'unit qux corps gnis qu'elle abtîorbc rt passage à l'eau débarrusâe l'étofTe de l'argile cliargéed'huile. Après; séchage pratiqué à l'air libre ou dans dos séclioirs clinuds, les piA sont remises aux épinceteuses, qui, armées d'une petite pince nuimi épince, les nettoient de toutes lea impuretés, comme les pailles,! boutons, etc. Ce travail est en géiaral exi^cuté par des lemmf^,^ que l'opéralion du renlmyage, qui vient immédialeraentaprf'seliiu pour but de réparer à la main les dëfectuosités du tissage. Il faut t« dre les fils qui, sV-tant c.issés pendant lo li^sa^e, ne sont pas droil

Fjc. :^l. — Foulngc ifct draps.

cela se fait en saisissant l'evIrcinilL- du fil avec IVpince cl c« I* ( rant ensuite pour le tendre ; il faut réparer le* faux pas, c'i}^t-â'^[i passer des fils là uîi il manque une duite par suilo d'une rupiurvdel trame, tic, etc.

Le drap va ensuite au fovlage. Cette opi^ralion, la plus imporlnnU de toute la falmeatiou, a fioiir but de transformer l'étoffe, qui est Ifcbe, relativement mince et molle, en un tissu serré el Terme, quniqK moelleux; elle s'exécute à r.tide de madiinos appelées foii/ons. Nfflii décrirons l'une do celles qui sunt le plus employées. Ui partie cswlîelic de i'apimreil se compose de deux joues eu bronzi-'/.u die. ?*"i.

FABRICATION DES DBAPS. 481

B l'on peut rapprocher plus ou moins. Le tissu est engagé entre ces a joues, puis saisi par deus cylindres aimés derrière elles et animés m mouvement de rotation. Ces cylindres, appelant l'étoOe, la forit à passer dans un intervalle qui est très-petit, si on le compare à la ^ur qu'elle a. Dans ce passage les fibres se rapprochent, se feu- Dt et le tissu, se irouvant condensé, diminue de largeur. C'est le

Fw. 292. — Lainage ancien du Jrap.

'Ulageen /ardeur. Il doit être accompagné d'un foulage en longueur: dur cela le drap, en sortant des cylindres, s'accumule dans un esacc, ou chambre, d'où il ne pourra sortir qu'à condition de soulever ne porte s'ouvrant de bas en haut et appuyée par un ressort très-fort latre l'ouverture d'issue. Le tissu s'accumuiant dans cette chambre. 1 y être soumis & une pression suivant sa longueur et se foulera en mçueur. Quand celte pression, qui augmente à mesure que l'étoffe it fournie par les cylindres, sera devenue suriisante, la porte se souwera et le drap sortira ; mais, comme elle se refermera bientôt, l'oératioQ recommencera pour les parties qui suivent. Les deux bouts e la pièce ayant été cousus ensemble, le mouvement se continuera

INDUSTltlES nu VÈTEMEST ET DE h\ TOILCTTH.' aussi longtemps qu'il sera nécessaire. Si le foulage se faisait à sw,l« fils s' altérera ient : pour éviter cet inconvénient, la partie inférieint I de la machine est munie d'une ange c c' dans laquelle se trotiTe j l'eau de savon. Lo tissu, passant dans ce liquide, s'y iinprègnedïL^ dissolution, qui facilite le glissement et le ramollissement des fibni L'opération du foulage diminue considérablement les dimensioiHi l'élolTe :pour les draps lisses cette diminution est un tiers enlonj

FIC.-Ï93. — Liiineuse.

et en largeur. Le foulage est appliqué à toutes les étoffes feutrée, comme les couvertures de laine, les molletons, les flanelles, etc. A Sedan, il se fait avant le dL'grai^sag:e.

A la sortie des foutons, le drap est débarrassé du savon par un lavage; puis il passe au Unnage, qui a pour but de relever les filament* froissés par le foulage, de les coucher tous dans le m"

FABRECATION DES DRAPS. 483

l'ils forment à la surface une couche de duvet homogène ret autant que possible les intervalles laissés par le croisement Pour atteindre ce but, on se servait autrefois d'une espèce de )rmëe de chardons que l'on passait sur les draps suspendus imeot (fîg. 282). Aujourd'hui on emploie une machine appelée . La partie principale de cette machine est un cylindre tour- [fig. 'iÔS) dont la surface est formée par des cadres garnis de

Foulon, Bonnetier.

- Chardon! pour le lainage des draps.

g. L'étoffe se déroulant du rouleau R passe sur lui et les aspé- . chardons fontl'efTet d'une brosse qui coucheraitlcs filaments, res 293 et 295 représentent une laineuse et un ouvrier gar- 3e chardons un cadre devant former l'un des côtés. La figure résente les chardons employés en draperie : le plus grand, rapwr, sert à la première passe; le second, nommé bonnetier^ ie généralement pour le tirage à poils à la main ou dans les

I8i INDUSTRIES DU VÊTEMENT ET DE U TOU-EHE.

cadres pour la deuxième passe; le plus petit, ou foulon, est[iliisiiHi; il sert pour les apprêts fins et pour le dernier passage. Quand on veut ob'cnir des étofTos h puil droit comme les drap^^

KiG. âL>5. — Pose des ch«»boM dunt les cadrei. rf,^C^■■^■■

lours, l'opération du lainage est suivie du battage, qui amsi: tendre horizontalement le drap mouillé et à le battre avec des guettes flexibles qui redressent le poil.

Le lainage et le battage exigent que le drop soit mouillé; o

ViG. SJI). — Aiicivii ciseau ù londro le» drapf.

sèche ensuite à l'air OU dans les étuves à air chaud. Pendante chagc il est tendu sur des appareils appelés rames.

Les filaments qu'a couchos la laineuse ne sont pas tous d'égali sueur : il en résulte une irrégularité d'aspect dans le lissu. Po faire disparaître, on tond le drap. Cette opération, qui se prati autrefois à la raain avec des ciseaux (Gg. 29li), s'exécute aujouP

TABIlICATlON DES DRAI'S. iSr.

irdes tnachioes spéciales. Celle qui est le plus géuéralenicnt em-

ojée se compose ossenliellcmenl d'un cylindre C (Dg. 297) armô

le lames d'acier H très-aigu is^es et disposées sur lui en spirale; il «t knimé d'un mouvement rapide de rolation. A une petite dis-

tance de ce cylindre se trouve une lame aiguô et rectiligne L. Parli| mouvement delà machine, le drap D vient passer au contact et aa-l dessous de cette lame fixe, et ses fibres, relevées par une traverse AA située au-dessous de lui, se trouvent prises comme dans une paiieie ciseaux dont l'une des lames (la lame rectiligne) serait fixe et l'autie] (les lames spirales) mobile.

Après le tondage,le drap retourne au lainage : c'est ce qu'on appelle | lui donner une seconde eaUy parce qu'à chaque lainage ildoitêtrel mouillé; les opérations de lainage et de tondage sont répétées d'au- 1 tant plus de fois que le drap doit être plus fin. Certains draps subis-] sent jusqu'à vingt-quatre lainages et vingt-quatre tondages.

Quand le drap est fini, on l'expose simultanément à une forte près-! sion et à l'action de la chaleur ; le duvet se couche et l'étoffe prend le! brillant recherché ; c'est le lustrage. L'excès de brillant donné au lustrage est corrigé par le décatissage^ opération qui consiste à expo-j ser le tissu à l'action de la vapeur d'eau.

Certains draps destinés à la confection des vêtements d'hiver (paletots, pardessus, etc.), doivent avoir leur surface/risée ou onduUe.O^ leur communique cette propriété à l'aide d'une machine où le tisso, après avoir été tiré à poils, passe entre deux plaques Pet Q (fig.2M) animées d'un double mouvement circulaire et rectiligne. La plaque supérieure est recouverte d'une étoffe grossière qui, frottant sur la laine, la frise et Vondule.

On voit combien est longue la fabrication du drap; on peut l'estiiner à deux mois et demi depuis l'entrée de la laine en filature jusqu'àl'achèvement de l'étoffe.

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